Vaclav Klaus : contre Lisbonne pour protéger la démocratie

A 10 jours de la présidence du Conseil de l’Union par la République tchèque, Ladislav Jakl, conseiller du président tchèque Vaclav Klaus, déclare :

L "[L]e président Klaus n’est sceptique dans aucun des champs de son activité. C’est un homme optimiste, mais réaliste. Il n’y a pas de naïveté chez lui. Nous faisons partie de la civilisation européenne. Mais le président parle souvent de l’Union européenne comme d’une organisation ayant le double visage de Janus. Un de ces visages est ouvert à la coopération et à la disparition des frontières. C’est la face souriante. Mais il y en a une autre, surtout depuis le traité de Maastricht, marquée par une volonté d’unification, de centralisation. Vaclav Klaus a toujours soutenu la première tendance et combattu la seconde. […]

Soutenir la souveraineté des États, c’est soutenir la liberté des personnes. C’est seulement dans le cadre d’un État ayant une Constitution ancienne, et bien établie, que la liberté d’une personne est garantie, et non pas au niveau d’une organisation internationale à tendance fédérale.

Nous sommes contre [le traité de Lisbonne], car il est le plus grand pas, depuis Maastricht, en direction d’une Europe comme super-État fédéral. Cela n’a rien à voir avec du nationalisme. C’est une question de démocratie. Dans quelles mains celle-ci est-elle la mieux garantie ? Au niveau d’une organisation internationale devenue un quasi-État sans contre-pouvoir ? Ou bien d’un État parlementaire classique ? C’est vrai que l’État est un cadre trop petit pour aborder certaines questions globales. Mais il reste le cadre démocratique par excellence. […] Vaclav Klaus n’a pas de grandes ambitions pour exploiter cette présidence. Il s’agit surtout, à nos yeux, d’un travail administratif et logistique. La présidence tournante de l’Union européenne ne donne pas au pays qui l’exerce de rôle politique."

MJ

4 réflexions au sujet de « Vaclav Klaus : contre Lisbonne pour protéger la démocratie »

  1. tite

    Sagesse, lucidité et réalisme, tout y est. Certains feraient bien (ou auraient bien fait) de s’inspirer de cet état d’esprit.
    Apparemment les petits Etats et leurs dirigeants sont plus enclins à l’humilité (pour le bonheur de leur peuple et non celui de leur ego)que d’autres.

  2. Journé Nicolas

    A Tite, je ne suis pas certain qu’il faille tirer une règle générale de ce que vous dîtes sur l’humilté des chefs d’état, (cf le Luxembourg, non pas le Duc, mais les autres premiers ministres..!) mais il est certain que nous avons nous un chef d’état des plus prétentieux que la terre ait jamais portée, et par là même un des plus dangereux car il remet en cause, dans le cadre de sa vie désordonnée, les fondements de ce qui fait la société depuis toujours!

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