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L'Eglise : Vie de l'Eglise

Vers une généralisation de la communion à genoux?

Cani+ratzi Dans la continuité des propos du cérémoniaire du pape Mgr. Marini en juin 2008, le Cardinal
Antonio Cañizares
, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et
la Discipline des Sacrements, et
Administrateur apostolique de l'Archidiocèse de Tolède a rétabli le banc de communion dans la cathédrale
et a encouragé les fidèles à recevoir la sainte communion à genoux et
sur la langue. Avant de quitter le diocèse pour laisser la place à son successeur Mgr. Braulio Rodríguez jusqu'à
présent archevêque de Valladolid, Mgr Cañizares a accordé une interview
au quotidien espagnol ABC
(traduction du Salon Beige):

ABC: Il ya
quelques jours, vous avez invité les fidèles à recevoir la sainte
communion à genoux. Est-ce que l'Église, en réformant la liturgie
de cette façon, se rapproche de l'homme?

Cardinal
Cañizares: La communion à genoux signifie le respect de Dieu; c'est le
cœur de l'homme qui se prosterne devant Celui qui l'aime jusqu'au bout. Ce sont des signes.
Il ne s'agit pas de changement pour le
changement. Il s'agit de chercher tout le sens et de surmonter la sécularisation de
notre monde.
Un des objectifs de nos congrégations est de réaliser au
cours de ces années une grande campagne de formation liturgique.

François Caussart

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16 commentaires

  1. Tout-à-fait d’accord.
    Mais avant, il faudrait interdire aux simples laïcs de distribuer l’Eucharistie. Vatican II spécifie bien que la distribution de l’Eucharistie par les laïcs doit demeurer EXCEPTIONNELLE !!! Or, je n’ai pas vu une seule paroisse (où l’on célèbre la liturgie sous sa forme ordinaire) où l’Eucharistie est donnée exclusivement par des prêtres.
    Deuxio, il faut interdire aux fidèles de prendre l’Eucharistie dans leurs mains. Dieu se donne. On Le reçoit sur la langue, mais on ne Le prend pas dans la main.
    Enfin, oui, pour montrer sa dévotion, rien de mieux que de se mettre à genoux quand on reçoit le Corps du Christ. La Sainte Hostie n’est pas une confiserie qu’on distribue à tire-la-rigot. Un peu de respect et d’humilité ne font pas de mal.
    Mais hélas, je doute que de telles résolutions – quand bien même seraient-elles édictées par le Pape lui-même – soient respectées dans cette bonne vieille France gallicane…

  2. Ooops… “Petite” erreur : j’ai omis les majuscules :
    Dieu se donne. On Le reçoit sur la langue, mais on ne Le prend pas dans la main.

  3. A quand la communion en rampant servilement devant le prêtre qu’on implorerait de nous transmettre en lui léchant les pieds ?
    Je pense que ce serait là un symbole fort qui redonnerait pour beaucoup un sens à ce sacrement en alliant enfin geste de juste dévotion à respect pour le Divin. A méditer.
    Marie

  4. Marie,
    Je ne crois pas avoir saisi votre propos.
    Pouvez-vous développer ?

  5. La réflexion de Marie n’est pas étonnante…
    N’est t-elle pas le reflet de 40 ans de modernisme dans nos paroisses.
    C’est sûr c’est complètement idiot de manifester des signes de dévotion envers l’eucharistie lorsque l’on est une chrétienne adulte dans sa foi comme Marie…
    Quant à moi je ne cherche qu’à être enfant de Dieu, je n’ai pas honte de me mettre à genoux devant Notre seigneur réellement présent dans l’eucharistie.

