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De quel droit Le Conseil d’Etat peut-il abandonner la protection des enfants au nom d’intérêts individuels ?

Communiqué d'Alliance Vita suite au rapport du Conseil d'Etat (accessible ici):

Fotolia_39275687_S"Après la publication du rapport du Conseil d’Etat, Alliance VITA veut interpeller le Président de la République pour faire entendre la voix du grand oublié de ce rapport qu’est l’enfant : le Conseil d’Etat tend en effet à s’aligner sur certaines demandes sociétales en matière de procréation au détriment de l’intérêt supérieur de l’enfant.

En préconisant un nouveau type de filiation avec deux filiations maternelles, la France introduirait une grave discrimination pour les enfants privés définitivement par l’état civil de généalogie paternelle. Une instance juridique supposée conseiller le gouvernement en matière de procréation accrédite des demandes sociétales d’adultes, à la fois transgressives et très minoritaires, au lieu d’évaluer la politique de prévention de l’infertilité (causes environnementales et comportementales), et de reconnaître les incidences de la banalisation de la PMA sur les droits de l’enfant. Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA,

« Ces préconisations nouvelles donnent l’impression d’une instance peu soucieuse de cohérence juridique et de justice pour les plus faibles. Comme si des mobiles politiques l’obligeaient à revenir sur son travail passé… Comment se peut-il qu’en quelques années les principes protecteurs des enfants revendiqués lors de la révision de la loi de 2011, tombent d’un coup ? Le Conseil d’Etat avait préconisé alors d’éviter « le risque de surenchère vers le moins disant éthique », de ne pas remettre en cause « l’exigence fondamentale de donner à l’enfant une famille comportant un père et une

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Le fascisme ne passera pas : quel fascisme ?

De François Billot de Lochner :

Capture d’écran 2018-05-11 à 13.01.39"Samedi dernier, Robert Ménard, invité par des élus locaux de Gironde à venir discuter de l’union des droites, était attendu à Saint-André-de-Cubzac, en toute légalité. Sur le chemin de la salle de réunion, il se fait, par deux fois, frapper et jeter à terre, dans un climat consternant de rires et de sarcasmes, de la part d’une escouade d’élus de partis « irréprochables ».

Tout cela sans réelle réaction des gendarmes mobilisés pour le maintien de l’ordre. Bilan de de cette triste affaire pour l’homme politique : quatre  jours complets d’interruption temporaire de travail, suivis de onze jours partiels. Rien que ça. Robert Ménard incarnant le fascisme, il fallait l’intimider, le bloquer, le violenter, le brutaliser : le fascisme ne devait pas passer.

Le fascisme, mais quel fascisme ? Sans remonter jusqu’à Charles le Chauve, et pour s’en tenir simplement au millénaire actuel, il apparaît que le fascisme fait bon ménage avec la gauche dans son ensemble. Qui a réprimé dans une inacceptable violence les très pacifiques manifestants s’opposant à la loi Taubira ? Le très socialiste ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls. Qui aurait trouvé plaisant qu’une bombe explose dans le cortège des manifestants ? Le très libertaro-gauchiste Pierre Bergé, ami intime du très socialiste président de la République de l’époque. Qui ravagent régulièrement les centres-villes de grandes agglomérations comme Paris, Nantes ou Rennes ? Les très gauchistes héritiers de mai 68. Qui a organisé un camp retranché à Notre-Dame des Landes, en toute violence et

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Instruction obligatoire dès 3 ans : quel intérêt à légiférer ?

La Fondation pour l’école réagit à l’annonce gouvernementale de l’abaissement de la scolarisation obligatoire des enfants de 6 à 3 ans :

Capture d’écran 2018-03-29 à 09.27.46“J’ai décidé de rendre obligatoire l’école maternelle et ainsi d’abaisser de 6 à 3 ans en France l’obligation d’instruction dès la rentrée 2019” […] ”Il faut cesser de considérer l’école maternelle comme une option”. Emmanuel Macron. Assises de l’École Maternelle, 27 mars 2018.

Les Assises de l’École maternelle se sont ouvertes ce mardi 27 février sur cette annonce phare du Président, reposant sur une proposition du Ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

ENTRE INSTRUCTION ET SCOLARISATION, LE DEVOIR DE DISCERNER

La Fondation pour l’école rappelle à cette occasion que la liberté de choix donnée aux parents de scolariser ou non leur enfant au sein des établissements scolaires ne saurait être remise en cause, instruction et scolarisation ne pouvant être confondues. En France en effet, seule l’instruction est aujourd’hui obligatoire de 6 à 16 ans et non la scolarisation (article L131-1 du Code de l’Éducation :“l’instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, entre six ans et seize ans”).

Le cadre dans lequel cette instruction peut être dispensée est fixé, lui, par article L131-2 : “l’instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l’un d’entre eux, ou toute personne de leur choix”.

  • L’abaissement de l’âge de l’instruction à 3 ans ne peut remettre en question une liberté majeure : la liberté

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Quel adhérent, militant ou électeur du FN a-t-il jamais pensé servir le Diable ou ses œuvres ?

Analyse de Philippe Randa sur la dédiabolisation du FN :

« Rassemblement » dédiabolise-t-il davantage que « Front » ?

"Ce mot de « dédiabolisation » est une imposture qui légitime le fait que le FN soit ou ait été effectivement diabolique : quel adhérent, militant ou électeur de celui-ci a-t-il jamais pensé servir le Diable ou ses œuvres ?

