Archives par étiquette : l’ordre

La crèche de la mairie de Paray-Le-Monial ne trouble pas l’ordre public

Lu dans Le Journal de Saône et Loire :

Cette-creche-en-nacre-avait-ete-offerte-par-le-maire-de-bethleem-lors-de-la-signature-du-pacte-de-jumelage-avec-paray-le-monial-en-2003-photo-maryvonne-bidault-1514908716"Dans une ordonnance en date du 22 décembre dernier, le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de la Ligue des Droits de l'homme (LDH) qui réclamait la suspension de la décision du maire de Paray-le-Monial d'installer une crèche dans le hall de l'hôtel-de-ville. Le magistrat a estimé que la LDH n'a apporté "aucun témoignage ou autre commencement de preuve" que la présence de la crèche, exposée à la mairie depuis le 30 novembre 2017, était "susceptible de troubler l'ordre public".

Considérant qu'en l'absence de trouble à l'ordre public, il n'y avait pas d'urgence dans ce dossier, le juge des référés a rejeté le recours de la LDH, sans se prononcer sur le fond, en l'occurrence la violation ou non des principes de neutralité du service public et de laïcité."

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« On considère une relation sexuelle, légitime, à partir du moment où elle est consenti. C’est une manière subjective d’envisager l’ordre social »

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé un projet de loi visant à ce qu’on ne puisse plus présumer du consentement d’un enfant en dessous de 13 ans. Sur l'Homme Nouveau, Odon de Cacqueray écrit :

Logo"Ce projet de loi a été dénoncé par beaucoup d’internautes. […] Le projet de loi vient renforcer la sévérité de la justice, pas accentuer son laxisme. En dessous de 11, 13 ou 15 ans (c’est en cours de discussion), il y aura, si cette loi est votée, une « présomption irréfragable de non-consentement ». La partie adverse ne pourra plus apporter de preuves contraires. Il faut ajouter que le projet de loi entend allonger les délais de prescription. On sait aujourd’hui que le choc de l’agression peut entraîner une amnésie. Les futurs délais veulent donner à un adulte agressé dans sa jeunesse la possibilité, si des souvenirs enfouis ressurgissent, de poursuivre son agresseur.

Pour Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé et porte-parole de Juristes pour l’enfance :

« Les actes sexuels entre mineurs et majeurs ne sont pas assez bien sanctionnés par le Code pénal, mais c’est l’acte qui doit être incriminé, il ne faut pas que le consentement fasse partie de la définition ou de l’exclusion de l’infraction ».

[…] Guillaume Bernard, politologue et maître de conférences à l’ICES (Institut Catholique d’Études Supérieures), interrogé sur le sujet, approfondit cet angle de réflexion en l’axant sur la philosophie du droit :

« On est ici susceptible

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Rebondissement à l’Ordre de Malte : Boeslager est vraiment coupable

Dans L'Homme Nouveau, Daniel Hamiche rapporte

Images-3"[…] Pour avoir demandé et obtenu la révocation d’Albrecht von Boeselager, Grand Chancelier de l’Ordre, convaincu d’avoir fait distribuer des préservatifs dans le cadre des interventions de Malteser International dont il était le dirigeant, c’est le Grand Maître Matthew Festing qui fut contraint à la démission. […] Albrecht von Boeslager, quant à lui, était réintégré dans l’Ordre et dans ses hautes fonctions à la demande du Pape et du secrétaire d’État.

La réintégration triomphale de Boeslager n’a pas éteint en lui l’esprit de vengeance contre la presse catholique jugée par lui coupable d’avoir rapporté les actions peu flatteuses de Malteser International. […] En mars dernier, Kath.net reçut une mise en demeure de l’avocat allemand de Boeslager, en sa qualité de Grand Chancelier de Malte, pour avoir notamment signalé aussi, en décembre 2016, une donation de 30 millions de francs suisses, acceptée par Boeslager. La lettre de mise en demeure exigeait une rétractation de ­Kath.net, à défaut de laquelle l’agence catholique serait traînée devant les tribunaux. […] Kath.net proposa une tribune libre à l’avocat pour expliquer la position et les remarques de Malte. Ce fut refusé et l’avocat déposa au nom de son client une plainte au tribunal du Land de Hambourg.

