Un cardinal critique l'action de la France en Côte d'Ivoire

Le cardinal Christian Tumi, archevêque émérite de Yaoundé, a critiqué l’intervention française en Côte d’Ivoire, estimant que Laurent Gbagbo avait remporté la dernière élection présidentielle et que, en tout état de cause, il aurait dû être jugé dans son pays.

"Je ne suis pas d’accord avec ce que la France et l’ONU ont fait en Côte d’Ivoire."

Le cardinal explique avoir demandé à un évêque ivoirien qui avait gagné la présidentielle ivoirienne.

"Il m’a dit, sans hésitation, “c’est Gbagbo”. Maintenant, il est à La Haye. C’est pénible pour l’Afrique à mon avis. […] Pourquoi à La Haye ? Le camp international a déjà pris position contre lui ! […]Je crois que quand l’extérieur intervient, il aggrave les choses en donnant des armes".

5 réflexions au sujet de « Un cardinal critique l'action de la France en Côte d'Ivoire »

  1. SD-Vintage

    Gbagbo est chrétien évangélique proche de l’ennemi évangélique américain, Ouatara est musulman, une religion qui a le vent en poupe en Europe aujourd’hui chez les gens de gauche (dont fait partie Sarkozy) qui par ailleurs vomissent le christianisme. Ouatara, c’est le triomphe de la diversité. Toutes les élites (lire les articles du spécialiste Afrique de l’Express) voulaient le départ de Gbagbo et son concept d’ “ivoirité”, créée par son prédécesseur, mais qui rappelle trop la nation française “moisie”.
    Gbagbo s’est plaint d’irrégularités des votes dans le nord, l’ONU et la France ont refusé d’enquêter, parlant de manoeuvres de diversion.
    La France (ministre de la défense : Hervé Morin) a laissé faire les massacres par les gens du Nord notamment à Doukoué, en contradiction avec le mandat de l’ONU, et personnes en France n’en a tenu rigueur à Ouatara, alors que l’intervention de la France a été justifiée par des combats menés par les troupes de Gbagbo dans le quartier d’Abobo à Abidjan qui ripostait contre des attaques et la création d’un front intérieur. le mandat de l’ONU portait sur « la protection des civils » qui est devenu en réalité pour la France « renverser Gbagbo par la force », avec tirs de blindés et d’hélicoptères sur sa résidence, tout en refusant de protéger les civils fidèles à Gbagbo.
    Même chose pour le massacre de l’hôtel Ivoire par Michèle Alliot-Marie, Chirac, Dominique de Villepin, personne ne leur en veut dans les médias français : la plupart d’entre eux étaient probablement chrétiens contrairement à Michèle Alliot-Marie.
    Gbagbo est tenu responsable de ce que faisaient ses troupes, pas Ouatara. Et la presse française a soutenu unanimement Nicolas Sarkozy, empathie pour l’islam oblige, même si sur place il n’y a pas qu’un facteur religieux mais aussi ethnique. Les peuples n’ont plus le droit de décider de leur destin. En France, c’est fait depuis longtemps, bien avant l’Europe, et nous imposons désormais notre manière de voir au monde entier par la force si nécessaire.
    Et l’amitié personnelle de Chirac et Sarkozy envers Ouatara n’a absolument pas joué.
    Nicolas Sarkozy va quitter le pouvoir avec beaucoup de sang sur les mains.

  2. ODE

    Pauvre Afrique et pauvres Africains, nos républicains des “Lumières” leur ont donné des frontières et des régimes politiques complètement inadaptés à leur pays et vecteurs de guerres, le monde entier s’immisce dans leurs affaires, et quand à ceux qui viennent en France, leur avenir est d’être intégré à une masse de gens sans culture, sans passé, sans âme, où personne n’est plus vraiment Français. Triste.

  3. Jean Theis

    Je suis contre toute intervention dans les affaires intérieures d’un Etat étranger. Même s’il y a des irrégularités, de la dictature ou quoi que ce soit qui ne nous semble pas “correct” nous devons laisser les gens régler leurs problèmes eux-mêmes.
    En intervenant (voir tous les pays dans lesquels nous intervenons actuellement) nous ne faisons qu’aggraver les choses pour eux et nous perdons tous les amis que nous y avions. C’est pourtant simple à comprendre d’autant plus que les exemples abondent sous nos yeux.

  4. menager

    je suis content de cette analyse; je ne suis rien mais j’ai toujours pensé que Bagbo sans être un Saint etaiun bon qui gouvernait sont pays avec charité et clairvoyance; il avait, probablement comme beaucoup de chef d’état africain le sang de son prédécesseur sur les mains
    ce n’est pas une raison pour mal gouverné; il était chrétien ; mais avant de devenir évanliste il a été catholique ,il a été enfant de choeur et son passé catho l’a marqué
    oui Sarko a du sang sur les mains, bien plus que Bagbo

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