En revanche, il est plus certain que le Front national a toujours pâtit d’un déficit de crédibilité : ce n’est pas ce que ses responsables d’antan (et Jean-Marie Le Pen en tête) disaient ou proposaient qui n’a pas convaincu une majorité de Français, c’est bien plutôt leur capacité à gouverner… et trop souvent aussi à sembler se complaire dans la nostalgie d’époques révolues, sorte de paradis perdu, mal défini d’ailleurs et trop souvent fantasmés ; ses adversaires politiques ont toujours martelé qu’il fallait croire en un avenir meilleur et ils ont davantage séduit…

Enfin, la dernière élection présidentielle a été particulièrement révélatrice de ce déficit de crédibilité : axer quasi-exclusivement son programme en affirmant qu’abandonner l’euro serait le remède miracle à tous les maux des Français, puis freiner des quatre fers dans les derniers temps de la campagne parce que, à l’évidence, cela ne convainquait personne, ne pouvait aboutir qu’au score décevant de Marine Le Pen au second tour.

Plus grave encore est de l’avoir vu danser et boire du champagne le soir de sa défaite ; beaucoup en auront été choqué à juste titre : avait-elle vraiment conscience de l’enjeu ont pu se demander ces millions de Français qui

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Médecine du désir : « Quel monde voulons-nous pour demain ? »

Témoignage d'un lecteur du Salon beige :

Unknown-28Le 1er mars je me suis rendu à la Mairie du 8ème arrondissement de Lyon, pour un débat sur la PMA organisé par l'Espace Éthique Rhône Alpes. S'intégrant à une série d'événements baptisée « Quel monde voulons-nous pour demain », la conférence s'intitulait « PMA : vers une nouvelle conception de l'humanité ? »

Un professeur en médecine animait les débats, sorte de Monsieur Loyal bonhomme invoquant la toute puissance du législateur dès lors que pointait une incohérence. Un médecin, s'honorant d' « avoir fait toute sa carrière dans la PMA », nous a ensuite expliqué que, pour qu'il y ait « projet parental », il suffisait qu'on soit prêt à importer l'embryon dans une matrice. Puis une autoproclamée philosophe nous a dit que, selon la sagesse kantienne, le foetus n'était pas une personne, puisque celui-ci étant un sujet ne pouvait être auteur de ses propres lois. Enfin, une avocate à la voix fébrile nous a rassurés, affirmant que le cadre légal protégeait la PMA de tout eugénisme. Le problème était que, dix minutes avant, Docteur Folamour nous avait bien rappelé que les donneurs de sperme devaient être des porteurs sains, sans antécédent génétique.

S'ensuivit un débat, courtois et contradictoire. Les uns opposèrent aux propos entendus la souveraineté des droits de l'enfant, les dangers d'une parenté endommagée, la douleur que susciterait une filiation dissimulée. Les autres s'offusquèrent : on ne comprenait pas leur souffrance, ils avaient bien droit à l'engendrement puisqu'ils étaient des infertiles sociaux. La discussion s'envenima, tout opposant à la

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Quel débouché politique pour le conservatisme ?

Entretien avec Christophe Boutin sur Le Dictionnaire du conservatisme :

On parle beaucoup d'un retour du conservatisme dans la vie politique française. S'agit-il d'une énième marotte médiatique ou pensez-vous que cela correspond à une réalité?

BL’apparition ou la réapparition d’une notion sur le devant de la scène politique, et notamment son appropriation par le personnel politique, peut résulter effectivement, parfois, de ce que le politique moderne tend à rechercher l’onction des médias, quel que soit le prix à payer en termes de cohérence idéologique. Mais les « marottes médiatiques », pour reprendre votre expression, les actuels ponts-aux-ânes et autres « marronniers », ne sont pas conservateurs. Prenez les médias « mainstream » comme on dit, et plus encore audiovisuels qu’écrits, et vous constaterez qu’il s’agit du même discours « politiquement correct », avec repentance à tous les étages, théorie du genre et écriture inclusive, culpabilisation historique pour les uns et droit aux réunions « racisées » pour les autres. L’ensemble converge pour aboutir à la négation absolue du droit qu’ont un individu ou une société à persévérer dans leur être, ce qui est justement l’essence du conservatisme.

Le « retour » du conservatisme vient donc d’autre chose que d’un engouement médiatique. Il vient très certainement de l’infinie lassitude de ceux qui sont soumis depuis des années à cette pression, de ceux qui sont interdits de parler, de seulement dire ce qu’ils voient ou ce qu’ils vivent. En France, mais pas seulement, une part importante des populations refuse aujourd’hui de disparaître broyée dans cette dissolution morbide qu’est le monde de la « mondialisation

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Empire ? Quel empire ?

Selon ce site, (en anglais), spécialisé dans l'étude des phénomènes de la mondialisation, en 2017, les forces spéciales étatsuniennes auraient été déployées dans 149 (cent quarante-neuf, vous avez bien lu) pays, selon les chiffres fournis au site tomdispatch.com par le commandement US des opérations spéciales. Ceci représente à peu près 75% des pays de la planète, à comparer aux 138 pays ayant "bénéficié" de ce genre de déploiements en 2016, Obama regnante. C'est aussi un saut de presque 150% depuis les derniers jours de GW Bush à la Maison Blanche. Chaque jour, il y aurait 8000 hommes de l'USSOCOM (le commandement des opérations spéciales US) déployés dans 80 pays environ.

Une conclusion s'impose : méfiez-vous de Vladimir Poutine !

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Question : dans quel pays en guerre a été tournée cette vidéo la nuit dernière ?

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