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Des frictions entre la franc-maçonnerie et Emmanuel Macron ?

C'est ce que croit savoir Le Figaro :

"La plupart des frères ont soutenu l'élection d'Emmanuel Macron, symbole d'ouverture politique. Mais, depuis mai 2017, les frictions s'accumulent entre certaines franges de la franc-maçonnerie française qui défendent une vision stricte de la laïcité, et un président très spiritualiste qui a multiplié les gestes en direction des religions."

Mais il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles. Ainsi, le 28 mai a eu lieu au siège de la Grande Loge Féminine de France (GLFF) une réunion avec Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il s’agissait d’une réunion réservée aux sœurs de l’obédience féminine, donc une sorte de tenue blanche fermée, qui n’est pas accompagnée de publicité comme une réunion publique. Marlène Schiappa avait reçu le 8 décembre le prix spécial du jury de la laïcité du Grand Chapitre Général (Rite Français) du GODF. Elle avait aussi reçu la Grande Maîtresse Marie-Thérèse Besson à son ministère le 25 juillet 2017.

Voici ce qu'en dit Bernard Antony :

"J’ai naguère parlé de la « franc-macronnerie ». J’en conviens volontiers, c’était, à une lettre près, un jeu de mots facile. Mais si j’y ai succombé, c’est qu’il permettait d’évoquer une réalité : celle que reprend en couverture le Figaro Magazine

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2-8 août : Université du Centre Charlier entre Lourdes et Pau

Voici le programme :

Jeudi 2 août

  •  14 h à 17 h : Accueil et installation des participants – visite des lieux
  • 17 h : réunion générale : Présentation des participants et du programme
  • 18 h : « Le génocide français » : qu’entend-on par là ? Introduction par Bernard Antony et Pierre Henri Table ronde et questions.

 Vendredi 3 août Thème de la matinée : « Rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

  • 8 h 45 :  La « Chrétienté » : les différents sens du mot, hier et aujourd’hui Ni théocratie ni cléricalisme : la réplique au laïcisme Introduction par Guillaume de Thieulloy Table ronde et questions
  • 10h15 : Un propos totalitaire : « Pas de loi religieuse au-dessus de la loi de la République » (Jacques Chirac) Introduction par Cécile Montmirail. Table ronde et questions.
  • de 16 h 30 à 19 h : Aspects du communisme. Introduction par Constantin Télégat Table ronde et questions

Samedi 4 août Thème de la journée : les grandes idéologies

  •  8h45 : L’islam : la personne du Christ et le personnage de Mahomet Introduction par Christophe Bilek Table ronde et questions
  • 10h15 :   Les principales erreurs sur le phénomène islamique Introduction par Yann Baly Table ronde et questions
  • de 16h 30 à 19 h : La grande continuité totalitaire et génocidaire : Jacobinisme, Jeunes-Turcs, Nazisme, communisme Introduction par Michel Léon, Pierre Henri, Bernard Antony Table ronde et questions.

Dimanche 5 août

  • 10h Messe à la basilique de Lourdes  (dans la forme extraordinaire du rite romain) et prières à la grotte.
  • Après-midi à préciser (selon la météo)
  • 17 h : 

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Entre la mentalité libertaire et l’islamisme, l’heure est venue

GuibertDans cet ouvrage, le père Guibert appelle les chrétiens à un sursaut de lucidité, à un embrasement spirituel. Ils ne peuvent continuer sur la voie du compromis ou de l’esprit mondain, souvent par souci du vivre ensemble ou d’avoir la paix, dans une société de plus en plus déchristianisée, car cela ne sera pas tenable pour eux longtemps. En effet, comme avertissait le cardinal Sarah en octobre 2015, ils seront bientôt pris en étau entre deux idéologies :

« les deux grandes idéologies totalitaires qui menacent actuellement la société, la famille et l’Église : la mentalité libertaire des démocraties occidentales ainsi que l’islamisme radical, l’un et l’autre ouvertement christianophobes. »

« Pas d’amalgame », « nouvelles discriminations », « victimes des oppresseurs », etc., dans un contexte où la pensée peine à se déployer face à un champ lexical de plus en plus réduit et tabou, l’urgence est déjà de voir clair et ne pas se leurrer face à l’immigration de masse ou le choc des civilisations : « En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire », écrivait George Orwell.

L’auteur analyse donc cet air du temps, ses racines idéologiques, l’oppression qu’elle déploie avant de proposer quelques boussoles pour les chrétiens désireux de traverser la tempête dans la fidélité à leur Maître et dans l’amour de l’Église.

