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Culture de mort : Avortement / Pays : Angleterre

Un homme politique peut-il s’opposer à l’avortement et réussir ?

L’étoile montante du parti conservateur anglais, Jacob Rees-Mogg, est un catholique pratiquant, père de six enfants, et opposé à l’avortement. Interrogé ces jours-ci par la BBC, il a été d’abord félicité d’avoir été « honnête et clair » sur la question de l’avortement, en affirmant sans détours qu’il s’engagera à le combattre et à le limiter dans la mesure de ses moyens. Jeanne Smits a traduit ses réponses :

Capture d’écran 2017-11-16 à 07.01.15"Il y a toutes sortes de sondages, comme vous le savez… Je crois que le point clef, c’est la question de savoir à quel moment on pense que la vie commence. Si vous pensez que la vie commence à la conception, alors il faut la protéger, il y a un devoir de la protéger.

Même si la femme veut avorter à la suite d’un viol ? Vous dites que c’est mal.

Je pense qu’une vie a été créée, et que le fait de prendre cette vie ne répare pas le très grand mal qui a déjà eu lieu."

Si vous avez l’ambition de jouer un rôle, peut-être pas de dirigeant mais au moins un rôle d’influence au sein du parti conservateur, est-il possible d’avoir les opinions qui sont les vôtres sur l’avortement, sur le mariage gay – vous êtes en décalage par rapport à l’opinion majoritaire dans ce pays – est-il possible de jouer un rôle moteur avec vos opinions ?

Je crois qu’en réalité cela n’a pas vraiment d’importance. Mon travail consiste à représenter les habitants du North-East Somerset, et de leur exposer ce que je crois afin qu’ils puissent décider de voter pour moi ou non. Ils peuvent décider qu’ils ont davantage d’intérêt pour mon opinion sur le Brexit que pour celle sur l’avortement, et que mon opinion sur le Brexit aura un effet plus immédiat que mes opinions sur l’avortement et d’autres questions morales : l’avortement, mais aussi l’euthanasie qui sont les plus importantes à mon avis. Mais la vie politique, c’est sûrement le fait de défendre ce que l’on croit, et non pas d’essayer de monter au mât de cocagne. Il s’agit là d’une affaire secondaire et d’une importance significativement moindre.

Il y a tout de même la question de savoir si certaines croyances ne rendent pas très difficile de devenir un dirigeant crédible d’une nation comme le Royaume-Uni. Je pense à Tim Farron, ancien dirigeant des libéraux-démocrates qui a démissionné en disant – parce que lui aussi est un chrétien convaincu qui ne croit pas, par exemple, au mariage gay – qu’il s’était trouvé complètement déchiré entre sa vie de chrétien fidèle et le fait de servir comme chef politique. Il a jugé la chose impossible.

Eh bien, je ne me mets pas en avant en tant que dirigeant politique comme vous le savez. Je crois que la question plus large est celle-ci : nous vivons dans un pays tolérant, où les gens ont le droit d’avoir leurs croyances religieuses, puisque nous disposons de la liberté religieuse dans ce pays, et inévitablement les gens ne vont pas être d’accord avec tout ce que je pense ni même avec tout ce que vous pensez vous, et sans doute tout le monde n’est pas d’accord avec tout ce que pense et croit Mme May. Pour autant un chef doit émerger, qui, sur la plupart des questions, la plupart des questions qui ont un effet quotidien, puisse susciter la confiance quant à son jugement. Je crois que ce serait un pays bien triste si les convictions religieuses excluaient quiconque d’un mandat politique."

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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20 commentaires