Ce dernier a rendu son jugement le 6 juin et les attendus ont été communiqués à ­Kath.net qui les a reçus le 12 septembre dernier. Ils sont accablants pour Boeslager. Dans un article du 20 septembre titré : « Malteser :

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Marquer clairement une volonté d’insoumission à l’ordre idéologique dominant

Figure de la vie intellectuelle québécoise, Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Dans une tribune publiée sur le Figarovox, il se demande Comment être de droite dans un système médiatique de gauche?

Unknown-2"Nous avons assisté ces dernières années à une renaissance intellectuelle du conservatisme. Des ouvrages majeurs ont montré de quelle manière le fondamentalisme de la modernité menaçait les fondements mêmes des sociétés occidentales. Mais cette renaissance intellectuelle ne pourra se traduire politiquement que lorsque les leaders de la droite ne chercheront plus à donner des gages à ceux qui les menacent sans cesse de diabolisation médiatique. Ils devront se délivrer de l'hypnose progressiste.

Il ne s'agit pas de transgresser pour transgresser, ou de provoquer pour provoquer, mais de marquer clairement une volonté d'insoumission à l'ordre idéologique dominant qui continue de reposer sur le refoulement systématique du conservatisme, dans lequel on ne veut voir qu'une série de phobies. Cela exige non seulement du courage mais aussi, une résolution ferme à ne pas penser le devenir des sociétés occidentales sous le signe d'un sens de l'histoire qui les pousserait toujours plus loin sur le chemin du multiculturalisme et de l'individualisme radical.

La chose est attendue depuis longtemps par l'électorat de droite. Il n'est pas insensé de croire que cette espérance puisse aujourd'hui aboutir ou du moins, fonder

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Les évangéliques veulent que l’ONU rappelle la France à l’ordre sur la liberté

Lu sur Gènéthique :

"Un rapport sur la liberté de conscience en France a été remis par le Conseil national des évangéliques de France (Cnef) au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ce rapport présente « 12 recommandations » en vue de « l’examen périodique universel de la France en 2018 ».

Le Cnef demande entre autres une modification du Code de la santé publique avec l’ajout d’une clause de conscience pour l’ensemble du personnel soignant « notamment dans les domaines de la procréation et de la fin de vie », tout en « garantissant l’accès aux soins ».

Il souhaite également que le gouvernement français veille « à ce que les programmes de l’Education nationale et les méthodes pédagogiques respectent la liberté de pensée, de conscience et de religion des élèves et de leurs parents, notamment s’agissant de l’éducation à la sexualité et de la présentation du fait religieux ».

Enfin, concernant le délit d’entrave numérique à l’avortement, le Cnef réclame « que la liberté d’expression et de communication soit garantie pour permettre la mise à disposition d’informations pluralistes sur ce sujet délicat »."

Romain Choisnet, directeur de la communication du Cnef, explique :

« Nous espérons un rappel à l’ordre de l’ONU envers la France, pour que la liberté de conscience, d’expression et de culte soit réellement respectée, pas seulement pour les évangéliques, mais pour toutes les religions ».

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Il n’y a pas assez de forces de l’ordre pour assurer la sécurité des matchs de foot

On apprend dans L'Equipe que les forces de l'ordre sont débordées, en raison des émeutes de banlieue :

"Les autorités publiques ont décidé d'interdire le déplacement des supporters du PSG ce dimanche à Marseille pour le Classique (21 heures au stade Vélodrome). Initialement ils devaient être 500 pour ce choc selon le principe de réciprocité qui prévaut désormais pour ces rencontres. La décision des pouvoirs publics, qui intervient au lendemain d'une réunion à Marseille préparatoire au match, est motivée par le contexte très tendu actuellement dans les banlieues et ils ne disposent pas d'assez de forces pour garantir la sécurité des fans parisiens."

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Le cardinal Müller rappelle à l’ordre les évêques qui sur-interprétent le magistère

Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Gerhard-Ludwig Müller, s’est exprimé sur le contenu des dubia – sans les nommer – au sujet de l’exhortation Amoris laetitia. Dans un entretien à la revue Il Timone de février 2017, le prélat rappelle à l’ordre les évêques qui sur-interprétent le magistère (notamment à Malte). Extraits :

208x275Peut-il y avoir une contradiction entre la doctrine et la conscience personnelle?

Non, c'est impossible. Par exemple, on ne peut pas dire qu'il existe des circonstances selon lesquelles un acte d'adultère ne constitue pas un péché mortel. Pour la doctrine catholique, il est impossible que le péché mortel coexiste avec la grâce sanctifiante. Pour surmonter cette absurde contradiction, le Christ a institué pour les fidèles le sacrement de pénitence et de réconciliation avec Dieu et avec l'Église.

