Archives par étiquette : contraire

Aimer en grand ne devrait pas faire peur, mais au contraire attirer

Homélie de Dom Courau, père abbé de Notre-Dame de Triors, en cette Solennité de La Translation des reliques de saint Benoît à l’abbaye de Fleury (Saint-Benoît sur Loire) :

Ob_984fdc_saint-benoit-de-nursie-patron-de-l-e"S. Pierre interroge le Seigneur sans arrière pensée ni inquiétude. Il souhaite plutôt donner un sens au bel effort moral qu’il s’est joyeusement proposé en suivant Jésus (Mt. 19,27s) : son tempérament est ardent, on ne trouve chez lui aucune trace de l’indolence plaintive du jeune homme riche trop enraciné dans le matériel : ce dernier venait de quitter Jésus tout triste (Mt 19,22). De son côté, Pierre avait sûrement été heureux d’entendre le Seigneur dire naguère de ne pas regarder en arrière une fois qu’on a mis la main à la charrue (Luc 9,62). Aller de l’avant est un signe de bonne santé morale, même si, dans un second temps, la crainte de la désillusion peut menacer la persévérance. Il en va ainsi en tout projet un peu conséquent, a fortiori en tout ce qui engage la vie entière.

Par sa Vie comme dans sa Règle, S. Benoît a connu cela : constatant comment les étudiants de son âge s’éparpillaient dans des mœurs marécageuses, il a pris ses distances à leur égard, pour vivre en vérité devant Dieu et devant lui-même (Vita introd.1 & 3,5). Puis il engage ceux qui viennent à lui à aimer la vie : Beaucoup, attirés par lui, se rassemblèrent en ce lieu en vue de servir le Dieu Tout-puissant (id° 3,13). Dans sa Règle (Prologue),

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Le régime français des congrégations religieuses est contraire à la liberté de religion

Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du European Centre for Law and Justice (ECLJ), membre du panel d'experts de l'OSCE sur la liberté de conscience et de religion, explique au Figarovox :

Unknown-6"Si la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) venait à se prononcer sur le régime des congrégations, elle le condamnerait très probablement. Contrairement aux autres groupements religieux, les monastères sont privés du droit de se constituer en association loi 1901. Ils n'ont le choix qu'entre deux modes d'existence juridique beaucoup plus contraignants: le régime de tutelle appelé «reconnaissance légale» et celui de l' «association de fait».

Cette exception est un reliquat de la «guerre» menée contre les congrégations catholiques par la IIIe République anticléricale, et avant elle par la Révolution française. Elle apparaît aujourd'hui en décalage avec la culture libérale des droits de l'homme au point de violer très certainement les libertés de religion et d'association des congrégations et de leurs membres, ainsi que l'interdiction des discriminations. Le droit européen des droits de l'homme exige en effet que «le droit national permette aux communautés religieuses ou de conviction de décider en toute indépendance la manière dont elles sont dirigées, de leur règlement interne, du contenu de leurs croyances, de la structure de la communauté et du système de nomination du clergé, et de leur nom et autres symboles» .

Quel est l'impact au quotidien de ces entraves juridiques sur la vie des communautés religieuses?

Pour avoir la personnalité morale, la seule option pour les monastères

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Jusqu’à preuve du contraire, euthanasier c’est tuer

Odile Guinnepain, infirmière, responsable de l'antenne "Nos Mains ne tueront pas" de Choisir la Vie, écrit à l'attention de Monsieur Touraine et des 156 députés en réponse à la tribune : « Pour une liberté républicaine : le choix de sa fin de vie » 

Odile_guinnepain_1Professionnels de santé (médecins, infirmières) expérimentés en soins palliatifs dans des USP mais aussi en gériatrie ou à domicile, lieux où il n'est pas toujours simple d'avoir accès aux soins palliatifs, nous avons pris connaissance de votre tribune et en sommes particulièrement surpris. Nous n'expérimentons, en effet, absolument pas dans notre pratique, la réalité que vous y revendiquez. Soignant quotidiennement des malades en fin de vie, serions-nous donc aussi éloignés du réel ?

-Parlons en premier lieu du sondage IFOP/La Croix de janvier dernier, interrogeant les français sur la fin de vie. Le chiffre annoncé de 89 % des personnes interrogées qui seraient soi-disant favorables à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté est faux ! Si on analyse correctement les chiffres, c’est en fait moins de la moitié des français (47%) qui serait favorable à la légalisation de l'euthanasie seule et seulement 18 % au suicide assisté. Quant à la légalisation des deux en même temps, c’est moins de 1/4 des français qui y serait favorable. Par ailleurs, il est nécessaire de préciser que ce sondage a été mené auprès de personnes en bonne santé ; avec un regard, de ce fait, en partie erroné, tout simplement parce que l'expérience démontre qu'il est particulièrement difficile d'imaginer, lorsque nous sommes en pleine forme,

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Mathilde Edey Gamassou – Jeanne d’Arc : nous sommes devant le contraire du multiculturalisme

Mathieu Bock-Côté déclare au Figarovox :

M"[…] Cela dit, l'affaire est devant nous et doit être pensée. Elle nous rappelle une chose: le politiquement correct en pousse certains vers le politiquement abject. Plus la société semble aseptisée, plus ceux qui veulent en contredire les dogmes le font de manière brutale. Cela crée un climat de paranoïa idéologique. L'idéologie multiculturaliste hystérise la société et pousse chacun dans une lutte contre tous.