  1. Pour ce qui me concerne, très franchement, j’ai un doute à propos du viol.
    Un homme ne peut pas savoir ce que c’est que la violence et le sentiment de profonde salissure que ressent une femme après avoir été violé, à moins d’avoir été violé lui-même. C’est un fait.
    Beaucoup de femmes, ne s’en remettent jamais.
    Alors, demander à une femme de garder et de porter pendant 9 mois un enfant après un viol, ce n’est pas très réaliste.
    Je dirai même que c’est inhumain.
    On ne peut pas exiger des femmes violées en Europe par des adeptes de l’islam de garder un enfant dans ces conditions… non, ce n’est pas possible.
    De plus, le métissage induit toujours des complications et de l’instabilité chez les personnes de cette condition. Elles ne peuvent plus se situer.
    Je ne suis pas d’accord avec ce que dit cet homme qui me semble un peu rigide dans ses propos, simplement parce qu’il n’est pas une femme.
    Je ne suis pas féministe et je peux affirmer sereinement mon point de vue et mon sentiment sur ce grave problème.
    [Le viol est un traumatisme et l’avortement aussi. Faut-il donc imposer un traumatisme supplémentaire à la femme qui vient d’en subir un ? Non.
    Et l’enfant à naître, qui n’a rien demandé, victime innocente, doit-il être sacrifié pour autant ? Non plus.
    En revanche, la femme peut confier cet enfant à l’adoption.
    MJ]

  2. Un homme politique peut-il s’opposer à l’avortement et réussir ? oui mais il faudrait sans doute en premier passer les merdias a l’insecticide anti cafards et vermines !

  3. L’argument classique “Même si la femme veut avorter à la suite d’un viol ?”
    Un élément de réponse: si vous ne pensez pas que dans ce cas c’est le violeur qu’il faut punir (sans nécessairement lui appliquer la peine de mort), alors, effectivement, il faut vous tourner non vers l’auteur mais vers une victime; vous avez le choix, soit la femme, soit la vie qu’elle porte en elle. Pourquoi l’une plutôt que l’autre?
    Toute femme dans ce cas devrait bénéficier d’une assistance contraignant l’auteur du viol à assumer les conséquences de son acte: pension alimentaire pour la future mère jusqu’à sa mort naturelle, et pour le futur enfant jusqu’à sa majorité.

  4. Le flegme brittanique “at its best”. Je m’inspirerai de ses réponses dans mes engagements sociaux, car en effet le “problème” des convictions religieuses me revient de temps en temps. En tout cas qqn à suivre !

  5. Réponse à MJ.
    Franchement, je ne sais pas si c’est possible dans la réalité pour une femme de garder un enfant, après un viol.
    Il y a la pilule du lendemain et dans ce cas précis et exceptionnel, on ne peut pas blâmer une femme qui en vient à cette extrémité… d’autant si elle a été violée par plusieurs hommes comme cela se présente maintenant.
    C’est terrible de parler de cela en ces termes… mais, il y a tellement d’horreurs actuellement et de plus en plus.
    Pour en terminer : je ne peux pas me mettre à la place d’une femme qui a subit une telle horreur. Je ne peux pas la juger. C’est à elle en son âme et conscience de choisir la moins mauvaise solution, si je puis dire ainsi.
    [Il ne s’agit pas de blâmer une femme violée, mais on ne guérit pas un traumatisme par un autre traumatisme.
    je vous invite à lire ce témoignage que le SB avait publié :
    “Si seulement j’avais entendu son message lorsque j’étais adolescente, que j’ai subi un viol et que j’ai avorté ma fille. Je dis ma profonde gratitude au Cardinal parce qu’il a proclamé la vérité sur l’avortement : même en cas de viol, plutôt que d’aider la victime du viol, il ajoute en réalité une seconde victime – l’enfant à naître (…)
    On m’avait dit que l’avortement ne représentait pas grand chose. Qu’il résoudrait mon problème. Pour finir je me suis laissée dominer par mes peurs et j’ai passé le coup de fil qui allait mettre fin à la vie de mon enfant et marquer le début d’une vie de souffrances et de regrets. La vendeuse à l’autre bout du fil a habilement confirmé toutes mes peurs. Celles d’être ridiculisée, rejetée, d’être un mauvais exemple pour les autres enfants de ma famille, de perdre l’amour de ma famille proche et plus large, de devoir être une mère célibataire, de n’être pas capable de m’occuper de quelqu’un d’autre, de ne pas pouvoir terminer mes études. Elle m’a dit de trouver des amis qui pourraient me prêter 250 dollars et me conduire jusqu’à l’avortoir. (…)
    L’avortement n’a rien arrangé du tout. Il a tué ma fille Sarah Elizabeth et il a tué une partie de moi-même. L’avortement ne m’a pas libérée. Il m’a retenue esclave d’un enfer sur terre. (…)
    Je veux seulement que le Cardinal sache qu’il se comporte vraiment en berger et en héraut de la vérité, la vérité donnée dans l’amour, parce que c’est la vérité qui nous rend libres. Je veux que le cardinal Ouellet sache quelle guérison contiennent les paroles de vérité des prêtres et des religieux. Cela peut être difficile à avaler, comme une opération chirurgicale, cela fait mal, mais après on est libéré, et la guérison peut commencer”.
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/05/une-m%C3%A8re-victime-de-viol-t%C3%A9moigne-pour-le-cardinal-ouellet.html
    MJ]

