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Culture de mort : Eugénisme

Téléthon : la vérité sort de la bouche des malades

Libération publie, à propos du Téléthon, le courrier d’une lectrice souffrant d’un handicap d’origine génétique, "considéré comme grave et très invalidant" :

"Vingt ans que je supporte cet événement national qui choque ma famille (…), la plupart de mes amis et un grand nombre de personnes handicapées que je connais. Vingt ans que j’évite de sortir ce weekend là pour échapper aux sourires de compassion, aux regards de pitié".

Florence Michel dénonce les découvertes, financées par le Téléthon, qui ont abouti à de nouveaux diagnostics couplés aux interruptions médicales de grossesse (IMG), à cause desquelles elle aurait pu ne pas naître :

"Heureusement que je suis de la génération "anté-Téléthon". Je l’ai échappé belle ! Je serais née ? Non, justement je ne serais pas née !"

Elle montre du doigt l’utilisation des enfants handicapés "un jour par an pour faire entrer un maximum d’argent". Elle reproche qu’on leur ait vendu une guérison prochaine et de ce fait qu’on ait généré une "culpabilité de leur différence", "au lieu de leur offrir une société qui les accueille dignement".

"J’aime ma vie. Je ne voudrais pas être quelqu’un d’autre. J’ai rencontré bien des gens sans aucun handicap mais qui n’avaient aucune joie de vivre".

Michel Janva

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7 commentaires

  1. Si l’on ouvrait un grand marché des croix, il fermerait vite car personne ne serait là pour échanger, vendre ou acheter les croix dit je ne sais plus quel ouvrage de spiritualité.
    Elles sont adaptées à nos vies, à nos personnalités.
    C’est sublime ce qu’elle dit, cette dame :
    “J’aime ma vie. Je ne voudrais pas être quelqu’un d’autre. J’ai rencontré bien des gens sans aucun handicap mais qui n’avaient aucune joie de vivre”.
    C’est la réponse au fameux questionnaire de Proust : quel personnage historique auriez-vous aimé être ? Réponse : “Moi !”
    Bien sûr ce n’est pas une raison pour ne pas chercher à soulager la souffrance, mais cela en est une pour ne pas supprimer les handicapés, serait-ce avant la naissance.

  2. Les personnes malades ou handicapées n’ont pas besoin de pitié, mais bien plutôt de respect, d’amitié, d’amour. Lors d’un pélerinage que j’ai fait à Lourdes, en tant que brancardier, j’ai vu et ressentit la force de ces personnes, si humbles, mais si courageuses, si remplies de vie et d’espoir !
    Comme nous sommes petits devant elles !
    Le téléthon est un zoo, une euphorie nationale sur le thème : “Aidez-nous à leur rendre leur normalité”. Cela m’est insupportable.
    C’est tout à l’honneur de Libération d’avoir publié ce courrier.

  3. “””Heureusement que je suis de la génération “anté-Téléthon”. Je l’ai échappé belle ! Je serais née ? Non, justement je ne serais pas née !”””
    “””J’aime ma vie. Je ne voudrais pas être quelqu’un d’autre. J’ai rencontré bien des gens sans aucun handicap mais qui n’avaient aucune joie de vivre”””.
    Admirable! Vraiment. Une Chrétienne sûrement a pu dire cela.
    N’oublions pas nos règles hospitalières au “Moyen Âge” qui appellaient les malades, “nos seigneurs les malades”, vrais représentants du Christ souffrant.
    Les franc-maçons auront beau y faire…, ils auront beau arguer des “droits de l’homme” (sans Dieu…), cette époque moyen-âgeuse ou d'”Ancien Régime”…, qui vit les malades et les pauvres nommés “nos seigneurs” sur tous les frontons de nos hospcices, hôtels-Dieu, maison-Dieu, etc., comme belles images du Crucifié, fut d’une valeur morale infiniment plus élevée que celle qu’ils ont bâtie depuis 1789 où celui qui a un handicap détecté avant sa naissance ne mérite pas de vivre… Si ce n’est pas de l’eugénisme nazi… ça y ressemble de plus en plus.

  4. J’ai regardé le Téléthon sur la RAI Uno, télévision italienne.
    Pas de pleurs autour d’handicapés en chaises roulantes, juste la fête, les jeux, la bonne humeur.
    Enfin pendant les 3 heures que j’ai regardées….
    Mais tout de même quelle différence !

  5. En effet, très bel exemple.
    La dérive laiciste visant à adorer le Veau d’or quitte à éliminer les enfants handicapés fait de plus en plus froid dans le dos.
    Il est temps d’arrêter le massacre.

  6. Quelle merveilleuse réponse ! … à disperser les superbes façon puzzle !

  7. Ce que dit cette femme est très beau et très vrai. Entre parenthèses, cela remet en cause aussi la “philosophie” du professeur Lejeune. Faut-il considérer les anoamlises génétiques come des maladies ? C’est uen question qui doit être posée, car la recherche génétique ressemble selon moi à du prométhéisme. Pour avoir partagé la vie de personnes ayant ce que la société appelle un “handicap mental”, je puis dire que nous sommes tous “handicapés”. Ou personne ne l’est.
    Au fond, dire du “handicap mental” qu’il est une maladie, c’est ne pas accepter la limite du pouvoir de l’homme sur la Création.
    J’admets que cette position peut paraître extrême et mérite d”bat. MAis au moins, qu’on ait le droit de ne pas partager la, me semble-t-il, dangeureuse compassion – passablement narcissique et prométhéenne des recherches dans l’esprit de la Fondation Lejeune.
    J’écouterai avec attention les réactions que cette position pourraient susciter – du moins celles qui l’auront vraiment écoutée sans la condamner parce qu’elle ose questionner une démarche à mon goût un peu trop adulée chez les catholiques

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