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L'Eglise : L'Eglise en France

Vendée : Mgr Castet va-t-il aussi subir une fronde ?

Mgr Alain Castet, ancien curé de la paroisse Saint-François-Xavier à Paris, a été nommé évêque du diocèse de Luçon en avril dernier, en remplacement de Mgr Santier, nommé à Créteil. Aujourd'hui, il sèmerait l'émoi dans son diocèse pour avoir nommé un laïc, Jean-Baptiste Doat, secrétaire général adjoint de l'évêché.

Le crime de M Doat n'est pas d'être laïc, ni d'être de la famille de l'actuel père abbé de l'abbaye bénédictine de Notre-Dame de Donezan (anciennement Gaussan), mais d'avoir eu des engagements politiques marqués. Agé de 27 ans, il figurait en 7e position sur la liste de Guillaume Peltier, lors des dernières municipales à Tours et a également été le suppléant de Guillaume Peltier, lors des législatives de 2007 en Indre-et-Loire. Il a enfin dirigé le mouvement de jeunesse du Mouvement pour la France. L'évêque assume courageusement :

"J'ai choisi Jean-Baptiste Doat parce que je le connais très bien et qu'il est compétent. Je n'ignore rien de ses anciennes responsabilités politiques ni de ses convictions, mais il a le droit d'avoir ses idées, dans la mesure où elles n'interfèrent pas avec ses missions au service de l'évêché."

Michel Janva

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18 commentaires

  1. Enfin, si des gens arrivent à confondre cette nomination avec les propos de Williamson, c’est que la reductio ad hitlerum fonctionne très bien, prospérant sur le manque de réflexion.
    Il faudrait qu’un prêtre ou un responsable laïc soit gauchisant, peut-être, pour être acceptable…

  2. Il ne fallait pas croire que tous ces nouveaux évêques allaient continuer à “gérer” leur diocèses comme leurs tristes prédécesseurs. La nouvelle génération d’évêque gouverne, et ça change.
    Il va falloir s’y faire messieurs les 68ards.
    […]

  3. Pourtant, c’est plutôt une bonne nouvelle que de voir JB prendre ces fonctions là… Mais peut-être que de voir un jeune s’investir dans l’Eglise, ça fait peur à certains. Prions aussi pour le diocèse de Luçon, dans lequel on aimerait voir germer de nombreuses vocations sacerdotales dormantes ou fuyantes, à cause du découragement procuré par une minorité cléricale.

  4. Précision : je m’adressais aux frondeurs, pas aux auteurs ou lecteurs du Salon Beige. Cela va sans dire, mais au cas d’un lecteur mal réveillé, je le précise.

  5. C’est parfait : cela traduit clairement les motivations politiques, de pouvoir (ou d’avoir également…) qui motivent au fond les oppositions à la hiérarchie catholique.
    A un moment où un autre le trappeur sait que les loups finissent toujours par sortir du bois.

  6. Bravo à Mgr Castet!
    J’imagine facilement qu’après Mgr Santier, ce n’est pas un changement pour ceux qui restent, c’est une révolution.
    A priori, pour reprendre un mot célèbre de son illustre prédécesseur Jean Armand du Plessis, Luçon est toujours l’évêché le plus crotté de France, mais à la différence du 17ème siècle, les crottes ne sont plus sur les chemins!
    Le peuple de géants est mort !

  7. Il ne faut surtout pas oublier non seulement tous les nouveaux évêques de grande valeur, ni également les jeunes prêtres en paroisse (vicaires, ou jeunes curés) qui rament à contre-courant pour “re-catholiciser” les paroisses où ils sont nommés, envers et contre tous les 68arts acharnés, les bobos-bisounours bien-pensant, et aussi cotre les pauvres laïcs déformés depuis 40 ans au moins, et à qui il faudra au moins 20 ans pour redevenirs catholiques. Ces derniers ne sont pas des bourreaux, mais généralement des victimes.
    Don Stéfano

  8. Curieux, ces mêmes personnes qui dans l’Eglise depuis 50 ne jure que par le laïcat et les jeunes, refusent la nomination d’un laïc de 27 ans , sans le connaître, au prétexte de ses idées politiques. Ils aurait peut-être préféré un prêtre âgé syndicaliste.
    Surtout que tous ceux qui connaissent JB Doat, l’apprécient pour ses qualités humaines et spirituelles.

