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France : Société

Supprimer le repos dominical, dans la veine de l’individualisme

Dans sa destruction méthodique de la famille, le gouvernement ouvre un nouveau chantier, à l'occasion d'une affaire judiciaire défavorable pour certains commerces. Le ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé aujourd'hui que
Jean-Marc Ayrault réunirait lundi "les ministres concernés" pour "faire
évoluer les choses" dans le dossier du travail dominical
, alors que 14 magasins de bricolage ont bravé l'interdiction d'ouvrir.

"A l'évidence le statu quo n'est pas
tenable
". "Il y a des salariés qui ont envie de travailler dimanche, des gens qui
ont envie de faire leur courses le dimanche", "le précédent gouvernement
a laissé s'empiler des règles, des lois, à l'arrivée on n'y comprend
plus grand chose".

La petite évolution menée par le gouvernement Sarkozy sur le sujet (loi Mallié) a en effet ouvert la porte. Certains peuvent ouvrir le dimanche, d'autres non. C'est donc injuste et il faut y remédier. Comment ? Et bien en abandonnant le principe du repos dominical. CQFD.

Le Collectif des amis du dimanche reprend dons ses activités :

"L'actualité
du dimanche est marquée par la volonté de Castorama et de
Leroy-Merlin de s'affranchir de la légalité. En toute connaissance
de cause, en l'occurrence le risque d'une amende qui paraîtra lourde au salarié
de base (120.000 euros par magasin ouvert illégalement), ces deux
enseignes ont choisi de braver les Lois de la République, avec un certain panache. […]

Force
est de constater que la loi Mallié, source des difficultés
présentes, est une loi de pure complaisance. A
la base, elle a été conçue par le député éponyme pour résoudre
le problème local de sa zone de Plan de Campagne, ouverte
illégalement le dimanche. Idée de génie : pour supprimer le
délinquant, il suffisait de légaliser le délit
. M. Sarközy a
enfourché ce cheval pour généraliser l'idée, et a contraint
Mallié à revoir sa copie, pour aboutir au dispositif actuel des
PUCE, dont chacun s'accorde à dire qu'il est illisible, et générateur de conditions déloyales de
concurrence
. Et nous défions quiconque – y compris M Gattaz – de
prouver qu'il a été, en création nette, créateur d'emploi
.
Injuste, la loi Mallié est de plus inefficace.

Dès
lors, il semble que le premier devoir de l'Etat consiste à faire
respecter la loi par les grandes enseignes, même si elle est
injuste, au risque de créer un précédent fâcheux : une société
dans laquelle chacun pourrait prendre ce qui l'arrange dans la Loi
deviendrait vite invivable.

Mais
que le second devoir de l'Etat, tout aussi pressant, tout aussi
indispensable, est l'abrogation pure et simple de la loi Mallié (ainsi d'ailleurs que du surréaliste amendement
Debré à la LME, dit amendement ConfoKea), comme préalable à une simplification réelle du
dispositif législatif encadrant le travail du dimanche, en
s'appuyant sur des principes lisibles, équitables, s'appliquant à tous.

"Il
y a des magasins qui peuvent ouvrir tranquillement le dimanche et
d'autres qui doivent demander des dérogations. Il serait bien que tout
le monde soit logé à la même enseigne", a déploré une porte-parole de
Castorama.

Le respect du principe d'un repos hebdomadaire
homosynchrone étant reconnu, il faut maintenir la plupart des dérogations de bon sens
existant déjà (services publics, industries à feu continu,
commerces alimentaires, etc), en le complétant par une
clarification des dérogations supplémentaires, s'appliquant à tous
les secteurs sans exception. Ainsi, il nous semblerait raisonnable de
prévoir quatre week-end dérogatoires possibles par an, avec des
salaires portés à 150%, comme cela existe déjà pour certains secteurs, pour prendre en compte les circonstances
particulières de l'année nécessitant un “coup de bourre”
(périodes de Noël, vendanges, soldes, etc.), ou l'activité
touristique. […]"

Le Rouge et Le Noir ajoute :

