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Pays : Etats-Unis

Victoires peu convaincantes de Mitt Romney

De Christian Daisug dans Présent :

"Imprévisibles, marathoniennes, décevantes : les primaires que le parti républicain a lancées au tout début janvier pour choisir un adversaire au président Obama sont tout cela à la fois et même davantage : elles sont dangereuses. Dangereuses parce qu’elles sont désarticulées et parfois chaotiques. Dangereuses parce qu’aucune personnalité n’en émerge. Dangereuses parce qu’elles s’abiment dans la publicité négative. Pendant ce temps, les démocrates comptent les points et leur champion voit ses chances renforcées de rester à la Maison Blanche. Les votes mardi dernier dans le Michigan et l’Arizona n’ont fait que renforcer cette impression de flou, de décousu. Oh, bien sûr, le système a fonctionné, les urnes furent remplies et le lendemain les quotidiens locaux noircirent leurs colonnes de l’”événement”. Mais après ?

RC’est Mitt Romney, ancien gouverneur, qui a remporté les deux Etats. Victoire timide, incomplète, ambiguë sur Rick Santorum, l’ancien sénateur. Victoire si peu convaincante qu’on a l’impression que les deux concurrents auraient pu échanger leur place sans que rien ne soit bouleversé dans les structures mêmes de cette accablante compétition. Demi-défaite donc pour Romney qui souhaitait se qualifier à l’issue d’un sprint dont la durée n’aurait pas excédé un mois. C’est raté. Demi-défaite dans le Michigan – un champ de bataille beaucoup plus important que l’Arizona – pour deux raisons essentielles avancées par les observateurs. D’abord, Romney est né dans cet Etat du Midwest et son père y fut gouverneur. Avec de tels liens sentimentaux, on attendait un triomphe. De plus, Romney avait remporté très nettement le Michigan dans les primaires de 2008 contre John McCain. Les résultats de mardi accusent une terrible régression.

Seconde raison qui explique cette demi-défaite : avec ses millions de dollars, son armée de conseillers, l’avantage que lui donne sa place de premier dans le peloton, on aurait pu s’attendre à des résultats plus spectaculaires et surtout plus décisifs. Or, il n’en est rien. Ce qui signifie que Romney dérape sur l’électorat traditionnel du parti républicain. Ce qui signifie également que les questions que l’on se pose à son sujet depuis le début restent entières. La principale de ces questions est celle-ci : Romney est-il à 80 % conservateur et à 20 % modéré ou l’inverse ? Beaucoup d’électeurs pensent que c’est l’inverse. Tout le problème réside dans cette incertitude. Une incertitude qui peut se transformer très vite en scepticisme au fil des primaires et permettre à un homme comme Santorum, plus ancré dans ses principes, de jouer les trouble-fête début février au Colorado, dans le Missouri et le Minnesota. Une fête, si l’on peut dire, qui connaitra un de ses moments forts mardi prochain. Ce jour-là, pas moins de dix Etats voteront. On assistera à une succession de duels Romney-Santorum avec, sans doute, une participation plus active de Newt Gingrich, ancien président de la Chambre et Ron Paul, député du Texas, les deux derniers de la bande des quatre, qui ont joué mardi dernier le rôle de pâles figurants."

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1 commentaire

  1. J’aurais préféré les deux dames dont on parlait tant il y a deux ans et qui sont passées je ne sais comment à la trappe.

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