  6. Je ne vous comprends pas, “Patricia | 16 nov 2017 11:25:42”.
    Vous écrivez “Franchement, je ne sais pas si c’est possible dans la réalité pour une femme de garder un enfant, après un viol.
    Il y a la pilule du lendemain et dans ce cas précis et exceptionnel, on ne peut pas blâmer une femme qui en vient à cette extrémité… d’autant si elle a été violée par plusieurs hommes comme cela se présente maintenant.”
    À part la “pilule du lendemain”, qui paraît vous sembler acceptable, il y a aussi le suicide: vous semble-t-il également acceptable?
    Je suis d’accord avec vous: la personne n’est pas à condamner, mais à aider et à aimer. Mais quel message envoie-t-on au violeur, sinon que son geste est lui aussi acceptable, puisque de toute façon, lui n’en aura aucune conséquence fâcheuse.
    Ne serait-il pas opportun:
    1) d’organiser un accueil de ces femmes,
    2) de les aider à traîner les violeurs devant les tribunaux: demande de pension pour les victimes (la femme et l’enfant) + dommages et intérêts.
    “Balance ton porc”, c’est gentil, mais ça ne va pas beaucoup plus loin que les fleurs, les bougies et les lâchers de ballons.

  7. Merci MJ pour ce témoignage qui est touchant. Là, cette femme a su qu’elle attendait une petite fille… Je comprends sa profonde peine.
    Je parle de prendre en compte des situations d’urgence :
    – le lendemain du viol avec la pilule du lendemain, surtout s’il s’agit de viol en groupe et dans un cadre médical.
    – d’inceste dont les conséquences physiques et morales sont d’une intensité plus que dramatiques… Je me souviens du cas d’une petite jeune fille en Amérique latine, abusée par l’un de ses parents (père ou oncle…) et dont la mère avec l’accord d’un prêtre, avait pris la responsabilité d’une interruption médicale. En tant que femme, je suis sûre que j’aurais agit de la même façon. Une petite fille de 12 ou 13 ans ne peut pas faire face à une telle situation…
    J’ai été la confidente il y a longtemps d’une jeune femme qui a été violée par son père qui pourtant était un notable. Elle a voulu épargner sa Maman et elle s’est retrouvée pour un temps à l’H.P. pour profonde dépression et chocs importants.
    – si la vie de la future maman est en grand danger et qui met par voie de conséquence, en danger celle du fœtus.
    Il ne faut pas banaliser l’interruption d’une grossesse, jamais. Ce n’est jamais anodin. Il faut aussi souhaiter ou demander que le Seigneur donne la grâce de l’oublie, afin de continuer au présent sa vie, dans la paix du cœur.
    Mais il me semble raisonnable de prendre en compte, avec conscience et délicatesse, les cas extrêmes et particuliers.
    Voilà, après réflexions, ce que je peux vous dire sur ce grave problème!

  8. Vous rendez-vous compte “Patricia | 16 nov 2017 13:57:09” que vous confortez les violeurs dans leur position peinarde?

  9. Quelle difficile et douloureuse question… et que nous sommes je pense incapables, nous les hommes, d’en comprendre tous les aspects.
    Je suis partisan des peines les plus lourdes pour les violeurs, tout en sachant que cela ne changera hélas rien à l’acte commis ! Je crois aussi que la violence exercée contre les femmes diminueront seulement lorsque elles disposeront de plus de responsabilités dans leur société, leur village, leur famille ; je constate que les pires violences envers les femmes ont lieu dans les pays où celles-ci sont maintenues dans un statut de non-droit et de soumission sous prétexte de religion ou de tradition !
    Suivez mon regard…

  10. Patricia
    On peut écouter votre raisonnement mais on ne peut pas le comprendre.
    Vous ouvrez la porte toute grande aux avorteurs car c’est bien avec ce même argument que cette loi inique est passée.
    Patricia, vous ne vous rendez vraiment pas compte de ce que vous dites, vraiment pas.
    Je ne parle même pas des méthodes que vous conseillez et qui sont tout simplement criminelles.

