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Culture de mort : Euthanasie

Vincent Lambert : il n’y a pas d’acharnement thérapeutique

Pierre-Olivier Arduin défend la vie de Vincent Lambert, menacé par un médecin :

"[…] Comme tous les patients
qui se trouvent dans cette situation ou dans un état végétatif qualifié
de persistant, Vincent Lambert respire spontanément, digère
naturellement les aliments, présente toutes les fonctions métaboliques
nécessaires à la vie. Si bien que contrairement à ce que l’on croie, ces
patients ne sont pas en fin de vie
. En raison du mauvais fonctionnement
du réflexe de déglutition, ils ont seulement besoin de bénéficier d’une
assistance nutritionnelle au même titre qu’un nourrisson prématuré par
exemple.

Dans ce cas, l’alimentation et l’hydratation médicalement
assistées ne cherchent pas à traiter une pathologie organique
sous-jacente mais sont utiles pour pallier un problème simplement
mécanique en répondant à un besoin de base de l’organisme
. Le recours à
ce geste permet donc de contourner un défaut de déglutition grâce à une
sonde qui délivre les nutriments directement dans l’estomac.

Il en
résulte que le retrait de cette assistance ne peut qu’aboutir à la mort
par inanition du patient, et ce à plus ou moins brève échéance. La
suspension de l’alimentation ne peut donc être décidée que dans le but
de faire mourir le patient
. Y consentir revient à perpétrer une
euthanasie caractérisée, celle-ci étant définie comme l’acte ou
l’omission pratiquée par un tiers dans l’intention de précipiter le
décès d’un malade.  

On a
beaucoup polémiqué pour savoir si l’alimentation artificielle était un
soin (sous-entendu toujours dû à la personne) ou un traitement
(autrement dit susceptible d’être stoppé). Quand bien même
certains considèreraient cette technique comme un traitement, la loi du
22 avril 2005 et à sa suite, les codes de santé publique et de
déontologie médicale, rappellent que seuls les traitements « inutiles,
disproportionnés et n’ayant d’autre effet que le seul maintien
artificiel de la vie », c’est-à-dire relevant de « l’obstination
déraisonnable », peuvent être interrompus. 

Or,
manifestement, on ne peut en aucun cas parler ici d’acharnement
thérapeutique ou de traitement « disproportionné et inutile » puisque
justement l’alimentation assistée peut être poursuivie longtemps sans
effet secondaire majeur et avec une grande efficacité pour soutenir la
vie du patient dans le coma.
[…]"

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cette émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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7 commentaires

  1. DONC …… il s’agira bien d’un MEURTRE !!!!!!!

  2. Non, “siloe08 | 23 sep 2013 21:27:26”, il s’agirAIT.
    Rejoignez la neuvaine à Marie qui défait les nœuds.
    http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2013/09/prier-pour-empecher-leuthanasie-de.html

  3. Souvenez-vous du cas Terri Schiavo en Floride tuée à petit feu par dénutrition et déshydratation intentionnelles, qui s’est éteinte dans les souffrances, les angoises, les peines et les douleurs le 31 mars 2005, à 42 ans…

  4. Dans le dictionnaire de l’Académie française, la définition de l’euthanasie cadrant le mieux avec le cas de Vincent Lambert est la suivante : “Action destinée à donner la mort à un malade incurable qui demande ou a demandé…”
    Ce n’est manifestement pas le cas. Il pleurait, au cours de la première tentative de mise à mort, en avril dernier, lorsque sa mère venait le voir!
    On est donc bien en face d’un homicide, avec préméditation, ce qui est la définition d’un assassinat.
    Auquel s’ajoutent la lâcheté et l’horreur du procédé : le “médecin” n’a pas le courage d’une piqûre létale, il se contente d’infliger une mort lente.
    Nous sommes tous potentiellement menacés (cf. les écrits — de longue date — de Jacques Attali).
    Saint Maximilien Kolbe, priez pour notre pauvre France!

  5. Il y a aussi une autre chaine de prières lancer par les “serviteurs et priants pour la vie ” une superbe association qui s’occupe des patients en soins palliatifs Et que tous dfoivent connaître tellement leur action est bonne.
    Il s’agit de reciter le chapelet de la divine miséricorde.

  6. La sécu rembourse-t-elle vos courses à l’épicerie ?
    Non. Donc l’alimentation n’est pas un traitement, c’est un soin de base.

  7. On se demande dans ce cas si ce médecin qui ne veut pas laisser “Vincent” partir dans une autre unité médicale située dans un autre établissement que le sien, n’en a pas fait une histoire personnelle située au niveau de son ego. N’aurait-il pas plus de “compassion” pour l’épouse de Vincent que pour son patient lui-même? Cette dame a déjà sans doute des projets pour refaire sa vie sans son mari encombrant.De nos jours ne s’épouse-t-on pas uniquement pour le meilleur et ne se quitte-t-on pas quand la difficulté arrive?
    A moins que ce médecin ne soit un militant pour la cause du déficit de la sécu et qu’il estime que le prix d’un homme est quantifiable en rapport avec sa rentabilité économique qui définirait son droit à vivre…?
    Depuis quand le malade devient-il la propriété du médecin? Sommes-nous chosifiés à ce point?
    Après avoir instauré un droit de mort in utero va-ton, et y sommes-nous déjà?, instaurer un droit de mort pour inutilité de vie? Ou pour conscience pas assez exprimée? ou pour dégénérescence?
    Dans ce monde où ne compte que le progrès que devient celui qui ne progresse plus ou a régressé?
    Comment se fait-il que ce malade ne puisse pas sortir de cet hôpital à la demande de ses parents? Serait-on plus incarcéré dans un hôpital que dans une prison ? (Dont on s’évade semble-t-il facilement…
    D’où le terme de Santé pour nos lieu d’incarcération sans doute?

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