Une seconde salle de shoot à Strasbourg

Une deuxième « salle de shoot » pourrait voir le jour à Strasbourg. Le projet est porté par l’exécutif municipal, mais les crédits d’État pour cette expérimentation, au moins 500 000€ par an, n’ont pas encore été trouvés.
Car il faut payer les seringues et le personnel. Danièle Bader-Ledit, directrice d’Ithaque, explique les raisons de l’engagement de son association :

« Nous sommes présents avant, après, mais pas pendant la consommation de drogues. Or c’est pour certains toxicomanes le moment où ils ont le plus besoin d’aide, le moment où ils prennent le plus de risques. Ils nous décrivent eux mêmes, l’angoisse qu’ils vivent au moment de s’injecter une substance, dans quel état vont-ils se réveiller, vont-ils seulement se réveiller ? »

Le projet prévoit un lieu ouvert 365 jours par an. Les personnes seront accueillies par des travailleurs sociaux, avec lesquelles elles auront un entretien. Ensuite, les personnes toxicomanes montreront les substances qu’ils ont l’intention de consommer. Puis elle se dirigeront vers l’un des espace dédié. Le projet prévoit 8 postes d’injection, 2 pour le «snif» et 4 pour l’inhalation. Il y aura également un médecin en permanence dans la structure, pour rattraper une éventuelle overdose.

Le maire PS Roland Ries est favorable à ce projet. Ancienne maire de Strasbourg et toujours candidate au mandat, Fabienne Keller, sénatrice UMP, n’y est pas opposée non plus. En revanche, Jean-Emmanuel Robert, autre candidat UMP, y est opposé à cause du «périmètre de sanctuarisation que ces lieux génèrent». 

20 réflexions au sujet de « Une seconde salle de shoot à Strasbourg »

  1. Étienne

    Merci M. Robert, vous au moins défendez un peu ce que pense les citoyens (Keller n’est pas venue manifester le 2 février contre le projet Taubira, vous au moins vous étiez là).
    J’espère que vous trouverez votre place dans le ring à droite pour les municipales à Strasbourg (Loos vs Keller vs? Grossmann).

  2. deruda

    Je me demande si ils vont créer des salles pour toutes les déficiences mentales.
    A quand une salle pour zoophiles ? pour sado-maso? etc…
    Ce n’est plus des choix politiques, c’est des choix de civilisations, et là le nivellement par le bas voire le très bas est en marche. Espérons que le Très Haut nous sorte de là.

  3. jejomau

    Voilà un travail pour Ségolène ! Les service sociaux homosocialos de Strasbourg pourraient l’embaucher pour seconder les shootés à s’envoyer la mort dans le sang. Elle tiendrait la seringue et “pshiiiit”… Elle remplirait son rôle de socialiste à la perfection !!!

  4. agp

    “Il y aura également un médecin en permanence dans la structure, pour rattraper une éventuelle overdose”
    Mais on marche sur la tête… Ne pourrait il pas y avoir une armée de psychiatres pour les aider à sortir du cercle vicieux de la drogue ??
    “Ils nous décrivent eux mêmes, l’angoisse qu’ils vivent au moment de s’injecter une substance”
    Comme c’est étonnant !! Et donc ils veulent rester a côté des toxicomanes en leur tenant la main “ne t’inquiète pas, tout va bien se passer, tu vas juste être shooté mais tu vas t’en remettre”…ou pas…

  5. saffroy

    Voilà une idée progressiste après tout. C’est toujours en montrant l’absurdité des fausses solutions qu’on est le plus démonstratif; et en menant jusqu’à leurs conséquences logiques extrêmes les idées néfastes on en découvre toujours la nuisance cachée.

  6. Jidehene

    Ce qui m’étonne, c’est que personne ne pose la question d’où vient l’argent qui permet d’acheter la drogue. Il est reconnu que ces drogués sont souvent auteurs de vols,parfois avec violence, et cambriolages…De facto la collectivité devient complice du recel.
    Et une fois de plus ce sont les vrais victimes qui sont oubliées et subissent plusieurs peines : physique,morale, matériel,pécuniaire
    D’une part les blessures, au 2 sens du termes, et la perte des biens entrainent aussi un surcout : franchise , police d’assurance, soins non remboursés. L’honnêteté est bien mâle récompensée dans ce pays.