  11. OUI, il peut réussir devant DIEU.

  12. C’est bien la première fois que l’on me dit que j’encourage les violeurs et le crime.
    J’ai la conscience tranquille là-dessus.
    Il est nécessaire que je précise ma pensée car de fait, elle n’a pas été reçu clairement. Je ne dis rien d’autre que ce que je dis au premier degré ; il n’y a pas de sous-entendu.
    Je ne pense pas qu’il soit criminel d’aider une petite fille de 12 ans comme ce fut le cas en Amérique du Sud, suite à un inceste commis par un adulte sur sa personne.
    Il me semble qu’il est impossible de vivre en sachant que l’on est la conséquence du viol de son père, de son oncle ou de son grand père. Je comprends la décision de la Maman qui a reçu l’appui du prêtre qu’elle a consulté.
    De toutes façon, physiologiquement et moralement, une petite fille de 12 ans, n’est pas capable de porter un enfant pendant 9 mois et de devenir mère. Techniquement, à terme, il faudrait sans aucun doute une césarienne.
    De même, je ne pense pas que l’on puisse imposer à une jeune fille ou à une femme les conséquences tragiques d’un viol de plusieurs hommes. Je ne vois pas comment une femme peut dire ensuite à son enfant : “Tu dois savoir que ton père est un violeur. D’ailleurs, je ne sais pas qui il est car ils étaient plusieurs, 2, 3 voire plus, à me violer.”
    Pour ce qui est d’une femme en grand danger de mort, il s’agit ici du devoir du médecin, d’assistance de personne en danger de mort. Je ne suis pas qualifiée pour me prononcer à ce sujet, je n’en ai pas les compétences médicales.
    Je ne vois rien d’excessif dans mes propos. Il me semble que c’est du simple bon sens.
    Je n’encourage pas la violence des criminels. Je n’envoie aucun message complaisant aux criminels potentiels, loin de moi cette pensée. De toutes façons, on ne peut pas s’adresser simplement avec la raison à ce genre d’hommes. Ils doivent être puni très sévèrement car c’est un crime qui laisse des traces indélébiles sur une femme.
    Je pense qu’il s’agit avant tout d’une question d’éducation et de responsabilisation des personnes dès l’enfance.
    La société étant dans un tel état de chaos, qu’il me semble essentiel de commencer par le commencement : une bonne éducation qui comprend aussi l’éveil de la conscience…
    Il faut bien commencer par la solution la plus efficace et la plus logique, mais cela prendra du temps ; une ou deux générations pour qu’un réel changement se diffuse dans les mentalités.
    J’ai bien conscience qu’il s’agit ici d’un problème délicat à traiter dans l’urgence. Je sais aussi qu’il n’est pas toujours évident d’équilibrer “efficacité et compassion.”
    Je me positionne simplement dans le Réel et dans des situations particulières et dramatiques sur le plan humain… ayant jadis entendu la souffrance d’une jeune fille de 22/23 ans violée dans son adolescence par son père, notable et chargé de faire respecter l’ordre et la loi.
    Sur le moment, je me suis sentie bien démunie fasse à cette confidence et à tant de souffrances… nous étions du même âge.
    J’essaie de demeurer logique et humaine. Je ne suis pas parfaite, je ne suis qu’en chemin. Tout cela dépasse mon petit égo et mon histoire personnelle. C’est le Bon Dieu qui juge mon cœur et mes intentions ainsi que mes actions, je Lui fais confiance.
    – Si je ne sais pas Lui sait. Si je me trompe, Il viendra en situation m’en instruire dans Sa grande bonté et Sa grande sagesse.
    Dans un esprit pratique et de bon sens, je garde à l’esprit cette maxime :
    “Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse.”