C'est une question qui est largement discutée au sujet du débat entourant l'exhortation post-synodale «Amoris Laetitia».

"Amoris Laetitia" doit être clairement interprété à la lumière de toute la doctrine de l'Église. […] Je n'aime pas, il n'est pas juste que tant d'évêques interprètent "Amoris Laetitia" selon leur façon de comprendre l'enseignement du pape. Cela ne respecte pas la ligne de la doctrine catholique. Le magistère du pape n'est interprété que par lui ou par la congrégation pour la doctrine de la foi. Le pape interprète les évêques, ce ne sont pas les évêques qui interprètent le pape, cela constituerait une inversion de la structure de l'Église catholique. A

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Démission du Grand Maître de l’Ordre de Malte : une décision sans précédent

ImagesLe 6 décembre 2016, Fra’ Matthew Festing, Grand Maître de l'Ordre de Malte, exige la démission du grand chancelier allemand Albrecht Von Boeselager, numéro trois de l’organisation et membre de l’ordre depuis quarante ans. Il avait en effet couvert la distribution de préservatifs par un dispensaire de l’Ordre de Malte. Alors qu’Albrecht Von Boeselager refuse de démissionner, Fra’ Matthew Festing le démet de ses fonctions. Ayant appris cette nouvelle, le Pape décide de nomme une commission pour enquêter auprès de l’Ordre de Malte, enquête à laquelle s’est fermement opposé le grand maître de l’Ordre, l’Ordre étant totalement souverain. 4 des 5 membres de cette commission sont des membres de l’Ordre de Malte et 3 d’entre eux sont des amis de l’ex-grand chancelier.

Le pape François a alors demandé à Fra 'Matthew Festing, Grand Maître de l'Ordre de Malte, de démissionner et il a accepté le 23 janvier. Riccardo Cascioli commente cette décision extraordinaire dans un article traduit par Benoît et moi :

"[…] Il s'agit d'une décision sans précédent qui a provoqué une grande confusion et ne manquera pas d'avoir des répercussions internationales: l'Ordre de Malte est en effet un Etat souverain, un Etat sans territoire, qui a aussi accrédité un ambassadeur auprès du Saint-Siège. Comme l'a noté l'hebdomadaire britannique The Catholic Heraldla décision du pape équivaut à une annexion pure et simple, une violation flagrante du droit international qui, en fin de compte, menace même l'indépendance du Saint-Siège. Avec un précédent de ce genre, comment pourrait-on en effet légitimement défendre le Saint-Siège, si par exemple,

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Croire que l’on peut réformer une bureaucratie de la taille de l’UE, c’est de l’ordre de la croyance religieuse

Le 4 février, L’Action française organise un colloque : “La République contre le peuple !” Dans son journal L'Action française 2000, il nous est donné avant-goût des sujets qui seront explorés : 

"Comment les partis politiques français considèrent-ils l’Europe et comment se comportent-ils via leurs députés européens ? Y a-t-il un double discours, une continuité de pensée, un désintérêt, un désaveu, une volonté de sauvegarder les intérêts de la France ?

Capture d’écran 2017-01-19 à 21.51.44Ramu de Bellescize – Traditionnellement, nous avions en France des partis franchement anti-européens : je pense au Mouvement des Citoyens, au Front national et même à François Fillon, qui fut “l’aide de camp” de Philippe Seguin. Ce qui est étonnant, c’est que tous les discours sont devenus très aseptisés. On critique l’Europe mais sans plus adopter de positions de combat. L’Europe, il faut la garder, il faut la réformer, la tolérer… C’est une évolution surprenante de partis qui avaient un message clair, très réservé à l’égard de l’Europe, passés à un discours conciliant – à l’exception de Mélenchon. Au parti Les Républicains, il y avait traditionnellement une tendance anti-européenne qui n’a pas ressurgi avec François Fillon, qui mena pourtant le combat contre Maastricht. Mais sa profession de foi (son programme présenté aux primaires), est très pro-européenne, avec notamment l’adoption d’une forme de règle d’or, pour limiter les déficits, comme l’exige le Pacte budgétaire européen.

La France, championne et fondatrice de cette Union, dont on dit aujourd’hui qu’elle entendait en être le pilote, est-elle victime de la machine qu’elle a lancée

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