"Il est important de comprendre que si jamais est remis en cause le principe d’un jour commun chômé, c’est toute la société qui va s’en trouver modifier. Faire ses courses le dimanche ? Rien de grave en soi, sans doute. Mais qu’en est-il si le prix à payer est que les familles ne peuvent plus jamais avoir une journée ensemble parce que les écoles et les emplois de chaque parent ne ferment pas le même jour ? On aura, une fois encore, gagné une mince commodité matérielle et perdu une rencontre essentielle, vitale, pour la famille, chacun de ses membres et surtout, la société tout entière…
Nous sommes déjà dans une société aux repères extrêmement fragilisés, où c’est désormais le relativisme qui prévaut.
On le voit encore avec la récente adoption de la Loi Taubira. Car c’est ici, finalement, le même débat ! Une volonté individuelle doit-elle faire plier un fondement de notre vie en société ? Tout comme pour le mariage, on préfère gommer le caractère institutionnel du dimanche, pour n’en faire qu’un jour flottant, un jour absent. Faut-il sacrifier sur l’autel d’un gain matériel les fondements de ce qui reste de pacte social entre nous ? À force de dire que la liberté individuelle commande tout, comment peut-on envisager d’éviter de vivre dans une société une communautaire, et demain, pleinement individualiste ?"

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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21 commentaires

  1. Et d’ici peu, on demandera aux écoles et aux crèches d’ouvrir le dimanche, car il faudra bien que quelqu’un garde les enfants…

  2. C’est la 3ème république qui avait supprimé le dimanche comme jour férié voulu par le roi Louis XVIII en 1814.
    1906 a vu le retour du dimanche comme jour férié, mais surtout pour essayer de calmer la population après la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
    Avec cette nouvelle attaque du dimanche, nous sommes donc bien dans la logique républicaine française. Celle de 1793. La révolution de 1789 avait d’ailleurs entraîné la refonte totale du calendrier et sa déchristianisation. Déjà, à l’époque ! C’est ce qui s’appelle avoir de la suite dans les idées. Ou ne pas avoir évolué depuis 200 ans.
    Le système actuel est irrécupérable !

  3. Que disent le FN et l’UMP sur cette question?
    Pour rappel, quelqu’un à dit un jour:
    “Tu sanctifieras le Jour du Seigneur”.
    Pour faire simple, ça veut dire tu ne travailleras pas et en profiteras pour aller à la messe.

  4. Dans son apparition à La Salette, la Vierge Marie a très sévèrement condamné le travail du dimanche. De plus, si l’Eglise a toujours soutenu cette prescription, c’est qu’elle veut conserver le Jour du Seigneur, conformément au récit de la Genèse. Nous sommes loin des préoccupations économiques où l’appât de l’argent conditionne tout. Actuellement, tout est fait pour que cette interdiction traditionnelle soit supprimée. Ne nous étonnons pas si un certain nombre de catastrophes nous tombent dessus ! Nous les aurons richement méritées !

  5. Énorme pression de la presse sur le sujet avec des unes du type ” on nous empêche de travailler le dimanche”…

  6. C’est un problème extrêmement complexe en raison de la crise. Pour les petits salaires, une somme de 300 € fait toute la différence. Pour les étudiants qui ne peuvent que travailler le dimanche, idem.
    Par contre, aucun emploi supplémentaire ne sera créé ni un bénéfice majeur enregistré par les entreprises : ce qui est acheté le dimanche ne l’est pas en semaine. Restent les touristes qui ne peuplent pas Bricorama et Cie.
    La question du touriste japonais qui va à Londres parce qu’il ne peut pas acheter son parfum à 23 h à Paris, semble aussi très spécieuse.
    Après avoir fait tant d’efforts au 19e siècle pour obtenir de chômer le dimanche, on va tout détricoter 2 siècles après. De même les féministes ont gagné de pouvoir travailler la nuit ! A quand le travail des enfants ?

  7. petit rappel : qui a inventé la messe du samedi pour le dimanche.
    J’ai oublié le nom de l’auteur,l’année et la justification de cette anticipation Selon le souvenir que j’en ai, cela devrait permettre à ceux qui veulent travailler ou faire leurs courses le dimanche d’aller à la messe le samedi.