  13. Et pour en terminer avec mes explications…
    Quand je ne sais pas, je le dis simplement.
    A l’automne de ma vie, je sais que la vie est trop courte et trop précieuse pour gaspiller son temps et compliquer les choses.
    Il convient d’aller vers la simplicité et le bon sens, à tous les niveaux… le Bon Dieu, fait le reste et apprécie notre bonne volonté.
    C’est une certitude intérieure confirmée par l’expérience de la vie.

  14. A Rosetta.
    Fort heureusement pour ce qui me concerne, je me rends compte de ce que je dis.
    Il est essentiel, de voir les choses et les situations comme elles sont et non pas comme on les projette… comme on voudrait qu’elles soient en les interprétant.
    Par ailleurs, je ne préconise aucune méthode. Je fais référence à des cas extrêmes qui m’ont interpellé et nécessitent une attention particulière.
    L’honnêteté intellectuelle est un garant par les temps actuels de confusion et de mort de l’intelligence de la vie, où chacun est crispé derrière ses doctrines et préjugés de droite comme de gauche… sa subjectivité, tandis que la Réalité passe, sans que personne ne la voit réellement pour ce qu’elle est. Et de fait, puisse entrer en dialogue avec.
    Je suis d’abord un être spirituel qui vit dans le Réel, parce que c’est là que le Bon Dieu me parle… dans la simplicité de ce qui est. Mais, je ne pense pas que vous puissiez comprendre cette réalité, d’où votre agressivité à mon encontre.
    je n’ai jamais été pro-avortement ni quoique ce soit d’autre d’ailleurs. Les idéologies m’ennuient car elles coupent de la vraie vie vécue au présent de son être.
    La vie sur la Terre, c’est la dualité qu’on le veuille ou non ; c’est ainsi… et si l’on accepte pas cette réalité, en embrassant la vie dans sa totalité, on ne peut pas la transcender. On ne peut pas vraiment aimer et tout donner ; laisser être ce qui est avec détachement et reconnaissance.

  15. @Patricia Vous écrivez:
    “Dans un esprit pratique et de bon sens, je garde à l’esprit cette maxime :
    “Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse.” ”
    Pourquoi vous ne l’appliquez pas à l’enfant à naître d’un viol. Cet enfant n’est-il pas votre prochain, n’est-il pas le prochain de sa mère violée??
    Vous êtes aveuglée par un sentimentalisme excessif. Et c’est ce sentimentalisme excessif qui justifie toutes les horreurs que la culture de mort propage sur terre actuellement. Les commentateurs précédents vous ont donné tous éléments pour votre réflexion et pour éclairer votre conscience. Objectivement vous devenez complice de ce que vous dénoncez par ailleurs. Reprenez vos esprits, c’est trop grave. Vous vous croyez généreuse envers les femmes violées, vous les enfoncez dans leur désespoir. Je prie pour que Dieu vous éclaire, et Il le fait par le moyen des commentateurs qui ne peuvent pas laisser passer vos propos sans réagir.

  16. A Toto.
    Vraiment, je n’ai plus rien à vous répondre… vous faites de la morale à quatre sous.
    Je ne fais pas de sentimentalisme.
    Quand je relis ce que j’ai écris, je ne vois rien de choquant ni de laid… je décris la vie comme elle est avec des limites qui, quelques fois, ne sont pas très belles et que je prends en considération. C’est aussi la vie sur cette Terre. C’est la réalité.
    Vous n’avez jamais été près d’une femme qui a été violée sinon vous seriez un peu plus humble dans vos affirmations.
    En vérité, vous êtes un de ces hommes qui sous couvert de grandes idées généreuses n’aiment pas les femmes ou en ont peur.
    Je le vois bien et je le sens.
    Vous avez essayé de me mettre en défaut, en voulant me culpabiliser mais je n’en suis pas atteinte.
    Je ne crois pas avoir dit des horreurs mais seulement des évidences qui manifestement dérangent car elles ne cadrent pas avec des idées toutes faites de militants.
    Il y a des exceptions et des cas particuliers qui doivent être pris en compte et examinées au cas par cas… car la vie est aussi comme çà.
    J’arrête ici.
    De toutes façons, ce genre de conversation est stérile et j’ai consacré suffisamment de temps et d’énergie à ces commentaires qui révèlent toutes les limites tragiques de ce problème.