  6. Ce que je peux dire, c’est que les messes retransmises publiquement à la télé italienne montrent de plus en plus de communion à la bouche.
    @Marie : C’est devant Dieu, et face à l’Est, d’où il reviendra que l’on s’agenouille, et devant son sacrifice que l’on se prosterne.
    Votre réponse est d’ailleurs emblématique : d’abord vous cherchez à brouiller le débat en insinuant que c’est au prêtre que le fidèle se soumettrait en s’agenouillant, mais vous n’arrivez même pas au bout de votre mensonge. Dans votre seconde phrase, c’est bien devant le sacrement et le divin que vous refusez de vous agenouiller. Quel besoin avez vous de communier, si vous n’êtes pas prête à une génuflexion au Christ , si c’est déjà montrer trop de respect à votre goût ?
    Rappelez-vous ce que dit Paul : celui qui communie, c’est aussi son jugement qu’il mange.

  7. Réponse à la personne qui signe Marie:
    – Le geste symbolique de respect n’est pas “devant” le prêtre; mais pour et devant le Christ.
    – Pourquoi parler de “servilité” avec ressentiment ? Le terme d’humilité est toujours valable; il sert d’ailleurs au Christ à se définir Lui-même.
    – Le sens d’un sacrement (et son efficacité) n’ont rien à voir avec la dévotion et le respect avec lequel on le reçoit. En revanche, bien des communions dans la main s’accompagnent d’une désinvolture gestuelle qui montre que beaucoup de Catholiques ont oublié ce que signifie “sacré” et “transcendance”, et que, de plus, la notion de “Présence réelle” s’est évaporée…
    L’agenouillement est un geste symbolique très ancien qui parle au cœur de tous les hommes (diminution artificielle de la taille en signe de soumission). Il n’est pas l’apanage des rites chrétiens: sous la révolution, à l’Opéra, avant toute représentation, était jouée la Marseillaise, or, elle s’écoutait “religieusement” à genoux ! Lorsque les aviateurs de l’ex-URSS, recevaient leur brevet de pilote, ils mettaient un genou en terre (à ce prix là, le Christ en vaut bien deux!) etc.
    Approfondissons notre Foi, nous ne posons pas devant les hommes, cessons de vouloir passer pour des chrétiens “adultes” qui ce faisant scotomisent l’essentiel “esprit d’enfance”, le seul qui conduise au Père.
    A quoi bon revendiquer d’être debout devant Dieu alors que si souvent, pour faire “comme les autres”, nous nous couchons devant ce monde qui rejette Notre-Seigneur,
    Enfin, combien parmi ceux qui vomissent les “prie-Dieu des punaises de sacristie” ont un secret respect pour l’explicite prosternation des musulmans ?

  8. Il faudrait déjà que les orgnisateurs des cérémonies n’oublient pas de le rappeler lors des messes du Saint Père.
    Pour Pâques, sur la place saint Pierre les pèlerins “attrappaient” ‘hostie avec une seule main parfois.
    Pourquoi ne pas faire comme pour les “pèlés” de la tradition, les chrétiens nombreux, se mettent à genoux même dans la boue ou sur les graviers. Seraient-ils plus respecteux que les pèlerins qui vont vers le Saint-Père ?

  9. Lorsqu’on s’agenouille on signifie que le corps prie lui aussi.

  10. et que devient une toute petite miette sur la main du communiant ?
    Et que dire des hosties trempées par les fidèles eux-mêmes dans le vin consacré ?

