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France : Politique en France / France : Société

Une élue refuse de rendre hommage aux soldats français morts en Afghanistan

3ème rima Cette affaire remonte au 16 octobre dernier à Vannes lorsque le conseil municipal, majorité et opposition, décide d'observer de manière unanime une minute de silence en hommage aux cinq soldats du 3ème Régiment d'Infanterie de Marine tués en Afghanistan. Avec cinq morts en quelques semaines, le 3ème RIMa venait de payer un lourd tribut et la garnison entière s'en était émue.

Et voilà qu'une élue du conseil municipal, Nadia Morel, toute honte bue, refuse et reste ostensiblement assise sur son siège. Perdant tout repère, mettant en avant son pacifisme et refusant d'admettre que ces jeunes Français s'étaient sacrifiés pour un intérêt supérieur à celui de leur propre vie, elle déclare :

"A titre privé, j'ai de la peine pour les familles des victimes. C'est une chose terrible que la mort de ces soldats. D'un autre côté, c'est un métier qu'ils ont choisi. Je suis personnellement pacifiste. Je respecte le fait que des gens puissent avoir une attitude différente de la mienne. Mais je n'adhère pas à la minute de silence qui s'est déroulée lors du conseil municipal. Tous les jours, il y a des gens qui meurent à Vannes. On ne fait pas de minute de silence pour autant."

Trois associations d'anciens combattants, l'Association de soutien à l'armée française (ASAF), le Cercle des associations morbihannaises pour la défense des valeurs d'anciens combattants et de l'armée française (Ceras) et le Souvenir français ont immédiatement fait part de leur indignation et l' Association Nationale de Soutien à nos Soldats en Opération (ANSSO) a mis en ligne une pétition :

"On peut ne pas être en accord avec la décision gouvernementale d'intervenir dans ce conflit, mais dans ces circonstances dramatiques, la solidarité nationale doit se manifester. Les familles des défunts, les camarades de ce glorieux régiment méritent notre soutien, notre respect, non pas l'indifférence voire le mépris. Nous tenons à faire part de notre indignation et de notre écoeurement vis-à-vis de cette attitude." 

Nous ne pouvons que nous associer à ces associations d'anciens combattants devant cette attitude indigne d'un élu de la France. Espérons que le ministre de la défense, si prompt à défendre le droit des homosexuels à adopter, et le secrétaire d'état aux anciens combattants, si prompt à autoriser ses agents municipaux de confession musulmane à bénéficier d'un jour de congé supplémentaire, sauront faire de même. Ce serait pleinement dans leurs attributions !

Vous souhaitez que votre patrimoine serve à défendre vos convictions, plutôt qu'être dilapidé par un Etat prédateur et dispendieux ?

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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3 commentaires

  1. Ce n’est pas si simple.
    Tout d’abord, il est clair qu’un Français a le devoir, et doit montrer sa volonté, de soutenir son pays, si nécessaire au travers de son armée, et de son sacrifice. Il n’y a pas d’exception. Et dans ce cas précis, refuser de rendre hommage à nos morts lors d’une manifestation publique où l’on s’est rendu de son plein gré est une faute.
    J’aurais compris en revanche une dénonciation, hors de cette manifestation, de l’utilisation de nos troupes comme mercenaires supplétifs travaillant pour des intérêts cosmopolites étrangrers à ceux de notre Patrie.
    Bref, je n’excuse pas, mais veux penser que l’attitude de cette élue a été plus maladroite que mal intentionnée.
    J’ajoute que décorer tous les morts, de faire une minute de silence devant tous les cercueils, réduit, d’une certaine façon, la valeur de ces décoration et de ces recueillements. Cela dit, les familles des victimes peuvent y trouver un réconfort, ce n’est pas à dédaigner.
    Paix aux âmes de nos soldats. Et courage à ceux qui combattent, ils en ont besoin face à l’indigence à laquelle les réduit l’État.

  2. Au moment de la guerre d’algérie, où combattaient des militaires de CARRIERE et des APPELES, c’est quotidiennement q’il aurait fallu faire un minute de silence. Je ne parle pas des conflits antérieurs. Bref, il est tout a fait normal de respecter la douleur des familles des militaires de CARRIERE tués au combat mais il ne faut pas que cela devienne un enjeu politique au sein de chaque conseil municipal.
    [Nous sommes bien d’accord. Il n’y a pas de comparaison possible avec la guerre d’Algérie au regard du nombre de mort. Néanmoins, pour une ville comme Vannes, c’est un traumatisme de perdre 5 soldats, comme ce l’est également pour le régiment. Il n’y a pas de récupération politique car tout le conseil municipal s’y est associé sauf une personne… L’affaire serait restée discrète sans cette provocation.
    Il faut savoir que dans une ville de garnison comme Vannes, les relations entre la mairie et le régiment sont très étroites et souvent très chaleureuses.
    PC]

  3. “C’est une chose terrible que la mort de ces soldats. D’un autre côté, c’est un métier qu’ils ont choisi. ” : elle ne se lèverait donc pas non plus pour un policier ou un pompier tué dans l’exercice de ses fonctions, ou pour une infirmière morte du sida contracté en soignant à l’hôpital des patients atteints par cette maladie.
    A moins qu’elle ne soit salafiste ?

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