  9. Les chiens aboient la caravane passe. Mgr Castet s’attendait à la réaction… Dès qu’il lève le petit doigt, ça crie!

  10. La génération JPII est là!

  11. Pour l’avoir côtoyé au MPF, je peux dire que Jean-Baptiste DOAT est un homme de valeur.
    J-B aurait été UMP, PS ou MODEM cela n’aurait posé aucun problème !!!
    Toujours cette manie des médias de cataloguer le MPF d’extrême droite.
    Etre contre l’avortement, contre l’euthanasie, être contre le mariage homosexuel, contre l’adoption d’enfant par ces mêmes couples, être contre la destruction de la famille, défendre la dignité de l’homme par le travail et non l’assistanat, penser au bien commun et surtout aux plus fragiles (personnes âgées, handicapés) ne me semblent pas des idées contraires à celles de l’Eglise.
    C’est ce que Philippe de VILLIERS (président du MPF et du Conseil Général de Vendée) a mis en œuvre avec son équipe ces 20 dernières années dans son département. Alors que ceux qui ont fait mieux lui jettent la première pierre !!!
    Apparemment, Mgr CASTET s’attendait à cette réaction : laissons J-B se mettre au travail, prouver son savoir faire et critiquer ensuite si nécessaire.
    Ildiko (MPF22)

  12. Effectivement, étant moi-même vendéen, j’ai très peur de voir apparaître un nouveau mouvement de fronde envers notre cher et nouvel évêque, Mgr Castet ; si vous saviez les réflexions que j’ai pu entendre sur lui parce qu’il porte soutane à l’église, revet l’amict avant l’aube, etc… et cherche à faire évoluer (dans le bon sens cela va sans dire !) les liturgies diocésaines…
    Un signe fort nous avait été donné lors de son ordination épiscopale, mais là encore ce n’avait pas été du goût de tous les curés 68ards qui ont tout fait pour faire partir les jeunes de leurs églises (j’ai 27 ans) ; par exemple, il avait pris soin de corriger la liturgie de son ordination et avait refusé les filles qu’on lui présentait comme servantes d’autel ! En vendée, des dents grincent dans les presbytères…
    Que nos braves curés de 68 considèrent enfin ce qu’ils n’arrêtent pas de crier partout : “l’Eglise a changé !” Oui, l’Eglise change, et nous ne sommes plus en 1970 !!!!!!

  13. Je constate avec tristesse, qu’il ya beaucoup de mépris dans les propos que je viens de lire. La sagesse ne voudrait-elle pas que nous considérions humblement que les prêtres “68ards” qui ont eu le courage et la foi pour rester des serviteurs du Christ et de l’Eglise, méritent un certain respect. Nous sommes aussi héritiers de cette Eglise. Nous devons légitimement nous demander ce qui est bon pour annoncer le Christ aujourd’hui, mais en aucun cas condamner ceux qui ont oeuvrés et oeuvrent encore pour l’Evangélisation. Dans le diocèse de Luçon, ces prêtres sont aimés pour ce qu’ils sont, pas pour ce que nous voudrions qu’ils soient. D’ailleurs n’est ce pas ce que nous a demandé Jean Paul II aux JMJ de Paris : “aimez vos prêtres” ?
    Le diocèse de Luçon reste un des diocèses les plus pratiquants de France, il y a encore des vocations sacerdotales de toutes sensibilités, même si comme ailleurs nous en souhaiterions plus.
    J’ai confiance dans mon nouvel évêque Mgr Castet, comme j’avais confiance dans mon précédent évêque Mgr Santier. Peut-être qu’au lieu de nous cracher les uns sur les autres, nous pourrions prier les uns pour les autres ?
    Pour finir, si comme je le pense, les “crottes” désignent des prêtres, il est bon de rappeler que même si seules les violences physiques contre un clerc sont condamnées par le droit canon, insulter un ou des clerc doit, je pense, rester un péché contre l’Eglise.

