Bannière Salon Beige

Partager cet article

France : Politique en France / L'Eglise : L'Eglise en France

Vote : chaque chrétien doit s’interroger en fonction des principes non négociables

Le père Matthieu Rougé, Directeur du Service Pastoral d’Etudes Politiques (et aumônier des parlementaires) écrit :

R"Dans leur message du 3 octobre dernier, les évêques de France ont souligné le sérieux de l’acte de voter : « Un vote ne peut être simplement dicté par l’habitude, par l’appartenance à une classe sociale ou par la poursuite d’intérêts particuliers. Il doit prendre en compte les défis qui se présentent et viser ce qui pourra rendre notre pays plus agréable à vivre et plus humain pour tous ». Suivent une série de points de discernement et des textes de référence pour que chacun puisse se déterminer en conscience (Un vote pour quelle société).

Certains se disent peut-être qu’aucun candidat ne répond pleinement à leurs attentes, en particulier à l’égard des sujets essentiels pour la dignité de toute personne humaine. Les réflexions du Cardinal Vingt-Trois, au début de son livre "Quelle société voulons-nous ?" peuvent les éclairer : « Nous devons soigneusement distinguer ce qui relève de l’impossibilité de conscience et ce qui relève d’un choix encore acceptable, même s’il ne correspond pas totalement à nos convictions, parce que, alors, un bien, même modeste, reste réalisable ou peut être sauvegardé, en tout cas davantage que dans d’autres hypothèses. Il ne s’agit pas de se résigner au moindre mal, mais de promouvoir humblement le meilleur possible, sans illusion ni défaitisme, et simplement avec réalisme ».

Qu’est-ce qui « relève de l’impossibilité de conscience » ? Benoît XVI a eu plusieurs occasions de résumer ce sur quoi il est impossible de transiger :« le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes » (Sacramentum caritatis, 83).

Il y a des chrétiens qui se demandent si l’insistance sur ces thèmes éthiques fondamentaux n’est pas démesurée par rapport à d’autres sujets particulièrement brûlants et concrets : pauvreté, logement, exclusion, justice sociale sous toutes ses formes. L’enseignement de l’Eglise nous aide à percevoir que la remise en cause de la structure fondamentale de la société rendrait la réponse à ces défis économiques et sociaux plus difficile encore.

Les chrétiens, dans leur légitime pluralisme de sensibilités politiques, se doivent de prendre vraiment au sérieux leur responsabilité morale d’électeurs. Il faut que chacun s’interroge avec gravité sur le vote qui respectera et servira le mieux la dignité de la personne humaine, dans sa beauté, sa fragilité, son caractère sacré."

Le Salon Beige est visité chaque jour par plusieurs dizaines de milliers personnes qui veulent participer au combat contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme.

Je ne souhaite pas que le Salon Beige devienne une galerie commerciale avec des publicités voyantes, mais au contraire qu’il reste un outil de combat culturel.

Le Salon Beige est un lieu où chacun trouve les informations et les argumentaires dont il a besoin pour sa réflexion personnelle. C’est un lieu gratuit et une bibliothèque de référence vivante.

Si chaque personne lisant ce message donnait, notre levée de fonds serait achevée en une heure.

Aujourd’hui, je vous remercie de faire un don de 5€, 20€, 50€ ou de tout autre montant à votre portée, afin que le Salon Beige puisse poursuivre son combat.

Merci,

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

Partager cet article

18 commentaires

  1. Et bien voila qui devrait nous inciter à voter contre l’euthanasie, puisque c’est le seul point des PNN qui fasse vraiment la différence.

  2. Le droit à la vie est un droit condition de tous les autres, il est à ce titre le plus fondamental des droits.
    On ne peut le relativiser avec les autres droits, voire avec des questions contingentes à propos desquelle les jugements peuvent légitimement différer.

  3. Le point important est dit (il pourrait être plus explicité): si l’on veut lutter contre la pauvreté, l’exclusion, l’injustice sociale, la première chose à faire est de mettre en oeuvre les 3 points non négociables.
    Si l’on souhaite baffouer ces PNN, alors on va devoir compenser par une politique dispendieuse d’aide les dégats causés. Et le pire est que les mêmes personnes responsables de cette situation sociale calamiteuse se félicitent eux mêmes des aides qu’ils apportent aux plus pauvres, avec l’argent de ce qui souvent ont mis en oeuvre personnellement les PNN !!!!

