S’il est tout à fait normal de condamner les tags et actes antisémites, il est scandaleux de constater une fois de plus le deux poids, deux mesures des médias qui occultent les profanations d’églises qui se multiplient également.
L’Église catholique fait face en France à une vague d’actes malveillants. Pas moins de neuf églises ont été visées entre le 28 janvier et le 10 février. Sur cette seule période, quatre ont subi des actes de «profanation», cinq des actes de «vandalisme». Selon les chiffres 2017 du ministère de l’Intérieur, l’Église catholique et les Églises chrétiennes détiennent le record d’atteintes aux lieux de culte: 878 sur les 978 actes recensés. Soit une moyenne de deux par jour.
L’Église préfère toutefois s’en tenir à une relative discrétion sur ce sujet. «On veut éviter les effets de surenchère», explique un conseiller d’évêque.
Le porte-parole de la conférence épiscopale française, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, a émis ces deux messages successifs sur twitter :
Des églises incendiées, saccagées, profanées. Nous ne pourrons jamais nous habituer à ce que ces lieux de paix soient la proie de violences, à ce que nous avons de plus beau et de plus précieux, le corps du Christ, soit piétiné. #stopauxprofanations
— O.RIBADEAU DUMAS (@ORDUMAS) 11 février 2019
L’#antisemitisme est une plaie ouverte au cœur de notre société. Nous devons tous nous unir pour le combattre. Ne nous résignons pas à la montée de la haine !
— O.RIBADEAU DUMAS (@ORDUMAS) 11 février 2019
Mais le vrai scandale est de ne pas nommer précisément les auteurs de ces tags antisémites et leurs motivations, de ne pas expliquer pourquoi un grand nombre de juifs quittent la France, ne pas pas dire que les juifs désertent massivement la Seine Saint-Denis… Le député LR Brigitte Kuster l’avait dit avec courage à l’assemblée nationale en novembre 2018 :
“(…) Il existe une forme d’antisémitisme qui procède d’un véritable système, qui agit à visage découvert et dont la dangerosité n’est plus à prouver. Cet antisémitisme tue (…) Il chasse des familles de quartiers où elles vivaient depuis des générations et refuse, voire interdit, l’enseignement de la Shoah à l’école. Cet antisémitisme a un nom, monsieur le Premier ministre : islamisme ! Et ce nom, jamais vous ne le prononcez ! (…)
Marine Le Pen l’avait aussi dénoncé sur twitter :
Hyper Cacher, #CharlieHebdo : il y a 4 ans le terrorisme islamiste faisait un carnage au cœur même de notre capitale. Depuis, l’antisémitisme islamiste n’a jamais été aussi puissant et la liberté d’expression jamais aussi affaiblie. Quel terrible aveu d’échec. MLP
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) 7 janvier 2019
Refuser de désigner la cause de cette montée de l’antisémitisme, c’est se condamner à l’impuissance et donc renoncer à le combattre. MLP https://t.co/Z0HNlUE8kO
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) 9 novembre 2018
Et il est malheureux que certains médias continuent de considérer de manière certaine le meurtre de Mireille Knoll comme un acte antisémite (entendu encore ce matin chez Jean-Jacques Bourdin) alors que l’enquête piétine pour prouver le caractère antisémite de cet acte odieux (voir aussi ce post de mars 2018) :
Après six mois d’enquête, le meurtre de Mireille Knoll demeure nimbé de mystère (…) Si le mobile antisémite ne fait aucun doute pour les enfants de la retraitée, les enquêteurs du 2e district de la police judiciaire de Paris ont mené d’importantes investigations pour l’étayer. Sans grand succès jusqu’ici (…)
Pas moins de 87 personnes ont été interrogées. « Aucune ne nous faisait part de problèmes liés à la présence dans la résidence de différentes communautés religieuses ou de familles d’origines géographiques différentes, rapportent les policiers dans leur synthèse. Au contraire, toutes s’accordaient à dire qu’il faisait plutôt bon vivre dans le quartier. » (…)
Vendredi, les juges d’instruction ont mandaté un expert psychiatre pour ausculter les deux suspects. Parmi ses missions, outre évaluer l’éventuelle présence « d’anomalies mentales » : « Dire si l’infraction reprochée aux sujets est en relation avec des éléments biographiques des intéressés. » En clair… dire s’ils sont antisémites.”

Michel
Le politiquement correct n’admet qu’une seule cause de l’antisémitisme : l’extrême-droite, bien sûr !! Car il ne saurait désigner les véritables causes et leurs auteurs – que tout le monde connaît – sauf à renier ses fondements. Terrible dilemme ! Disons quand même que l’on peut observer que la montée de l’antisémitisme est en corrélation étroite avec l’immigration subméditerranéenne et proche-orientale…
Par ailleurs, le gouvernement si prompt à s’émouvoir pour des inscriptions antisémites n’a pas un mot après la profanation et la dégradation de 9 églises. Que n’aurait-on pas entendu si cela avait concerné une seule synagogue ou une seule mosquée… De là à soupçonner que les Castaner et Cie ont l’indignation sélective et politiquement orientée…
Meltoisan
Quand une personne s’en prend à un symbole juifs, c’est de l’antisémitisme.
Quand une personne s’en prend à un symbole arabe, c’est aussi de l’antisémitisme car ils sont aussi descendants de Sem, donc sémites. Quand on écrit ça, nos politiciens et médias sont confus et ne savent que répondre…
En revanche, quand une personne s’en prend à un symbole chrétien, ça n’existe pas. C’est comme la théorie du genre pour Belkacem : On la met en oeuvre mais elle n’existe pas!