Turquie : démagogie verbale de Nicolas Sarkozy

Lors de son discours à Nîmes, Nicolas Sarkozy a déclaré :

"Il y a des pays comme la Turquie qui partagent avec l'Europe une part de destinée commune, qui ont vocation à construire avec l'Europe une relation privilégiée, qui ont vocation à être associés le plus étroitement possible à l'Europe mais qui n'ont pas vocation à devenir membres de l'Union européenne. La France entretient depuis des siècles une relation d'amitié avec la Turquie, et c'est au nom de cette amitié qui unit nos deux pays, c'est au nom du respect que l'on doit à ses amis que je veux dire la vérité à la Turquie. Nous serions mieux inspirés d'engager dès maintenant avec la Turquie des négociations pour créer un espace économique et de sécurité commun."

Discours électoraliste, sans doute, sans procès d'intention, car, qu'a fait Nicolas Sarkozy lorsque la France présidait l'UE ? 2 nouveaux chapitres d'adhésion ont été ouverts et il a abrogé l'obligation d'un référendum sur l'adhésion de la Turquie à l'UE. Du verbe aux actes, il y a donc bien un fossé.

Michel Janva

3 réflexions au sujet de « Turquie : démagogie verbale de Nicolas Sarkozy »

  1. Olivier M

    Après avoir cotoyé l’armée turque en Afghanistan, 2° armée la plus puissante de l’OTAN, loin devant la France, on se rend compte que la Turquie est déjà en train de conquérir l’Europe.
    La faiblesse de Sarkozy face aux négociations d’adhésion de ce pays à l’UE n’est pas innocente: il attend que le point de non-retour soit atteint…
    Sarkozy, la honte de la France et de l’Europe.

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