L’heure est venue de poser les bons diagnostics et de ne plus avoir peur de nommer les choses ; et en fonction de cela, adopter une

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Conseil de l’Europe : confrontation entre les Droits de l’Homme et la Charia

De Nicolas Bauer suir l'ECLJ :

Images"Depuis janvier 2016, la discussion à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) d’un rapport sur l'incompatibilité de la charia islamique avec les droits de l'homme se fait attendre. L'ECLJ a pu consulter sa version la plus récente, datée du 19 avril 2018, qui montre avec lucidité l'échec et l’impossibilité de l'intégration de l'islam dans le système de protection des droits de l'homme. Des stratégies dilatoires sont utilisées afin d'éviter le débat autour de ce rapport, qui déplaît à la fois aux pays musulmans et aux idéologues progressistes. Le député hollandais Pieter OMTZIGT (PPE/DC), initiateur de la proposition de résolution demandant la réalisation du rapport, expliquait déjà à l’ECLJ en février 2017 : « Les choses n'avancent pas très vite mais cela devrait être fait cette année ». L’examen de ce rapport sur la charia était à l'ordre du jour de la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l'APCE le 25 avril 2018, mais a été annulé le matin même.

Cette procrastination semble liée aux pressions de la Turquie et de son affidé l’Azerbaïdjan sur le rapporteur Antonio GUTIERREZ (PSOE). Ces deux pays avaient contribué à écarter de la rédaction de ce rapport les députés connus pour être critiques sur l’islam, en particulier Pieter OMTZIGT, qui avait rassemblé 27 députés pour demander ce rapport et était donc pressenti pour être rapporteur. Contrairement à l’usage, un autre député a cependant été désigné, Meritxell MATEU (ADLE), qui a quitté l’APCE et

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Notre situation ressemble à celle des chrétiens du Ve siècle, pris en étau entre une société en voie d’effondrement, et la montée en puissance d’autres cultures

Homélie du dimanche de Pentecôte entre Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, prononcée par l'abbé Benoît Paul-Joseph, Supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pierre :

NDC2018-abbe-paul-joseph"Chers amis pèlerins,

Pour quelques instants notre cohorte s’est arrêtée. Pour que nous puissions reprendre haleine ; refaire nos forces ; nourrir nos corps et nos âmes avant de repartir. Car dans une heure tout au plus, cette plaine sera à nouveau déserte et nous aurons repris la marche avec notre fatigue et notre joie, nos prières et nos chants.

Chers amis, vue du Ciel, vue de Dieu, notre cohorte est assurément magnifique ! Elle scintille de mille beautés et je crois que nous pouvons en être fiers ! Beauté certes, de nos bannières, de nos croix et de nos oriflammes, mais beauté surtout de nos traits fatigués, de nos membres déjà lourds, de notre dénuement dans cette campagne de France, de notre sainte obstination à toujours repartir, de nos cœurs pleins d’espérance et, je l’espère, de nos âmes purifiées ! Chers amis, nous sommes la cohorte des amis de Dieu, un bel échantillon de l’Eglise militante, un sursaut de chrétienté.

Pour beaucoup de nos contemporains, notre démarche est une énigme, parfois même une absurdité. Ne nous en étonnons pas, nous savons par saint Paul que l’on prenait déjà les premiers chrétiens pour des insensé ! Mais il est vrai que dans notre société de confort, de vitesse et de rentabilité un pèlerinage apparaît particulièrement décalé. Un pèlerinage c’est difficile,

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Entre 5,7 millions et 8,4 millions de musulmans en France

Selon le JDD dans un article sur le salafisme :

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ce chiffre varie selon les sources (5,7 millions en 2010 selon le Pew Research center et 8,4 millions selon une estimation de François Héran, dans son livre Avec l'immigration: Mesurer, débattre, agir, ed. La Découverte, 2017) et la définition de la population, et le décompte est impossible à faire de manière précise les statistiques ethniques et religieuses étant interdites en France.

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L’Algérie et le Maroc dans les mailles du conflit entre l’Arabie saoudite et l’Iran

Analyse de Bernard Lugan :

"La rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Iran intervenue au mois d’avril 2018 constitue un des derniers épisodes du conflit opposant l’Arabie saoudite à l’Iran. Elle complique encore davantage les relations entre un Maroc aligné sur Ryad et une Algérie veillant à conserver son autonomie par rapport au système d’alliance saoudien. Constitué autour des monarchies du golfe (sauf le Qatar), ce dernier est soutenu directement par les Etats-Unis et indirectement par Israël.

