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Médias : Désinformation / Pays : Etats-Unis

Un article du New York Post censuré par Facebook et Twitter

Un article du New York Post censuré par Facebook et Twitter

Le New York Post (NYP) est certes un tabloïd, mais un tabloïd “intelligent”, très intégré dans l’intelligentsia de centre-droit. Étouffer son article sur une compromission anodine de Biden est scandaleux, mais est aussi une erreur de Facebook et Twitter, qui en disent long sur leur parti-pris.

Le NYP a donc publié hier en une l’histoire d’un « laptop » abandonné : un MacBook Pro déposé en avril 2019 dans une boutique de réparation d’ordinateurs du Delaware, fief du clan Biden. La machine est endommagée, de l’eau est entrée dans ses circuits, mais le réparateur parvient à sauver le disque dur et les données stockées. Le contenu est intact… sauf que personne ne vient le réclamer ni payer, malgré les appels répétés du magasin.

Intrigué, le réparateur examine la machine et constate qu’il est décoré d’un autocollant pour la Fondation Beau Biden, le fils que Joe a perdu en mai 2015 d’un cancer du cerveau. S’ensuivent huit mois au cours desquels l’ordinateur aurait été mis dans un coin de la boutique en espérant que son propriétaire se manifeste. C’est finalement le FBI qui frappe à la porte du magasin en décembre et se saisit du portable. Sauf que le propriétaire a copié le contenu du disque dur et découvert des documents compromettants. Il fait le lien entre cet ordinateur et Hunter Biden, le fils de Joe Biden, qui, malgré lui, a entraîné son père dans l’affaire ukrainienne.

Sur le disque dur figurent des e-mails échangés entre Hunter Biden et des officiels ukrainiens, ainsi que des photos et une vidéo sur laquelle le fils du candidat démocrate fume du crack en faisant l’amour avec une femme, selon le New York Post. Tous les documents auraient été transmis à l’avocat de Rudy Giuliani, avant que le FBI ne mette le disque dur sous scellés. L’ancien maire de New York s’est chargé de les faire « fuiter » au tabloïd new-yorkais.Hormis les images salaces – il est de notoriété publique que Hunter Biden a longtemps consommé de la drogue –, c’est le contenu des e-mails qui pourrait être compromettant pour Joe et son fils. Il y est écrit que le candidat démocrate, lorsqu’il était vice-président de Barack Obama, a bien rencontré un officiel de Burisma, le géant gazier ukrainien, par l’entremise de son fils, qui a un temps siégé au conseil d’administration de l’entreprise. Pourtant, Joe a toujours affirmé n’avoir « jamais parlé à son fils de ses affaires à l’étranger ».

L’affaire relance la question sur l’imprudence de Joe Biden. Pourquoi avoir laissé son fils occuper un poste controversé alors qu’il était vice-président américain ? Depuis le début de l’affaire, le président est convaincu que l’influence de Joe Biden et Barack Obama a aidé Hunter dans ses affaires – très lucratives – en Ukraine. Il a même tellement voulu tirer profit de cette affaire qu’il a fait l’objet d’une procédure de destitution, non aboutie, après que des entretiens téléphoniques entre lui et le président ukrainien laissaient entendre qu’il conditionnait l’aide à Kiev au déclenchement d’une enquête sur Joe Biden et son fils.

A ce scandale politique ukrainien, une affaire qui ne fait que rebondir aux Etats-Unis, s’ajoute un autre scandale : celui de la censure de cet article par Facebook et Twitter. Twitter et Facebook ont lancé des accusations selon lesquelles l’article utilisait du “matériel piraté”.

Le compte Twitter principal du New York Post a été verrouillé à partir de 14h20 mercredi.

Twitter a également empêché les utilisateurs de partager le lien vers l’article du New York Post, qualifiant le lien de “potentiellement nuisible” :

Conformément à notre politique en matière de matériel piraté, ainsi qu’à notre méthode de blocage des URL, nous prenons des mesures pour bloquer tout lien ou image du matériel en question sur Twitter”, a déclaré un porte-parole de Twitter.

Si Twitter m’a bien censuré (captures ci-dessus), en revanche, j’ai réussi à poster l’article sur Facebook.

Le sénateur américain Josh Hawley a envoyé une lettre au PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, mercredi, demandant des réponses sur les raisons pour lesquelles la plateforme a “censuré” les reportages du Post.

“La nature apparemment sélective de cette intervention publique suggère une partialité de la part de Facebook”. “Et vos efforts pour supprimer la distribution de contenu révélant une activité potentiellement contraire à l’éthique par un candidat à la présidence soulève un certain nombre de questions supplémentaires, auxquelles j’attends des réponses immédiates”.

Hawley a ensuite envoyé une lettre similaire au PDG de Twitter, Jack Dorsey, fustigeant la société pour ce qu’il a qualifié d’”intervention inhabituelle qui n’est pas universellement appliquée à tous les contenus“.

Le sénateur a demandé à savoir comment Twitter avait déterminé que l’histoire du Post violait sa politique sur les contenus piratés et pourquoi la société avait pris “l’action sans précédent” de verrouiller le compte de l’organisation de presse.

“Je vous demande de répondre immédiatement à ces questions et de fournir les justifications nécessaires afin que vos utilisateurs puissent avoir la certitude que vous ne cherchez pas à influencer le résultat de l’élection présidentielle avec vos décisions de retrait de contenu”.

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5 commentaires

  1. Je ne comprends pas très bien pourquoi les gens s’obstinent à être sur Facebook (= Flicbook).
    Il faut boycotter ce genre de saloperies.

  2. Le Monde parle de l’affaire mais au lieu de parler de censure, il dit que Twitter et Facebook « limitent la diffusion d’un article du « New York Post » »

  3. Facebook et tweeter ?
    Ca veut dire que Joe est impliqué jusqu’au cou !
    Ce nouveau monde est tellement plus simple : il suffit de regarder qui est ostracisé, pour savoir qui a raison, et qui est protégé pour identifier qui a tord.

  4. Le New York Post fait parti du groupe News Corp qui publie le journal le plus distribué aux US: The Wall Street Journal.
    Prétendre que ce groupe n’est pas sérieux est risible.

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