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France : Politique en France

Unité du mouvement national, unité française et Ancien Régime

Lu sur le blog de Bernard Antony :

"(…) les responsables de partis, mouvements et associations qui comptent au sein de la famille nationale devraient pouvoir un jour se concerter et envisager une intelligente confédération des droites autonomes permettant les nécessaires accords électoraux dans le cadre de l’actuel système politique, ô combien imparfait. Avant d’envisager mieux…

Pour ce qui est de "l’Ancien Régime", (…) il englobe sous ce vocable les différents régimes de royauté depuis le 5ème siècle jusqu’au 19ème (…) je considère volontiers les avantages de la monarchie quant à l’indépendance et la continuité de l’Etat.
Mais de grâce que l’on n’idéalise pas mensongèrement le passé pour noircir notre présent
(qui certes n’en a pas besoin !). Seuls les ignorants ou les vendeurs d’illusion peuvent raconter l’histoire d’une idéale et durable unité de "l’Ancien Régime".
Ne parlons même pas de la féodalité qui eut le mérite de sauver le lien social mais que caractérisaient les rivalités et guerres entre les détenteurs des possessions enchevêtrées. Et ce furent notamment, avant Jeanne d’Arc les guerres de cent ans et celles des Armagnacs et des Bourguignons.
Et puis vinrent les guerres de religion accompagnées des immenses et irréparables destructions de notre patrimoine architectural religieux par les Huguenots. Et puis ce furent encore les calamités de la Fronde.
Et ne s’interrompirent guère les rivalités politico-religieuses (affaire du jansénisme), ni les luttes des coteries et des influences étrangères (espagnole, anglaise) ou les ambitions des Parlements.
Et finalement la révolution éclata alors que, faute de réforme salvatrice pour la contenir, elle avait déjà beaucoup gagné dans les esprits.
Il s’agit donc aujourd’hui de ne pas nous laisser aller à une inutile nostalgie passéiste ni à un désespoir total sur le présent (…)"

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4 commentaires

  1. Si j’ai bien compris, l’Ancien Régime a le vent en poupe pour être tant dénigré aujourd’hui…
    Ça commence à sentir le sapin pour la république.
    Pour répondre au blog, personne n’idéalise l’Ancien Régime : c’est juste que le principe monarchique est le plus adapté au catholique : personne de sensée ne peut le nier. Le principe royal est contenu dans la royauté du Christ. Elle en est une juste émanation.
    Il faut évidemment adapter le régime monarchique au système moderne du XXIe siècle : cela a été commencé par La Tour du Pin dans sa doctrine sociale de l’Église. Il suffit de très légèrement l’actualiser.

  2. Bien évidemment l’Ancien Régime ne mérite ni l’idolatrie, ni la diffamation (comme la pratique la télévision d’Etat avec ses films “historiques”). La civilisation d’Ancien Régime a atteint des sommets, mais il n’en restait pas moins des zones d’ombre. Pour les sommets songeons, à titre d’exemple, que Paris n’a jamais été envahi, qu’au dire d’Olympe de Gouge les femmes étaient respectée et qu’au Moyen âge, comme le faisait observer Régine Pernoud, la France aurait passé deux cent cinquante ans sans interruption, sans aucune guerre. La République ne peut en dire autant.

  3. Certes l’Ancien Régime a eu ses tâches et certaines périodes post révolutionnaires leurs grandeurs. Mais les tâches de l’ancien Régime tiennent à la faiblesse des hommes, tandis que les désastres de la démocratie (une guerre ou une invasion tous les 25 ans environ, plus la décadence) tiennent à ses principes qui installent le conflit au cœur de l’Etat et entretiennent l’opposition stérile et suicidaire entre la « droite » et la « gauche ». C’est toute la différence !