  17. Pauvre Patricia, la morale de l’Eglise, une morale à 4 sous?
    “Vous n’avez jamais été près d’une femme qui a été violée sinon vous seriez un peu plus humble dans vos affirmations.3 Détrompez-vous je fais partie d’associations qui aident les femmes à garder leur bébé, envers et contre tous, entre autres, envers des femmes comme vous, mauvaises conseillères. Et celles qui ont été victimes de viol ou d’abandon et qui ont accepté notre aide ne cessent de remercier de les avoir empêché de tuer un innocent. Voilà la vérité et pas vos sentiments larmoyants.
    Combien croyez-vous qu’il y a d’associations en France qui s’occupent réellement des femmes violées???

  18. Non Monsieur, je ne crache pas sur la Loi Naturelle!
    Oui, j’ai été, en présence d’une amie violée par son père un de ces notables “bien sous tous rapports…” et qui dansent au bal des ombres tout comme ceux qui prétendent faire le bien et qui, en vérité, ne s’occupent que de faire briller leur petit égo. Et de paraître.
    Vous vous montrez tel que vous êtes. Je ne pense pas que l’on puisse trouver auprès de vous quelques réconforts que ce soient.
    Vous avez oublié une chose essentielle : nous serons jugés à l’aulne de l’amour…
    Je n’ai pas de sentiments larmoyants à ce sujet, je ne fais que considérer LE REEL EN SITUATION DANS DES SITUATIONS D’EXCEPTION.
    De toutes évidence, vous vivez dans une bulle, et bien sûr, vous avez réponse à tout…. votre rigidité est identique à celle des gens de gauche endoctrinés. Vous ne voulez pas sortir de vos certitudes et endoctrinement ; vous ne voulez rien entendre. Tant pis pour vous, la vie vous donnera une leçon un jour ou l’autre ; c’est certain et là peut-être serez-vous plus humble et moins prétentieux.
    Je m’arrête là parce que vous me fatiguez. A mon âge, je dois me ménager.
    Vraiment, vous ne donnez pas envie d’être chrétien… avec votre manière obstinée et arrogante.
    Je sens en vous une très grande violence que vous cachez derrière des faux semblants.
    Vous vous êtes montrés comme vous êtes, derrière toutes ces apparences de “quelqu’un qui fait le bien.”
    Je ne voudrais pas être votre femme ni votre fille, ni votre nièce…
    j’en ai déjà croisé des gens comme vous. Je sais par expérience de quoi ils sont capables pour conserver leur apparence et leur statut social “de gens bien.”
    Cela ne me fait aucune illusion et de plus, en vérité, cela m’indiffère maintenant à mon âge.

