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Pays : Etats-Unis

Un enfant, quand je veux, je le jette

Le journaliste Megan Twohey, de l'agence Reuters, a mis au jour un marché noir d'enfants aux États-Unis. Les parents adoptifs passent une annonce décrivant leur enfant sur un site, entrent en relation avec des adoptants potentiels, prennent rendez-vous, et l'affaire est pliée. Aux États-Unis, il est relativement simple pour des parents de désigner des tuteurs, qui deviendront les nouveaux détenteurs de l'autorité parentale. Un document doit être signé en présence d'un notaire.

Quita, une jeune adolescente libérienne, qui raconte avoir été «si
heureuse» de rejoindre les États-Unis, a ainsi été confiée par ses
parents adoptifs à un couple de cas sociaux. L'épouse est une
psychotique à qui ses enfants biologiques ont été retirés par les
services sociaux pour cause de maltraitance grave. Le mari est un homme
déjà accusé d'abus sexuel. Dès sa première nuit dans leur mobile-home
miteux, la jeune fille raconte avoir dû dormir entre eux, alors que le
couple était nu. Deux jours après son «adoption», la famille disparaît
sans laisser d'adresse. Retrouvée par la police quelques jours plus
tard, la jeune fille a finalement été confiée… à ses premiers parents
adoptifs, ceux qui l'ont laissée à la garde du couple infernal.

Reuters a compté pas moins de 261
enfants «offerts» sur une période de cinq ans
aux États-Unis, dont la
majorité étaient étrangers de 6 à 14 ans.

L'enfant est devenu un bien de consommation. Avec la PMA, la GPA, cela ne pourra qu'empirer.

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