Le contexte est clair : l’Arabie saoudite connaît ses faiblesses face à l’Iran. Elle sait que, seule, elle serait militairement balayée. Elle a conscience que sa famille royale est haïe par des populations qu’elle méprise depuis des décennies. Elle n’ignore pas que sa légitimité historique et religieuse est discutable et que, si elle a pu s’emparer des lieux saints de l’Islam, ce fut grâce aux anglo-saxons. Pour assurer sa survie, elle doit rassembler autour d’elle tous les « Arabes » (lire les sunnites), contre l’ennemi séculaire perse (lire les chiites). En même temps, elle cherche à donner une nouvelle image d’elle en finançant de colossales campagnes de publicité dans la presse occidentale vantant l’aggiornamento qui en ferait désormais un pays ouvert, moderne et tolérant…

Avec la guerre en Syrie, Ryad a amorcé la constitution d’une alliance offensive contre le « terrorisme iranien ». La manœuvre est cousue de fil blanc car le terrorisme islamiste n’est pas chiite, mais sunnite. Nulle marque de chiisme en effet dans les attentats de septembre 2001, dans ceux qui ont frappé

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La superficialité du dialogue inter-religieux entre chrétiens et musulmans

A l'occasion de la réédition en format poche de son livre sur l'islam et le christianisme, le Père François Jourdan est interrogé dans le Figarovox. Extrait :

XVM543a6d64-4fc5-11e8-b041-a63c6aae21dd-140x200"Lors de la première édition de votre livre, vous pointiez du doigt la superficialité du dialogue inter-religieux entre chrétiens et musulmans depuis Vatican II. Jugez-vous que la situation est différente aujourd'hui?

Non, la situation n'a pas changé car elle est toujours bloquée par la peur mutuelle (inavouée) et le manque de liberté implicite qui empêche de travailler pour comprendre l'autre et se comprendre mieux soi-même. Par facilité, on se contente et on est installé, depuis environ 1980, dans des rencontres de salon, sympathiques à bon compte. L'essentiel se réduit alors à se donner bonne conscience, se dire qu'on est ouvert (à condition de se préserver!). Qui voudrait déranger cette situation passera pour «antimusulman», «islamophobe» et opposé au «dialogue». L'islamologie est en déclin dans l'Université française comme dans les églises. Ce n'est pas bon signe, et gravement imprudent avec une religion comme l'islam d'aujourd'hui qui est en crise pour longtemps et sur des bases propres qui posent problème.

Dans une tribune, de nombreuses personnalités médiatiques, intellectuelles et politiques ont demandé aux musulmans d'abroger les passages du Coran qui appellent à l'antisémitisme. Selon vous, le Coran appelle-t-il à la haine des juifs?

C'est très politiquement incorrect, mais le «Manifeste contre le nouvel antisémitisme» des 300 personnalités demande l'obsolescence des versets du Coran violents contre les juifs, les chrétiens et les incroyants. Cela devait arriver

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Les propos d’Eric Zemmour entre la cour d’appel et le CSA

Eric Zemmour a été condamné, jeudi 3 mai, par la cour d’appel de Paris à 5 000 euros d’amende pour provocation à la haine religieuse. Lors de l’émission « C à vous » diffusée le 6 septembre 2016 sur France 5, il avait estimé qu’il fallait donner aux musulmans « le choix entre l’islam et la France ». Il avait affirmé que la France vivait « depuis trente ans une invasion » et que « dans les innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées » se jouait une « lutte pour islamiser un territoire », « un djihad ». La cour d’appel a estimé que ces deux passages « visaient les musulmans dans leur globalité et constituaient une exhortation implicite à la discrimination ».

En revanche, la cour n’a pas retenu trois autres passages de l’émission, pour lesquels Eric Zemmour avait été condamné en première instance : « tous les musulmans, qu’ils le disent ou qu’ils ne le disent pas » considèrent les djihadistes comme de « bons musulmans ». La cour d’appel a estimé que ces passages ne comportaient « pas d’exhortation, même implicite, à la provocation à la haine». Outre l’amende, Eric Zemmour a été condamné à verser 1 euro de dommages et intérêts à l’association CAPJPO EuroPalestine, qui avait engagé les poursuites, et 3 000 euros pour les frais de justice.

Par ailleurs, le CSA a mis Europe 1 en demeure, suite aux propos tenus par Eric Zemmour sur Omar Sy, dans l’émission "Village Médias", le 17 octobre 2017. Le journaliste, faisant écho à une polémique l'opposant publiquement à Omar Sy, avait déclaré : "Je sais bien qu'entre Trappes

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