  19. Bien, j’ai eu une humeur, comme vous l’avez constaté…
    Je voudrais en finir avec çà par une anecdote qui m’est revenue, tandis que je mangeais mes pâtes.
    C’était en 1973. J’occupais un poste de secrétaire du directeur d’une société de caution mutuelle, sur Paris, près du Boulevard Voltaire… J’étais jeune et confiante envers les êtres humains.
    Maintenant, je mets en premier ma confiance en Dieu…
    vous savez, le Bon Dieu car je ne suis pas janséniste. Dieu soit loué! Ce qui n’empêche pas la lucidité.
    Bref, la secrétaire standardiste avec qui j’avais des relations de sympathie au travail, me propose de venir à une séance du MLAC. Je ne savais pas ce dont il s’agissait bien sûr! Donc, j’y suis allée… et là, j’ai trouvé quelques personnes et des jeunes femmes très excitées et parlant très fort. Il n’y avait qu’un seul homme, un jeune homme qui était l’objet des railleries et des invectives de ces jeunes femmes. J’étais étonnée et je lui ai dit :
    – “mais, pourquoi te laisses-tu traiter ainsi alors que tu fais l’effort d’être ici et d’écouter des femmes qui parlent de leur vie intime et de leurs problèmes de femmes?!”
    Je me souviens bien de cette conversation. Il était étonné et il m’a répondu :
    – “Parce que je me sens concerné par la condition féminine.” Mais ce n’était pas à proprement parlé un gauchiste comme on en voit maintenant… il me semblait intelligent et avait un aspect correct (propre sur lui, parlant bien et non un charabia de militant…)
    Ils parlaient tous d’une intervention d’interruption de grossesse qui devait avoir lieu le lendemain à ce même endroit et qu’ils allaient effectuer sur une jeune femme.
    Je suis retournée chez moi bouleversée de ce que j’avais vu et entendu. J’ai passé une très mauvaise nuit : j’avais 22 ans.
    Le lendemain matin, j’ai pris le téléphone et j’ai appelé le commissariat de police de l’arrondissement pour leur dire qu’il allait y avoir un avortement à tel endroit par des gens militants du MLAC. Et donc, incompétents en médecine.
    Le policier m’a demandé pourquoi je faisais cette démarche, après que j’eu décliné mon identité. Je lui ai dit que j’étais très inquiète pour cette jeune femme qui était dans un état de désarroi et de solitude tels pour se laisser charcuter par des gens dont le comportement pas très équilibrés, m’avait mis très mal à l’aise.
    Curieusement, la secrétaire standardiste qui était intérimaire terminait son remplacement à ce moment là… Je ne suis pas restée en contact tout naturellement.
    Hors, me soupçonner maintenant d’être une personne qui favorise la mort… c’est mettre en cause mon intégrité spirituelle et mon être profond.
    Non, çà suffit! Je ne vis pas dans le regard des autres à mon âge… simplement je sais par expérience que “seule la vérité rend libre.” Et je voulais rétablir cette vérité qui est que je veux prendre en compte toute la réalité de la vie… même si je n’y puis rien à titre personnelle car je n’ai aucune prétention sur le plan social : je suis une veuve sans le sous… et à vrai dire, cela m’est égal maintenant.
    Je ne danse pas au bal des ombres et n’y ait jamais dansé, ce n’est pas dans ma nature.
    JE NE SUPPORTE PAS LE COMPORTEMENT DE TOUS LES MILITANTS. J’ai constaté qu’ils sont limités par leurs “croyances” et leurs cadres rigides… Qu’ils soient de droite comme de gauche.
    Ils n’écoutent pas les autres, JAMAIS. Ils veulent tout faire rentrer dans leur cadre de certitudes. Et je sais ce qu’ils sont capables de faire pour imposer leurs convictions…
    Je les ai expérimenté à plusieurs reprises, à mes dépends, dans ma vie qui est déjà longue.
    Ce n’est pas la vraie vie tout çà!
    Où est l’Esprit Saint du Bon Dieu?
    Où est la Troisième Personne de La Sainte-Trinité?
    J’ai dit tout ce que j’avais à dire autour de ce grave problème de viol et d’inceste… je persiste à dire qu’il faut prendre en considération avec efficacité et surtout délicatesse chaque histoire de vie de femme en détresse et en particulier s’il s’agit d’inceste.
    Je m’en retourne terminer mes pâtes qui sont froides maintenant et que je vais réchauffer et saupoudrées de levure de bière… Je vous le conseille, c’est très bon ce petit goût de noisette!
    Bonne soirée et douce nuit.
    Excusez-moi pour cette humeur mais je sais que s’il n’y a pas d’amour dans ce que l’on fait… c’est inutile de le faire même si l’on pense faire le bien.
    C’est la Petite Thérèse qui parle très bien de cette réalité : il ne faut pas blesser les sentiments et l’être profond des gens sous prétexte d’être utile et efficace. Et souvent, il suffit même de savoir les écouter et les entendre car eux savent mieux ce qui est bien pour eux-mêmes, en vérité… la plupart du temps.