  7. saffroy

    Anthony
    Coutret
    >
    Chercheur en Histoire & Sciences politiques.
    > Il était une fois une histoire charmante d’austères juristes et d’étudiants paniqués, une histoire que bien des gens passés par les bancs des universités se remémorent avec douleur : l’apprentissage de la notion d’État de droit. Autant, en effet, de définitions que de correcteurs de copies d’examen. Mais tout cela relève du passé : eh oui, l’État de droit est mort, et ce sont nos gouvernants qui l’ont tué !
    > Les derniers clous de son cercueil ? Le rapport Tuot, dont on a si peu parlé, sur l’immigration. Il préconise la reconnaissance par l’État de son incapacité à faire respecter le droit et, par conséquent, de récompenser ces ingénieux hommes et femmes dont la capacité à jouer au chat et à la souris avec la police constituera indéniablement un apport fondamental à notre société. Même logique avec les « salles de shoot » : l’État ne peut faire respecter sa législation. Encadrons donc la transgression. Idem avec le « mariage pour tous » et cet argument seriné par la majorité : « Ces familles sont déjà là, elles existent ! » Là encore, à défaut de pourvoir faire respecter la loi, on légalise.
    > Devant un tel florilège d’abdication de la puissance publique, on est en droit de craindre le pire à l’avenir. On voit déjà venir les coups suivants : « La PMA est légale à l’étranger, la GPA aussi, on ne peut rien y faire, légalisons ! » Ce n’est plus le droit qui conditionne le fait, mais le fait qui conditionne le droit ! Ce n’est plus à l’individu de respecter la loi mais l’inverse !
    > Loin de moi l’idée de ne brocarder que la majorité socialiste pour ce meurtre avec préméditation. Chacun se souvient des « lois faits-divers » de Sarkozy, où déjà, en matière pénale, le droit courait derrière la société.
    > L’État de droit protégeait de l’arbitraire institutionnel. Il est mort du fait de l’arbitraire de l’individu. Étonnant paradoxe ! Bienvenue donc dans l’ère de l’État de fait, où désirs et pulsions peuvent inspirer le législateur en lieu et place du bien commun. Au pays du président normal, il n’y a plus de norme.
    Anthony Coutret, le 19 février 2013

  8. myriam

    Elimination du peuple de France par tous les moyens, occupation des cervelets par des imbécilités, du pain, du vin tout le monde est heureux.
    CHERCHONS politiciens européens honnêtes…
    1 avortement = meurtre
    euthanasie = crime contre l’humanité(ce matin capital annoncé qu’il n’y a plus de jeunes en europe…)
    Drogue = suicide organisé par l’état
    Aveugle n’est pas un mal voyant
    Sourd n’est pas un mal entendant et la liste
    est longue…

  9. Zorro

    Comment ??!!! Les salles de shoot font des petits en province ?!!!! Et ben moi je demande l’ouverture de maisons close !!!! Je veux l’égalité ! Louer son utérus ou louer son vagin, quelle différence ???!!!! C’est du grand n’importe quoi !!!

  10. Claribelle

    Voilà encore une décision qui va à l’encontre de ce que veulent les électeurs.
    Cette salle de shoot supplémentaire demande de l’argent (en même temps qu’on multiplie les taxes au lieu de baisser les dépenses), mobilise des soignants (quand on en manque dans les hôpitaux) et crée de l’insécurité (réelle ou ressentie) pour les riverains… sans pour autant aider les drogués (on se contente de leur filer des seringues propres et de leur tenir la main !!!).
    A croire que les “politiques” ont eux-mêmes sniffé quelque chose de pas très catholique !

  11. TPSG

    avant ceux qui ne respectais pas la loi étais sanctionner maintenant ils sont encourager !
    l’état devrais investir plutôt dans la moral et dans la responsabilisation ( gros mot en langage politiquement correcte) des parent pour qu’ils éduque réellement leur enfants !

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