  14. Pour ceux qui, dans ces commentaires, manquent singulièrement de charité vis à vis des prêtres du diocèse de Luçon, ils peuvent relire cet extrait de l’homélie du Cardinal Vingt-Trois le 29 juin 2008 à Luçon : “Comme évêque, vous devenez le père commun d’un diocèse qui a son histoire et ses traditions. Vous ne réécrirez pas l’histoire et si vous souhaitez faire évoluer les traditions, comme c’est normal, vous le ferez en bon père de famille, c’est-à-dire sans brutalité, avec le souci de faire progresser et de faire grandir ceux qui vous sont confiés. Vous êtes le père du presbyterium : vos prêtres sont vos collaborateurs les plus précieux. Vous devez devenir leur ami plus que leur patron. Ils sont encore nombreux en Vendée. Prenez le temps de les connaître, de les estimer et enfin de les aimer. Parmi eux, il y a sans doute des vedettes, vous les connaîtrez vite. Mais il y a surtout des prêtres modestes et discrets, les piliers de la vie pastorale. Ceux-là, il faudra aller les chercher pour les connaître et les aimer. Et il en est bien sûr qui sont faibles, blessés ou défaillants. Plus que les autres, ils auront besoin de vous. Ne rêvez jamais d’un presbyterium idéal qui n’existe nulle part. Réjouissez-vous de ce presbyterium et rendez grâce à Dieu qui vous le confie.”
    Ou encore cet extrait “Vous le savez bien, cette mission n’est pas une oeuvre personnelle que vous auriez à réaliser selon vos qualités et vos limites, ni même selon vos idées et vos convictions.”
    Quant à ce qui concerne la nomination d’un laïc à un poste de responsabilité, quel qu’il soit, il faut toujours prendre garde à ce qu’il n’y ait aucune collusion entre l’engagement spirituel et l’engagement politique.

  15. Olivier
    Je suis d’accord avec tout ce que vous dites, mis à part la dernière phrase de vote commentaire. Comment pouvez-vous dire a priori que la nomination d’un laic à ce poste peut entrainer une “collusion entre l’engagement spirituel et l’engagement politique”?
    Je ne savais pas qu’un chrétien ne devait pas avoir d’opinion politique, ou qu’un homme politique ne doit pas avoir de vie spirituelle???
    C’est le grand péché du siècle que de vouloir séculariser la foi tout en l’éliminant de la sphère publique. Votre engagement politique ne signifie pas que vous devez abandonner tout désir de servir le Christ et son Eglise, d’autant plus si c’est l’Eglise qui vous le demande.

  16. Cher anonyme,
    Bien sûr, il est normal et même souhaitable qu’un chrétien puisse s’investir dans la sphère politique. Les exemples ne manquent pas. Bien sûr également, il est juste et nécessaire que des hommes (ou femmes) politiques puissent vivre leur foi et même agir dans l’Eglise. Là encore, les exemples ne manquent pas.
    Ce qui me gêne dans ce cas là, c’est à la fois l’importance de l’engagement politique (peu importe, d’ailleurs, le lieu de l’engagement politique) et l’importance de l’engagement ecclésial.
    Le but de tout engagement ecclésial est de réunir les uns et les autres, de faire grandir l’unité. Avoir un parcours et des convictions trop marqués politiquement (quelques soient les convictions politiques) peut gêner cette unité d’autant plus quand convictions politiques et convictions religieuses sont très marquées et exposées au plus grand nombre. Voilà le risque de collusion qui peut générer un malaise chez le plus grand nombre. L’Histoire ne manquent pas d’exemples qui doivent sincèrement nous faire réfléchir.
    Olivier-Jean