  4. Sur le texte de Bernard Antony:
    “les responsables de partis, mouvements et associations qui comptent au sein de la famille nationale devraient pouvoir un jour se concerter et envisager une intelligente confédération des droites autonomes permettant les nécessaires accords électoraux dans le cadre de l’actuel système politique, ô combien imparfait. Avant d’envisager mieux…”
    Passons sur la classique arlésienne de la “droite nationale”, faite pour ceux qui croient à la loi du nombre et à la valeur intrinsèque de la démocratie libérale…
    “Pour ce qui est de “l’Ancien Régime”, (…) il englobe sous ce vocable les différents régimes de royauté depuis le 5ème siècle jusqu’au 19ème (…) je considère volontiers les avantages de la monarchie quant à l’indépendance et la continuité de l’Etat.”
    Cela, en effet, saute aux yeux! Après, cela peut être utile d’en tenir compte pour aujourd’hui…
    “Mais de grâce que l’on n’idéalise pas mensongèrement le passé pour noircir notre présent (qui certes n’en a pas besoin !). Seuls les ignorants ou les vendeurs d’illusion peuvent raconter l’histoire d’une idéale et durable unité de “l’Ancien Régime”.
    Le passé n’a nullement besoin d’être idéalisé: l’idéale et durable unité de la monarchie capétienne réside dans l’accomplissement du bien commun: quinze siècles d’exemples sont là, par delà les importantes transformations de la société. Seuls les ignorants ou les vendeurs d’illusion, s’appuyant sur des principes et des conclusions du XIX°s. révolutionnaire, peuvent nier que seul la monarchie traditionnelle, dans ses purs principes, est capable d’assurer le bien commun en France.
    “Ne parlons même pas de la féodalité qui eut le mérite de sauver le lien social mais que caractérisaient les rivalités et guerres entre les détenteurs des possessions enchevêtrées. Et ce furent notamment, avant Jeanne d’Arc les guerres de cent ans et celles des Armagnacs et des Bourguignons.
    Et puis vinrent les guerres de religion accompagnées des immenses et irréparables destructions de notre patrimoine architectural religieux par les Huguenots. Et puis ce furent encore les calamités de la Fronde.
    Et ne s’interrompirent guère les rivalités politico-religieuses (affaire du jansénisme), ni les luttes des coteries et des influences étrangères (espagnole, anglaise) ou les ambitions des Parlements.
    Et finalement la révolution éclata alors que, faute de réforme salvatrice pour la contenir, elle avait déjà beaucoup gagné dans les esprits.”
    L’Histoire de la monarchie française selon Bernard Antony, résumée aux guerres et égoïsmes, n’a franchement pas le mérite de l’objectivité… Il oublie simplement de parler de la vie quotidienne des peuples de France, des métiers sagement réglés, des libertés des corps intermédiaires, du développement des oeuvres religieuses, etc… Tout cela doit donc être compté pour rien?
    Entendons-nous bien: la monarchie traditionnelle n’est pas l’antidote au péché originel; mais elle est incontestablement ce que nous pouvons espérer de mieux. Sauf pour ceux qui trient à dessein les faits, et qui pensent être meilleurs que leurs prédécesseurs…
    “Il s’agit donc aujourd’hui de ne pas nous laisser aller à une inutile nostalgie passéiste ni à un désespoir total sur le présent (…)”
    Il s’agit surtout de voir les principes de la politique tels qu’ils sont, par l’étude: est-ce si difficile, pour des catholiques, de penser que ce qui était bon hier l’est aujourd’hui et le sera demain, si inconcevable d’accepter une règle intangible?
    Gare à la tentation de repartir à zéro, au mépris de l’expérience, et aux sirènes de ceux qui, curieusement, appellent à la survie du Système.
    A PK,
    “Pour répondre au blog, personne n’idéalise l’Ancien Régime : c’est juste que le principe monarchique est le plus adapté au catholique : personne de sensée ne peut le nier. Le principe royal est contenu dans la royauté du Christ. Elle en est une juste émanation.”
    Absolument, j’ajouterais simplement, à la suite de St Thomas, que la monarchie est le régime le plus adapté à l’homme.
    “Il faut évidemment adapter le régime monarchique au système moderne du XXIe siècle : cela a été commencé par La Tour du Pin dans sa doctrine sociale de l’Église. Il suffit de très légèrement l’actualiser.”
    Attention à ce que l’on entend par “système moderne du XXIe siècle”! Sinon, il est bien sûr absurde de calquer l’état social de telle ou telle époque: la force de la monarchie capétienne est précisément de s’adapter aux circonstances tout en gardant la fermeté la plus absolue sur les principes, car ce sont eux qui assurent le bien commun.
    A Denis Merlin,
    “La civilisation d’Ancien Régime a atteint des sommets, mais il n’en restait pas moins des zones d’ombre.”
    Nous n’avons pas peur de le reconnaître, précisément parce que nous tenons compte des limites humaines. Mais, assurément, c’est l’institution qui permet de limiter les dégâts, et vos exemples sont pertinents dans ce sens.
    A Vu de Marcq,
    “Certes l’Ancien Régime a eu ses tâches et certaines périodes post révolutionnaires leurs grandeurs. Mais les tâches de l’ancien Régime tiennent à la faiblesse des hommes, tandis que les désastres de la démocratie (une guerre ou une invasion tous les 25 ans environ, plus la décadence) tiennent à ses principes qui installent le conflit au cœur de l’Etat et entretiennent l’opposition stérile et suicidaire entre la « droite » et la « gauche ». C’est toute la différence !
    Le bon sens semble être la chose du monde la mieux partagée… sur le Salon Beige!

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