  11. Bonjour 🙂
    Contrairement à bon nombre d’entre vous, je n’ai pas trop envie de reprendre Marie, mais plutôt de faire remarquer à Xtophe qu’interdire à tout va, c’est un peu trop militaire pour l’Eglise.
    Il ne faut pas avoir fait math’sup pour comprendre qu’à genoux, l’homme signifie qu’il prie, donc lui interdire de se mettre debout, cela revient à dénaturer sa prière.
    Après, il serait de bon ton que bon nombre d’entre nous sachent faire la part entre les discussions de curés et celles auxquelles nous avons chapître: la responsabilité en incombe aux prêtres, pas à nous, et si il faut que nous souffrions des erreurs, faisons le dans l’obéissance! Je serais ravi de voir chaque assemblée à genoux devant Dieu, mais ce n’est pas pour autant que j’irais donner des leçons aux curés.
    Enfin, un point que j’ai appris voici peu: pour être le corps du christ, l’hostie DOIT avoir les apparences du pain. Ainsi, une poussière d’hostie n’est pas le corps du christ, et donc, il est possible (bien qu’à mon sens non souhaitable) de prendre une hostie dans la main sans répandre le corps du Christ partout.
    J’avais envie de conclure là, mais un point me taraude encore l’esprit: C’est vrai Xtophe que vous trouverez avec difficulté une paroisse ou les laïcs n’aident pas à la communion. Mais trouverez-vous une paroisse “rite extraordinaire” ou il n’y a pas deux, voir trois clercs (quand l’assistance est fournie) pour distribuer la communion? L’Eglise à donc mis en place l’aide possible des fidèles – avec un ordre! – pour la communion. Il convient de demander en tout premier lieux aux clercs présent (les diacres par ex) puis aux hommes dont la moralité n’est pas à mettre en cause, puis aux femmes qui remplissent les mêmes devoirs etc… Cet ordre est rarement respecté, c’est vrai. Mais il existe.
    Vincent

  12. A Vince,
    Ce qu’il faut interdire c’est que les laïcs prennent l’Eucharistie dans leurs mains sales souillées par le péché. Et cela vaut tant pour moi que pour quiconque. Le curé a les doigts consacrés et est seul habilité à accorder la Sainte Communion aux fidèles.
    En la chapelle Saint François à Rennes, où je vais à la messe, notre chapelain est distribue la Communion tout seul.
    L’argument consistant à dire qu’il s’agit là de discussions de curés auxquelles nous n’avons rien à dire n’est pas du tout recevable. Car, voyant le poids des laïcs dans l’Eglise au détriment du curé (et donc de la liturgie), dont certains n’hésitent pas à imposer leurs vues, on peut raisonnablement dire que “aider le curé” n’est visiblement pas la seule motivation. Je pourrais vous donner des exemples personnels d’espèces de coups d’Etat fomentés par des laïcs à l’encontre de leur curé. C’est plus fréquent que l’on ne croit.
    Il y a des exemples emblématiques comme celui de l’Abbé Cheval.
    Mais mon expérience personnelle m’a amené à rencontrer deux curés qui ont eu des problèmes avec leur Evêque à cause de dénonciations calomnieuses de la part de bonnes paroissiennes catholiques (dont une théologienne ! Whouah !), qui – non contentes de se voir refuser des responsabilités auxquelles elles aspiraient – répandaient des mensonges et des attaques à l’encontre de leur curé (du genre : prétendre que le curé célèbre tous les dimanches la messe en latin, alors que ce dernier a en réalité prononcé “Kyrie Eleison” au cours d’UNE messe).
    Je peux aussi évoquer les interdictions faites par des laïcs à des curés de célébrer des enterrements au motif que ce sont eux – laïcs – qui sont en charge de telles cérémonies.
    Et ceterae, et ceterae…
    Conclusion : Moins je vois de laïcs porter main “forte” au curé, mieux je me porte.