[…] Aux États-Unis comme en France, depuis une trentaine d'années, une certaine gauche a racialisé les rapports sociaux, en croyant ainsi libérer les minorités et révéler le «privilège blanc» masqué par la nationalité. On voit le résultat: la racialisation des appartenances pousse à un resurgissement du racisme.

Les détracteurs de cette jeune fille dénoncent une dérive multiculturaliste, ce qui est le thème d'un de vos ouvrages. Font-ils un contre sens?

Le propre de la nation, c'est justement de transcender les appartenances raciales. C'est lorsqu'elle se défait qu'elles resurgissent, à la manière d'une régression vers les identités primitives. Il est surprenant qu'il faille rappeler que ce n'est pas dissoudre la France que de célébrer son génie assimilateur. Avec l'histoire de cette jeune Jeanne métissée, nous sommes devant le contraire du multiculturalisme, qui déconstruit la nation et confine au repli de chacun dans son identité d'origine. Il ne s'agit pas ici de demander à Morgan Freeman de jouer le rôle du général de Gaulle dans un film historique ou de demander à Jean Dujardin de jouer celui de Martin Luther King,

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L’avortement en raison d’un handicap chez le fœtus est contraire à la Convention relative aux droits des personnes handicapées

Le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies a officiellement affirmé que l’avortement des enfants en raison d’un handicap chez le fœtus est contraire à la Convention relative aux droits des personnes handicapées. ECLJ se réjouit :

Capture d’écran 2017-10-23 à 07.05.05"Alors qu’une pression importante s’exerce pour imposer la légalisation de l’avortement eugénique, le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies vient de déclarer dans un document officiel que « Les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées (Art. 4,5 et 8). » Ce Comité poursuit en expliquant que ce type d’avortement est souvent basé sur des diagnostics erronés, et que « Même s’ils ne sont pas faux, cette affirmation perpétue le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse. »

Par cette déclaration, le Comité des droits des personnes handicapées s’oppose frontalement au Comité des droits de l’homme qui a entrepris de réinterpréter le « droit à la vie » comme comprenant un droit à l’avortement « tout particulièrement lorsque (…) le fœtus présente des malformations mortelles ». Le Comité des droits des personnes handicapées demande le retrait de cette affirmation.

La déclaration du Comité des droits des personnes handicapées est d’une grande importance. Elle rappelle, une nouvelle fois, la nécessité de s’opposer fermement à la tentation eugéniste qui repose sur le mépris de la faiblesse. Déjà, en 1947, les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme durent s’opposer à la tentative visant à permettre la

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L’immigration contraire à la charité

D'Eric Letty dans le dernier Monde & Vie :

944_Page_01"Pour préparer la « journée mondiale du migrant et du réfugié 2018 », le pape François a diffusé, le 15 août, un message dans lequel il appelle à ouvrir largement les portes à l’immigration, au nom de la charité. Il est pourtant douteux que cette dernière y gagne. Les propositions de François émanent d’une conception essentiellement individualiste de l’immigration, envisagée comme un droit personnel qui primerait sur celui des nations. Cette opposition ne me paraît pas fondée. Dans son livre Mémoire et identité, saint Jean-Paul II rappelait que

« la doctrine sociale catholique considère que tant la famille que la nation sont des sociétés naturelles et ne sont donc pas le fruit d’une simple convention. C’est pourquoi, dans l’histoire de l’humanité, elles ne peuvent être remplacées par rien d’autre. »

Le pape polonais y définissait la nation comme « une communauté qui réside dans un territoire déterminé et qui se distingue des autres nations par une culture propre » et insistait sur l’importance de la culture nationale dans la résistance de son pays et de son peuple aux totalitarismes, nazi et communiste.

Son successeur argentin paraît au contraire ignorer cette dimension culturelle, lorsque, appelant les pays d’arrivée à l’accueil universel, il privilégie en outre la notion d’intégration sur celle d’assimilation, au nom d’« opportunités d’enrichissement interculturel général du fait de la présence de migrants et de réfugiés » dont l’expérience a prouvé l’inanité.