  4. Monsieur l’Abbé pourait-til, pour éclairer avec pertinence notre réflexion ,nous préciser si le baiser qui tue de Monsieur Chatel, “le baiser de la lune ” et la loi Léonetti qui a introduit l’euthanasie masquée présentée désormais sous le doux vocable de “passive” ,pour seuls exemples, relèvent “d’un choix encore acceptable ?”
    Que pense-t-il également de la pensée profonde ( pour elle en tout cas) de Madame Kosciusko-Morizet exprimée ce matin face à Jean-Claude Bourdin sur BFM:
    “la différence entre l’effort et le sacrifice , c’est que celui-ci commence lorsqu’on n’a plus le choix”
    Est-ce bien de telles “racines” dont nous nous réclamons et pour lesquelles certains d’entre nous sont traités chez nous en dhimmis par ces gens-là ?
    Pour nous assurer réellement , de leurs bonnes intentions, ceux-ci feraient bien de commencer par clarifier leurs convictions respectives pour peu qu’ils en aient , et à partir de là faire le tri entre eux.
    Car l’origine du mal que traverse notre civilisation et en particulier notre pays jusqu’à présent malheureusement indéfectiblement révolutionnaire en pensée, en éducation et en actes , c’est la diffusion, par tant de moyens et de lois injustes, de la violence à tous niveaux: travail, en effet, famille, santé,si tant est que ces mots aient encore droit de conserver leur sens conforme à l’ordre naturel.

  5. Bon c’est clair, on renonce aux PNN et on vote SARKO afin qu’il fasse en 3-4 ans sans débat, états d’âmes et contestation importants à droite ce qu’Hollande fera en dressant contre lui eux qui ne bougeront pas le petit doigt sous SARKO.

  6. pas photo, Sarkozy, pour lui
    Il ne parle pas de FN. Mais on préfère comme ça !

  7. Kosciusko-Morizet ce matin face à Jean-Claude Bourdin sur BFM:
    “la différence entre l’effort et le sacrifice, c’est que celui-ci commence lorsqu’on n’a plus le choix”
    comme le deuxième tour de la présidentielle : c’est donc un sacrifice que de voter Sarkozy !

  8. La légitime défense exigerait que l’on se débarrasse des deux candidats et de leurs soutiens. Mais peut-être ne nous reste-t-il plus qu’a prier pour nos bourreaux ?

  9. Oui, ça sera un sacrifice de voter Sarkozy.

  10. oui, ce sera un sacrifice de voter pour Sarkozy. Et comme d’habitude, ce sont toujours les patriotes qui sont prêts à faire des sacrifices pour leur pays, même quand ils sont méprisés. Car la patrie compte avant tout, même avant notre fierté et notre orgueil.

  11. Pour moi “le vote qui respectera et servira le mieux la dignité de la personne humaine, dans sa beauté, sa fragilité, son caractère sacré” c’est le vote blanc ou le vote nul.
    La loi Veil c’est la droite, la loi Leonetti c’est la droite.
    Nicolas Sarkozy a beau me faire des appels du pied pour avoir mon vote, je ne le crois pas: Nicolas Sarkozy a menti et n’a pas appliqué ses promesses électorales de 2007, je ne vois pas pourquoi il faudrait lui faire confiance à présent sur des choses d’une toute autre importance, c’est-à-dire, la défense de la vie de son commencement à son terme naturel.
    Nicolas Sarkozy n’a pas été digne de confiance sur des petites choses, comment pourrais-je lui faire confiance désormais sur le respect de la vie.

  12. Les Français ont le choix entre un Cobra et un Fer de lance, tous les deux sont à débarrasser en urgence, que la France respire enfin et retrouve sa dignité, sa propreté.