  20. Tout çà m’a bien fatiguée, c’est un fait… mais l’aspect positif est d’avoir clarifié les choses, au-delà des principes et des malentendus.
    Le fait est que l’homme et la femme sont différents et complémentaires.
    Il y a des questions concernant les hommes que je ne pourrais pas considérer dans leur totalité par ce que, simplement, je suis une femme… et il y aura des subtilités qui m’échapperont.
    Ce qui est juste et normal.
    Il y a peut-être aussi une nuance de culture qui a son importance et qu’il ne faut pas réduire mais prendre en compte : en Bretagne, la femme était l’égal de l’homme dans les faits, Tout en tenant son rang et nul homme ne pouvait lui contester. Tout comme elle était très respectueuse de soutenir son époux.
    D’ailleurs, dans le Morbihan et peut-être ailleurs, les personnes se vouvoyait, y compris les gens du Peuple, pour marquer le fait qu’elles étaient avant tout une personne unique.
    J’ai pu assister aux obsèques de ma grand-tante en 1970. Les hommes et les femmes étaient séparés dans l’église et cela allait de soi.
    Personne n’était inférieur ni supérieur. C’était particulier à vivre! J’ai bien vu et senti la différence des énergies et leur beauté.
    Notre Duchesse Anne était une personne éduquée et érudite ainsi que d’une haute réalisation spirituelle (il faut consulter son livre d’Heure pour le constater.)
    En Bretagne, elle était la Souveraine qui frappait la monnaie, etc. Elle n’était pas qu’un ventre comme le veut la loi salique qui fait qu’il n’y a pas de reine souveraine en France, mais seulement une femme épouse du Roi qui permet à la dynastie de se perpétuer.
    Chez nous, les femmes étaient druides et assistaient au Conseil des chefs, tout en tenant leur rang de femmes…
    Il y a quelque chose qui est transmis dans les gènes, et à travers les siècles. C’est un fait que ce n’est pas seulement culturel : je les vus chez mes ascendantes femmes qui étaient toutes des femmes fortes et remarquables.
    Il y avait aussi l’héritage matériel qui était transmis pendant longtemps par la femme…
    De même que dans l’île de Ouessant, c’est elle qui choisissait son homme car la vie était très dure et il n’était pas question de se tromper… tandis que l’homme allait en mer, elle s’occupait de tout le reste à terre. Il fallait pouvoir compter l’un avec l’autre et sans faille.
    D’autre part, jamais les femmes n’auraient accouchée devant un homme… c’était une affaire de femme. Sauf, en cas d’extrême nécessité, si il y avait danger pour la mère et l’enfant. Alors, on faisait venir le médecin. Mais c’était exceptionnel.
    De toutes façons, il y avait toujours une femme qui connaissait les plantes et les gestes à accomplir… comme savait le faire mon arrière grand-mémé Louise.
    Pourquoi tout ce récit?
    Parce qu’il y a depuis la nuit des temps, des domaines qui sont propres à la femme et d’autres propres à l’homme. C’est ainsi et ce n’est ni bien, ni mal.
    Et dans notre tradition celte, la femme n’est pas inférieure à l’homme mais chacun a son domaine propre…
    Les hommes et les femmes n’étaient pas toujours “coller” ensemble, si je puis dire : il y avait des moments où les femmes étaient ensemble et échangeaient leurs problèmes à leur manière… ainsi elles pouvaient s’entre-aider sans peser trop sur leur époux qui, eux, avaient aussi des temps d’échange entre homme pour s’épancher et s’entre-aider.
    Bref, c’est un tort de tout mélanger. Cela entraîne une grande confusion et ainsi chacun perd de sa spécificité, de sa force respective, pour le malheur de tous.
    Ainsi, quand je vois des hommes se mêler des affaires intimes des femmes, je vois quelque chose de contre-nature et de grotesque… et presque de la vulgarité, je ne trouve pas exactement le mot pour exprimer les choses!
    C’est aux femmes de renforcer leurs spécificités propres et c’est aux hommes de renforcer les leurs… ainsi, peut alors se nouer une véritable relation saine et équilibrée dans le respect et la connaissance de soi et de l’autre ; de fait, des lois vécue et intégrés de l’univers.
    Ce n’est pas conceptuel. C’est une expérience, un vécu.
    Tout cela va de soi.
    Voilà ce que je voulais dire pour aller un peu plus loin… parce que vraiment, cela a été un peu bas et un peu rude par moment! Ce ne fut pas toujours très digne.
    Ce qui en définitif, n’était pas satisfaisant ni élevant pour chacun.
    Que le Bon Dieu nous garde dans cette époque tragique afin que nous trouvions la lumière ainsi que la Sagesse divine au cœur de notre être.
    Bon courage, jour après jour.

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