Dans les pays d’accueil, en

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“Le 3° de l’article 5 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence est contraire à la Constitution”

C'est une des conclusions rendues par le conseil constitutionnel le 9 juin dernier. Pas beaucoup de bruit dans les médias ! Rappelons ceci sur l'article visé : 

"L'article 5 de la loi du 3 avril 1955 mentionnée ci-dessus prévoit que la déclaration de l'état d'urgence donne certains pouvoirs aux préfets des départements dans lesquels s'applique l'état d'urgence. Selon le 3° de cet article 5, le préfet a le pouvoir :
« D'interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics ».

Le conseil constitutionnel ajoute : 

" L'abrogation immédiate du 3° de l'article 5 de la loi du 3 avril 1955 entraînerait des conséquences manifestement excessives. Afin de permettre au législateur de remédier à l'inconstitutionnalité constatée, il y a donc lieu de reporter la date de cette abrogation au 15 juillet 2017".

Ensuite, poursuite de l'Etat d'urgence ou pas ?

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La bonne information (ou la réinformation) n’est pas une désinformation contraire mais le contraire de la désinformation

Extrait d'un article de L'Homme Nouveau :

Une-1630(1)"[…] la bonne information (ou la réinformation) n’est pas une désinformation contraire mais le contraire de la désinformation par sa finalité et son intention morale (dans La langue des médias, Ingrid Riocreux indique que même les médias dits de la réinformation n’échappent pas aux travers de leurs adversaires, en utilisant à leurs fins des citations tronquées, ou faisant dire parfois à son auteur [même au Pape] ce qu’il n’a pas dit…). Tous ceux qui ne pensent pas comme nous ne sont pas forcément des désinformateurs, des modernistes… Ne pratiquons pas à l’envers un terrorisme intellectuel, dont la reductio ad Hitlerum (l’accusation d’« extrême-droite », d’« intégriste »…) reste un modèle de la praxis communiste (pratiquée, hélas, chez des clercs). La réinformation, comme la contre-révolution, ne parle pas en termes dialectiques de camps, mais en termes de bien commun, de bien ou de mal, de vrai ou de faux.

Elle part de l’expérience, de la réalité, des choses vues ou dites et non d’idées préconçues, a priori : ce qu’est le réel et non ce par quoi je prétends le connaître, à travers un prisme idéologique déformant et partisan. Elle n’interprète pas, n’extrapole pas, ne fait pas de procès d’intention, cherchant à sortir des insuffisances ou des ambiguïtés avérées. Dans les graves débats politiques ou religieux à venir en 2017, il est opportun de le rappeler."

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Pour Fillon, l’avortement n’est pas contraire à la dignité humaine

Capture d’écran 2017-01-03 à 21.55.15François Fillon était invité ce soir sur soir sur TF1. Il a déclaré (vers 17mn40) :

"Je suis gaulliste et de surcroît je suis chrétien, cela veut dire que je ne prendrai jamais une décision qui sera contraire au respect de la dignité humaine, au respect de la personne, de la solidarité".

C'est pour cela qu'en 2014 il a voté pour que l'avortement soit reconnu comme un droit fondamental…

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La Sécurité sociale est contraire au principe de subsidiarité

Rappel opportun de Denis Sureau à propos de ceux qui  semblent considérer que vouloir réformer la Sécurité sociale impliquerait d'être libéral voire "ultra-libéral" :

Unknown-78"Ils semblent oublier que les catholiques sociaux – et antilibéraux – et l'Eglise ne promeuvent pas la Sécurité sociale comme la solution à défendre. Bien au contraire. Historiquement, les chrétiens sociaux ont d'ailleurs été des pionniers dans la création des mutuelles et coopératives, dans une société dévastée par le capitalisme libéral. Mais en 1945, les communistes parvinrent à imposer au gouvernement provisoire dirigé par De Gaulle la nationalisation des nombreuses caisses existantes (et rentables). De la spoliation de tous leurs avoirs naquit la Sécurité sociale. Un grand syndicaliste chrétien tel que Gaston Tessier avait deviné les conséquences de l’institution de ce monopole de la Sécurité sociale : irresponsabilité, gabegie, injustice.

Le 2 novembre 1950, Pie XII prononça une allocution prophétique au sens fort du terme : 

« Il y a une parole que l’on répète actuellement beaucoup :"sécurité sociale" (…). Si cela veut dire sécurité grâce à la société (…), Nous craignons non seulement que la société civile entreprenne une chose qui, de soi, est étrangère à son office, mais encore que le sens de la vie chrétienne et la bonne ordonnance de cette vie n’en soient affaiblis, et même ne disparaissent (…). Pour les chrétiens et, en général, pour ceux qui croient en Dieu, la sécurité sociale ne peut être que la sécurité dans la société et avec la société, dans laquelle la vie surnaturelle de l’homme, la fondation et le

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