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Immigration

Un cardinal face à l’immigration

B Le cardinal Angelo Bagnasco s'est adressé aux évêques italiens, en ouvrant au Vatican les travaux de l'assemblée générale de la Conférence épiscopale italienne. Avec des mots soupesés, il a lancé quelques critiques au gouvernement, offrant cependant sur le thème de l'immigration une proposition méditée et approfondie, au-delà des slogans et des oppositions frontales. Mgr Bagnasco a expliqué que les «corrections significatives» au projet de loi sur la sûreté «n'ont pas surmonté toutes les ambiguïtés». Il a mis en corrélation directe la pratique des "refoulements" – faisant remarquer qu'elle «avait déjà été expérimentée à d'autres moments et dans d'autres Pays» – avec le climat de la campagne électorale qui «n'a pas toujours assuré l'objectivité nécessaire à une confrontation utile». Il a rappelé que ces épisodes doivent être jugés en ayant comme critère fondamental «la valeur incompressible de toute vie humaine, sa dignité, ses droits inaliénables».

Mais il a aussi ajouté qu'à côté de cette «valeur dirimante» il y en a d'autres dont il faut tenir compte,

«comme la légalité, l'impunité des trafiquants, la sauvegarde du droit d'asile, la sûreté des citoyens, la liberté pour tous de vivre dignement dans son Pays, mais aussi la liberté d'émigrer pour améliorer ses conditions de vie».

La mesure individuelle finit par être «fatalement inadéquate» en absence d'une «stratégie plus vaste et articulée». L'immigration, en effet, doit être gouvernée, autrement «on finit par la subir». Le cardinal indique deux voies à suivre : celle de la coopération internationale, qui «doit devenir un repère transversal de la politique italienne et même européenne», et celle du processus d'intégration. Il convient en effet d'éviter la formation d'enclaves d'ethniques, en conjurant les micro-conflits répandus dans notre territoire :

"Prenons garde à ne pas sous-estimer les signaux d'alarme qui ici et là ont été enregistrés dans le Pays".

Intégration ne signifie pas «juxtaposition d'ethnies qui ne dialoguent pas», il faut au contraire

"que se déclenchent les mécanismes d'une cohabitation, qui, à partir de l'identité séculaire de notre peuple, se construise non pas sur la base de modalités auto-rérérentielles et d'opposition" [mais devienne capable] de rencontrer d'autres identités".

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4 commentaires

  1. Non. Immigration zéro, point.

  2. Et il manque peut-être de dispositifs, de cours etc. pour l’intégration?
    De financement social?
    De “tolérance” à un point imbécile?
    Et qu’est devenue l’assimilation?
    Et les pays musulmans se gênent, par rapport à leur immigration?

  3. “la liberté d’émigrer pour améliorer ses conditions de vie” crée un droit sur un territoire étranger. Or c’est la faiblesse des économies d’émigration qui crée un droit sur les économies d’immigration. Ce “droit” exercé en masse, nécessite des éclaircissements afin que les populations n’importent pas (arrivant en masse) avec elles le sous-développpement et des mentalités non respectueuses des droits de l’homme et, avec elles, des ghettos.
    De plus si ce “droit” est exercé en dehors de toute légalité, il perd toute légitimité, la législation humaine n’étant pas facultative (encyclique Libertas).

  4. Vous avez mis le doigt sur un point sensible. Autant mettre les pieds dans le plat : Il y a plus qu’une ambiguïté dans la position de l’Eglise catholique et de la CEF sur l’immigration qui met mal à l’aise tous les nationalistes, identitaires et tout simplement Français attachés à leur territoire, à leur peuple et à leur culture.
    Au nom de l’universalisme et de la charité mal comprises l’Eglise est bien souvent collaborateur de cette immigration légale ou clandestine, voire même de l’islamisation (soutien à la construction de mosquées etc…). J’en veux pour preuve une discussion que j’ai eu avec un trotskiste militant qui se félicitait du soutien et de l’alliance objective avec l’Eglise sur ce sujet…
    Il y a bien quelques déclarations sur la nation et la culture qui contrebalancent un peu mais franchement c’est pour moi une souffrance car je ne souhaite pas m’éloigner de l’Eglise mais je me sens une fois de plus trahi par les autorités (Etat et Eglise).
    J’ai une soeur catholique progressiste qui collabore activement à cette politique. Nous avons eu une discussion animée sur ce sujet et elle m’a jeté à la figure la position de l’Eglise (pour une fois ! car elle est très hostile à BXVI, le motu proprio etc….)
    Votre avis et celui des lecteurs m’intéresse.
    [Il me semble justement que l’avis du président de la conférence épiscopale italienne tranche avec les déclarations françaises. MJ]

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