  17. Voici un article “officiel” publié sur le site des JPF, qui met bien en évidence les convictions et le projet de vie de Jean-Baptiste de Doat. Son ambition: “je sais qu’un jour je serai maire ou député…peut-être à Chateauroux”. Le secrétariat de l’évêché de Luçon serait-il un passage obligatoire pour réussir une carrière politique?
    Article des JPF
    A 25 ans, Jean-Baptiste Doat, militant indrien, est chargé de deux postes clés dans la campagne du leader MPF Philippe de Villiers. L’homme qui a changé sa vie.
    Jean-Baptiste Doat, 25 ans, est tombé dans le bain de la politique tout petit. « A la maison, en famille, on en parlait tout le temps, raconte-t-il. Aucun tabou. D’ailleurs, mes parents n’étaient pas forcément d’accord. » A l’âge où d’autres dévorent les séries pour ados et les programmes musicaux, lui ne loupait aucun « Sept sur Sept » d’Anne Sinclair à la télé, regardait les débats politiques, séduit, déjà, par les joutes verbales, la confrontation des idées et des arguments.
    Né en Côte d’Or, au sein d’un milieu rural, membre d’une fratrie de sept enfants, Jean-Baptiste Doat s’est enraciné dans l’Indre depuis 1983, c’est là qu’il a pris sa carte au MPF (Mouvement pour la France) de Philippe de Villiers. Sa rencontre avec l’homme fort de la Vendée, alors qu’il était étudiant en deuxième année de droit, a vraiment été un moment clé pour Jean-Baptiste. Lui qui envisageait de devenir commissaire de police en a vu son existence bouleversée.
    Ce rendez-vous en tête à tête l’a éclairé, dit-il, non seulement sur l’importance de la politique dans la marche concrète du monde mais lui a aussi donné l’opportunité de voyager : ayant obtenu, en 2004, une bourse dans le cadre d’un partenariat entre universités libanaises et vendéennes, Jean-Baptiste Doat a vécu une année très enrichissante au Liban en plein mouvement populaire du « Printemps de Beyrouth ». Là-bas, il a passé une maîtrise de sciences politiques et connu un vrai déclic : « J’ai rencontré des patriotes au bon sens du terme, explique-t-il. Des gens qui aimaient leur pays au point d’être prêts à mourir pour lui à vingt ans. » Désormais, il en est sûr, la politique sera son métier.
    De retour en France, il est nommé coordinateur national des « Jeunes pour la France » par Philippe de Villiers. Au sein de l’équipe de campagne du leader du MPF, Jean-Baptiste Doat est également chargé de deux postes clés : la collecte des signatures de parrainage et les actions militantes (coups médiatiques). Qu’importe les sondages peu favorables à « son » candidat, le jeune militant est animé d’une foi inébranlable dans les idées de son parti « qui finiront par passer ». Jean-Baptiste, lui, ne pose aucune limite à son ambition : « Je sais qu’un jour je serai maire ou député, indique-t-il. Peut-être à Châteauroux… »

  18. Cher Olivier-Jean, comme vous avez raison de dire qu’il faut aimer ses prêtres et qu’ils méritent du respect même avec leurs idées 68ardes… Mais les fidèles ne méritent-ils pas eux aussi le respect ? Pourquoi ai-je entendu des prêtres se moquer des gens de sensibilités plus traditionnelles qui se mettaient à genoux ou faisaient une génuflexion (je le dis d’autant plus que cela ne me concernait pas, puisque je ne le fais pas en paroisse !) ; pourquoi exclure des instances des paroisses ceux qui demandent un temps d’adoration eucharistique ou appartiennent à des groupes de prière ? Pourquoi marginaliser le paroissien qui confessera aimer le grégorien et la belle liturgie ?
    Ne me dîtes pas le contraire de tout cela, je l’ai vécu de trop près ; j’en ai pleuré trop souvent…
    Cordialement

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