  8. Egalité : et les administrations, les banques, l’éducation, les ministères…. ? Ouverts le dimanche ?

  9. Parmi les irrécupérables, citons NKM qui si elle n’a pas su choisir avec LMPT la protection des enfants contre leur marchandisation n’hésite pas un seul instant a sacrifier le repos du dimanche contre des emplois illusoires .
    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/avec-le-travail-dominical-nkm-veut-creer-10-000-emplois-a-paris_1285644.html

  10. Et bien évidemment, on va aussi faire “évoluer” la fonction publique: pourquoi ne pourrais-je pas profiter d’un dimanche pour
    -envoyer mes enfants à l’école
    -régler mes litiges avec la “sécu”, la “CAF”, la “préfecture”
    -me marier

    pendant que je vais faire mes emplettes.

  11. Voila un des résultats des jean-foutreries de l’UMPS.

  12. Une réaction pratique à mettre en oeuvre en urgence pour ceux qui ne l’auraient pas déjà fait depuis longtemps : s’interdire d’aller dans les magasins de bricolage le dimanche en anticipant ses courses…pour bricoler si besoin tranquillement ce jour-là ! Après la messe, de préférence…

  13. Bonsoir,
    Vous n’êtes pas sortis de l’auberge. Si vos dirigeants acceptent (c’est déjà fait, en somme)la profanation officielle du dimanche, ce n’est que parce que le fruit est prêt à tomber. L’Européen moyen considère que le samedi est fait pour le repos et le dimanche pour bricoler. Tout le monde vit dans cette mentalité. Un jour vient toujours où l’on se met inévitablement à penser comme on vit.
    Vous pourriez mettre ceci en lien avec le remplacement des fêtes chrétiennes. En fait le travail dominical est aussi un pas de plus vers l’islamisation. Et votre pays semble plein de ses musulmans qui s’ignorent…

  14. Pour reprendre les termes du guignol qui nous tient lieu de Premier ministre, c’est au sujet du gouvernement que le statu Quo est à l’évidence pas tenable

  15. L’interdiction du travail le dimanche, portée et soutenue par les bolchéviques, n’a pas empêché la main-mise de la franc-maçonnerie sur la France.
    A mon avis le SB, mais une fois n’est pas coutume, se trompe de combat.
    Un exemple : ce sont les enfants de la classe moyenne de souche qui vont être pénalisés par l’interdiction du travail le dimanche, pas les autres (oligarchie mondialiste et assistés allogènes).

  16. 120.000 euros par magasin ouvert illégalement.
    À qui va cette somme ?
    À l’état en tant qu’amande ou aux syndicats en dédommagement ?
    Autrefois, il n’y avait que certains commerces qui étaient ouvert le dimanche (comme les boulangers et pâtissiers), les familles en profitaient pour sortir ensemble ; serions-nous moins famille que nos parents ? Sûrement, car se promener en famille dans une grande surface, quelque soit ses produits vendus, n’est pas très culturel ! Mais n’est-ce pas ce que veut se gouvernement : une religion laïque dit le sinistre Peillon.
    De plus, si travail le dimanche et jours féries il doit y avoir sans que celui-ci soit nécessaire à la vie (alimentation), les employés doivent être payés double, pas de jour de récupération au grès de l’employeur en ce qui concerne les jours où ils sont prit.
    La famille doit être éducative, et être ensemble le dimanche est une bonne occasion pour le faire, autrement, c’est laisser l’éducation nationale le faire à la place des parents! Ce que désire le gouvernement avec une nouvelle religion qui ferait oublier le catholicisme.
    @ PGC : le retour des frères tabliers ? Ont-ils quitté les couloirs des ministères par l’intermédiaire de sous-marin haut-fonctionnaire ?!
    @ Lanne Elisabeth : je suis peut-être un vieux j’ton, mais faire des messe dominicale le samedi soir n’est-ce pas favoriser les loisirs ? Aller à l’office le samedi soir (pas vraiment soir mais plutôt fin d’apr’m) pour être libre le dimanche pour pouvoir faire la grasse-mat. @ JPM : ayant travaillé le dimanche en tant que pâtissier, je voyais l’abbé mon jour de repos en semaine pour faire mes grâces, lorsque l’on veut, on peut !
    @ Jean Theis : vous vous trompez, ce qui ne sera pas acheté le dimanche le serait en semaine pour ceux qui ont besoin du produit en question (surtout que les magasins ferment tard), le travail du dimanche pour des étudiants ?
    N’y aura-t-il pas d’emplois de créé dans d’autres activités ? Ne nous focalisons pas sur ce que nous disent les soit-disant défenseur du travail du dimanche !
    Ce qui ne sera pas vendu le dimanche à cause des boutiques fermée, ne le sera-t-il pas vendu un autre jour ? QUI dit qu’il y aura perte de recette ?
    300 € en plus pour travailler le dimanche ? QUI a une telle somme en plus ? C’est plus 150 € que 300, et encore quand ce n’est pas un jour de RTT au grès de l’employeur en ce qui concerne le jour alloué, pas un jour qui plaît à l’employé. (dit plus haut, et c’est du vécu)
    Et puis, n’oublions pas qu’il peut aussi y avoir des citoyens qui aimeraient faire des démarches dans des services sociaux, EUX, ne devraient-ils pas être ouvert ?! (les mairies par exemple, sécu, CAF…) Après tout, pourquoi toujours les mêmes ?

