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Pays : Chine

Vaste entreprise chinoise d’espionnage en France ?

Vaste entreprise chinoise d’espionnage en France ?

Entre la société chinoise Huawei et les États-Unis, une guerre fait rage. Depuis le 19 mai 2019 et suite à un décret du président Donald Trump, la Maison-Blanche a placé l’entreprise chinoise sur liste noire. Ainsi, aucune entreprise américaine n’a le droit de collaborer avec Huawei. Les sanctions américaines se sont multipliées, l’administration Trump les justifiant par les forts soupçons de collusion entre Huawei et le gouvernement et l’armée de Chine, les logiciels et le matériel de cette société pouvant être utilisés par Pékin à des fins de cyberespionnage ou de sabotage.

Certains ont (encore) estimé que Donald Trump nageait en plein délire.

Or, une note confidentielle du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale [service du Premier ministre] s’inquiète de la hausse des mariages entre des militaires affectés en terre bretonne et de jeunes chinoises venues faire leurs études à de l’Université de Bretagne Occidentale ou à l’École nationale supérieure de techniques avancées [ENSTA]. En outre, quand, sur 30 doctorants d’un laboratoire de recherche d’une grande école d’ingénieurs bretonne, dix sont de Chine et tous issus de l’Institut de technologie de Harbin, administré par une agence gouvernementale qui conçoit et achète tous les systèmes d’armes de l’Armée populaire de libération, il y a de quoi se poser des questions.

La localité de Rosnay, dans l’Indre, accueille l’un des quatre Centres de transmissions [CTM] utilisés par la Marine nationale pour communiquer avec ses sous-marins. Et ses émetteurs à très basses fréquences, qui font partie des plus puissants au monde, semblent intéresser la Chine, comme l’avait souligné le député Sereine Mauborgne, lors d’une audition de l’amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, alors commandant des Forces sous-marines et de la Force océanique stratégique. Certaines implantations à proximité du CTM peuvent être considérées localement comme troublantes, avec la présence d’une université chinoise dans la base militaire jouxtant l’aéroport de Châteauroux, qui devait alors être rejointe par un centre d’entraînement pour les Jeux olympiques. Et Mme Mauborgne avait également cité l’achats de terrains agricoles à proximité, voire en bordure du site de la Marine.

Alors que les autorités françaises l’ont subtilement écarté des réseaux 5G en décourageant les opérateurs télécoms à utiliser ses matériels, l’équipementier chinois Huaweï, accusé d’avoir des liens avec le renseignement chinois, nourrit de grandes ambitions en France. Le 17 décembre, et après avoir inauguré son 6e centre de recherche en octobre dernier, dans le 7e arrondissement de Paris, l’industriel a fait part de son intention d’implanter une usine dédiée aux solutions technologiques de réseaux mobiles à Brumath [Bas-Rhin]. Selon l’industriel chinois, Brumath a été retenu à la faveur de critères clés pour un tel projet industriel : l’emplacement, la superficie et l’extensibilité, le parc industriel et ses infrastructures, l’environnement alentour et la disponibilité foncière.

Sauf que Brumath fait partie de la Communauté d’agglomération de Haguenau, où le 2e Régiment de Hussards, spécialiste du renseignement d’origine humaine a ses quartiers, de même que le 54e Régiment de Transmissions, dont la mission est de collecter du renseignement d’origine électromagnétique et de mener des actions de guerre électronique, ainsi que le 28e Groupe géographique qui recueille et exploite l’information géographique. Et, à une quarantaine de kilomètres de là, à Mutzig, on trouve le 44e Régiment de Transmissions, également spécialiste de la guerre électronique et du renseignement électromagnétique, ainsi qu’un site de la DGSE. Et Brumath n’est qu’à une petite vingtaine de minutes de Strasbourg, où est installé le Commandement du renseignement de l’armée de Terre et le Centre de formation interarmées au renseignement de la Direction du renseignement militaire.

Il a donc fallu que Huawei choisisse l’un des secteurs qui concentre le plus d’unités militaires – qui plus est sensibles – au kilomètre-carré…

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5 commentaires

  1. Qui peut croire que la Chine qui espionne les faits et gestes de chacun de ses citoyens n’en fait pas autant chez nous. La 3ème guerre mondiale est informatique et technologique !

    Tik Tok est très populaire pour ces fonctions amusantes mais derrière ces fonctions se cache un autre monde bien moins glorieux.
    Ce logiciel collecte toutes vos données, comptes bancaires, mots de passe, emails, et encore plein d’autres
    choses qui vont vous surprendre. En plus, de sa censure autoritaire et de son union avec George Soros, vous
    allez très vite comprendre l’intérêt de cette application pour recruter des espions un peu partout dans le
    monde. C’est pour cette raison que beaucoup de pays l’ont totalement interdit pour leur sécurité nationale. Partagez, il en va de notre sécurité à tous.
    https://odysee.com/@Vivresainement:f/danger-tik-tok-soros-l-espion-chinois-qui-collecte-toutes-vos-donnees:7

    • Merci Duport !
      Macron in fine : “Aujourd’hui, quelques dizaines de personnes sont en train de faire tomber un pays et son peuple”. Double langage !

  2. Sur l’implantation des Chinois : au Texas, les Chinois (sans doute par hommes de paille ou fondations) viennent d’acheter un terrain de 130,000 acres, soit 525 km² ! Juste à coté d’une base militaire ! Mais c’est certainement du complotisme …

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