  13. “Qu’est-ce qui « relève de l’impossibilité de conscience » ? Benoît XVI a eu plusieurs occasions de résumer ce sur quoi il est impossible de transiger :« le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle”
    C’est pourtant clair… Sarkozy ne veut pas remettre en cause l’avortement donc il y a impossibilité de conscience. Les points non négociables ne sont pas une option, sinon il faudra porter en conscience le poids des 1 million de vies qui seront sacrifiés durant les 5 ans qui viennent.
    Quand on choisit un candidat, dans un système représentatif comme le nôtre, on lui donne un blanc-seing pour agir comme il l’entend.
    La peste ou le choléra vous tueront tout aussi bien tous les deux…

  14. Par respect des PNN, ne votons pas Sarkozy. Nous aurons Hollande, et les PNN seront ainsi respectés.
    Avec en prime le vote des étrangers.

  15. Mais vous êtes des petits enfants, mes enfants ! Vous croyez toujours aux promesses politiques ? Vous imaginez qu’Hollande va faire tout ce qu’il a dit, et que Sarko ne va pas faire tout ce qu’il n’a pas dit ? Vous vous rêvez, nouveaux Charlemagnes, détenir les clés du destin de la France par votre petit bulletin ? Ne seriez-vous pas un peu naïfs ?
    Ces deux candidats partagent, dans des colorations différentes, la même transgression fondamentale. Les “PPN”, comme vous dites, ils s’en foutent tous les deux comme de leur première trahison, ils n’adoptent que l’attitude politique qui est la plus rentable pour eux, et en changeront autant que de besoin.
    Je vais vous dire ce qui va faire que l’euthanasie sera en place, ou pas, dans notre pays : c’est votre TRAVAIL, dans vos propres talents, et votre propre sphère d’influence.
    Chaque jour, des associations, entreprises, groupes de pression plus ou moins occultes, personnalités, journalistes, intellectuels, instituts de sondage, et une petite part d’élus locaux, travaillent à faire avancer la thématique de la mort. Et quand l’esprit public est persuadé du bien fondé de la chose, la loi passe toute seule, comme un fruit mûr, ou comme une lettre à la poste d’autrefois.
    Rappelez-vous, c’était en mars 2012 à Paris, deux manifs sur l’euthanasie : l’une pro-vie, de l’alliance Vita, 5 à 700 personnes. L’autre de l’ADMD, 2000 personnes. Combien des personnes qui donnent aujourd’hui leur avis étaient présentes à la manif pro-vie ?
    J’aimerai que chaque personne qui donne un avis ici nous dise en quoi, pendant ces 5 dernières années, il a participé personnellement, dans la vraie vie, à la défense des PNN, combien d’heures de travail, de réflexion, ou d’argent il a donné : participation à la vie des assoces provie, financement d’actions, engagement syndical ou associatif, engagement politique, engagement media, manifestation, pétition, activisme divers.
    Pour ce qui me concerne, je peux vous le dire sans modestie : j’ai eu l’occasion de travailler avec une petite équipe, très intensément, sur deux points de la vie publique qui auraient pu (du?) réunir beaucoup de chrétiens. Je peux vous dire que bien peu se sont levés, seulement les éternels combattants, toujours les même (dont le salon beige, d’ailleurs) et que nous devons l’un de nos succès au soutien de notre aile “gauche”, éventuellement anticléricale.
    Et la seconde chose que je voudrais dire, c’est que la défaite n’est pas honteuse, c’est l’absence de travail, qui l’est.

  16. @ Thibault M : tout le monde peut donner son avis, même ceux qui n’ont rien fait et même ceux qui ont milité au Planning, même le “médecin” qui pratique des avortements quotidiennement.
    C’est la liberté d’expression et c’est l’égalité fondamentale des êtres humains. Liberté, égalité, fraternité. Dura lex, sed lex.

  17. à Thibault M,
    combien je comprends votre colère.Mais soyez rassuré votre sacrifice, qui n’est malgré tout pas isolé – la France et le monde sont de grand espaces- ne sera pas vain.

  18. @Denis Merlin : heureusement que tout le monde peut donner son avis ! Vous me permettez toutefois d’accorder plus de considération à un “acteur” qu’à un “parleur”.
    Mais le fond de mon argument n’était pas là, et consistait à dire que la recherche du bien de la France est essentiellement un combat quotidien, et non une démarche quinquennale qui exonérerait des devoirs quotidiens.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services