  13. Le “retour” de la communion sur la langue et à genoux est une très bonne chose.
    @ Marie : La petite “trinité” chez l’homme : corps, âme et esprit, doit être en harmonie et réaliser dans son être intérieur (l’âme et l’esprit) et dans son aspect extérieur (le corps) l’adoration qui est due à Dieu. Le fidèle, à la Communion, doit manifester son adoration par des signes extérieurs, ici l’agenouillement, visible par les autres personnes ; et l’adoration intérieure par la circoncision du coeur, visible uniquement par Dieu.
    Lorsqu’un patron reçoit dans son bureau un employé et qu’il le fait asseoir, le patron peut se lever et tenir la conversation debout, il signifie par là son pouvoir et sa “domination” sur son subordonné. Dans cette exemple tous le monde trouve cela normal alors que la patron n’est qu’un homme. Mais pour Dieu on trouve toujours une excuse pour ne pas vouloir lui rendre les hommages que la créature doit à son créateur.
    @ Vince : La communion n’est pas une simple prière c’est Dieu qui se donne à nous pour nous donner la vie éternelle. Pour prier debout vous avez d’autres occasions.
    Les poussières d’Hostie comme vous dites sont les “gouttes de sang” de Notre Seigneur Jésus Christ et lorsqu’elles tombent, si petites soient-elles, sont piétinées, balayées et jetées à la poubelle. D’où l’utilité de la table de communion et du petit plateau que l’on nous donne lorsque l’on communie à genoux et sur la langue.
    Vous dites :”mais ce n’est pas pour autant que j’irais donner des leçons aux curés.” lisez le Canon 212 du Code de Droit Canonique :
    Can. 212 – § 1. Les fidèles conscients de leur propre responsabilité sont tenus d’adhérer par obéissance chrétienne à ce que les Pasteurs sacrés, comme représentants du Christ, déclarent en tant que maîtres de la foi ou décident en tant que chefs de l’Église.
    § 2. Les fidèles ont la liberté de faire connaître aux Pasteurs de l’Église leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits.
    § 3. Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l’intégrité de la foi et des moeurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes.
    J’illustre cela par un exemple. Dans certaines messes, le prêtre supprime une lecture (mais pas les chants longs et ennuyeux) or il n’a pas le droit de le faire, je lui ai fait remarquer cela en citant le :
    CONSTITUTION SUR LA SAINTE LITURGIE
    “SACROSANCTUM CONCILIUM”
    a) Normes générales
    22. Modifier la liturgie relève de la hiérarchie
    § 1. Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Église : il appartient au Siège apostolique et, dans les règles du droit, à l’évêque.
    § 2. En vertu du pouvoir donné par le droit, le gouvernement, en matière liturgique, appartient aussi, dans des limites fixées, aux diverses assemblées d’évêques légitimement constituées, compétentes sur un territoire donné.
    § 3. C’est pourquoi absolument personne d’autre, même prêtre, ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.
    Si on ne dénonce pas l’erreur on en devient complice.

  14. “Est-ce que l’Église, en réformant la liturgie de cette façon, se rapproche de l’homme? ”
    Très symptomatique cette question, n’est-ce pas ? La finalité de l’Eglise est-elle de se rapprocher de l’homme ou de rapprocher l’homme de Dieu ? Il me semble plus prudent (a minima !) d’adopter une humble posture dans nos relations avec Dieu !

  15. Et si, en communiant, on pensait à peu à ce qu’on fait !
    Le Christ a fait des miracles eucharistiques pour redonner la foi à ceux qui commençaient à douter de ce qu’ils faisaient n’est-ce pas ?
    Et si on pensait que nous sommes devant le Christ (puisque le prêtre est à Sa place) qui nous communie.
    N’aurions nous pas le désir de tomber à genoux ?
    A tous ceux qui ont des scrupules à s’agenouiller : qu’est-ce qu’une petite marque d’humilité ?
    Jésus n’a-t-il pas accepté des quantités d’humiliations pour nous sauver?
    Et nous, nous serions plus important que le Maître ???
    Pensons aussi à notre “arrivée” au ciel, lorsque nous quitterons cette Terre. N’aurons nous pas envie de nous faire tout petit, petit ? Et notre premier geste ne sera t-il pas de nous mettre à terre (et non au niveau du Seigneur) ?
    Alors commençons donc… Dieu n’attend que cela (nous voir à genoux) pour nous pardonner et nous sauver ?

  16. Mes amis, vivez votre foi. Ce qui était bon autrefois l’est toujours aujourd’hui. C’est par le témoignage que les âmes reviendront vers le Bon Dieu. Alors, communiez avec respect dû au St Sacrement tel que le demande la Sainte Eglise. Si tous mettaient en pratique ce qui est demandé, on ne poserait pas la question de savoir s’il faut communier assis, debout, à genoux…

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