  17. Souvenez-vous à la veille des derniers jeux olympiques de Londres : de très, très nombreux (*) touristes attendaient à Paris le train vers Londres.
    Les devantures sont restées closes à la suite de l’interdiction (préfectorale) d’ouverture en soirée, alors que le chaland était là, bien réel et tangible, les poches gonflées de monnaie…
    Répartir les achats des pauvres que nous sommes devenus sur 7 jours plutôt que 6 n’augmente pas le montant de la dépense mais diminue le ‘socius’, l’art de se retrouver autour d’une balle ou d’une partie de cochonnet… Utopie quand tu nous tiens !
    (*) plusieurs centaines de milliers, voire millions

  18. Je connais des gens qui aimeraient travailler le 1er mai et le 14 juillet pour arrondir leurs fins de mois : cela tombe bien car j’ai toujours eu envie, comme tant d’autres, de faire des courses ces deux jours-là. A l’évidence, le statu quo n’est pas tenable!

  19. J’ai lu sur boulevard Voltaire que Philippe Tesson milite pour le travail dominical en reprenant les prétextes habituels.
    Il n’existe aucune nécessité pour consommer du mobilier, des matelas, des casseroles, des jeux vidéos, le dimanche. Mais il existe pour les familles et pour chacun la nécessité de conserver cette journée disponible, pour autre chose que passer des heures dans les rayons des magasins, par exemple pour la sainte messe, pour visiter les expos, pour recevoir les parents.
    Oui il faut conserver libre le dimanche, n’en déplaise à Tesson et sa bande qui prônent le bonheur de faire les courses en famille le dimanche. Abrutir de consommation le peuple pour en faire une masse, c’est l’objectif des défenseurs de la suppression du repos dominical.
    Parler de lutte contre le chômage à ce propos est fallacieux, ce sont souvent les employés de la semaine qui travaillent en supplément pour des heures supplémentaires fiscalisées.

  20. Je ne sais pas quel métier vous faites tous mais en tous cas, vous ne me semblez pas proches des réalités !A vous lire ,on ne travaille le dimanche QUE pour nous engraisser un peu plus, nous les entreprises !On devrait payer les employés le double ???Mais vous savez comment survivent les PME /TPE que nous sommes ???EN BOSSANT comme des ânes !Et ,croyez moi ,cela ne nous empêche en rien d’aller à la messe !et oui !En vous lisant, j’ai eu l’impression de lire des commentaires de Libé !!Un dernier conseil :puisque vous avez tant de mépris pour tous ces ogres qui osent braver les commandements juste pour le profit :ne venez pas au restaurant … même en famille parce que c’est dans ce domaine que vous trouverez le plus d’ogres !

  21. J’avoue souhaiter le dimanche chômé et j’avoue m’être retrouvé tel dimanche matin pour un poulet rôti tout prêt ou un après-midi pour une ampoule cassée ou un pot de peinture trop vite fini(Elles cassent de plus en plus malgré la soi-disant garantie!)…Les journées au temps pourri on a beau rêver du jeu de société qui va tous nous lier, la faiblesse humaine nous entraîne parfois à consommer encore et encore…Alors c’est sûr, là où la tentation n’existe plus, la faiblesse n’a pas à résister.
    Résistons en amont quand on nous crée des besoins au dépend de ceux humains qui devraient nous permettre de zapper TV, jeux vidéos, bricolo en solo (à plusieurs c’est déjà mieux)…C’est en pratiquant la rencontre humaine en face à face qu’on ne se déshumanise pas!

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