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France : Société

Supprimer la Sécurité Sociale ne signifie pas priver les Français de toute protection

Lu sur Libres :

"Mettre en cause la Sécurité Sociale ne signifie pas priver les Français de toute protection contre les aléas de la maladie ou de la vieillesse. Bien au contraire : alors que la couverture sociale offerte par la Sécu est de plus en plus coûteuse (hausse incessante des cotisations et compensation croissante des déficits) et de moins en moins efficace (un système de santé en déclin, des files d’attente et une pénurie de médecins, des retraites rognées dès aujourd’hui et incertaines pour demain), il existe des formules éprouvées bien plus économiques et de qualité très supérieure.

Les Français en sont déjà conscients, et prennent leurs précautions : la protection « individuelle » renaît face aux lacunes et incertitudes de la protection « sociale ». Ils épargnent et cherchent à préserver ce patrimoine, voire à le rentabiliser. Les uns investissent dans la pierre (mais sont de plus en plus pénalisés par la fiscalité), les autres souscrivent à des contrats d’assurance-vie, ou à des plans d’épargne, d’autres achètent de l’or ou empilent des billets de la Banque Centrale Européenne (imprudents !).

Il ne fait aucun doute que, quelle que soit la vertu de la fourmi, elle a imaginé depuis longtemps de travailler en communauté avec d’autres. L’idée de la solidarité et de la mutualisation est fort ancienne, et s’est développée considérablement au XIXème siècle. Chacun s’engageant par ses cotisations à aider ceux qui seront victimes du chômage, ou de la maladie, cela permet d’avoir une couverture moins coûteuse.

On franchit un pas nouveau en dépassant la cotisation versée à une mutuelle pour confier l’épargne à des assureurs qui, à la différence des mutualistes, investiront cette épargne dans des placements fructueux : les compagnies achèteront des immeubles, ou prendront des participations dans des entreprises, ou souscriront à des obligations émises par des institutions dignes de foi. Les assurances mutualisent les épargnes et divisent les risques sur un grand nombre de personnes."

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8 commentaires

  1. Effectivement la vraie solidarité et la mutualisation de bon aloi passent par une action entre parties de même logique:
    il ne viendrait pas à l’esprit des fourmis d’épargner (c’est-à-dire de se priver de la jouissance immédiate d’un bien au bénéfice d’autrui) sans la recherche d’en tirer une récompense, le profit étant attaché à son bien.
    la solidarité actuelle et dénaturée, c’est la spoliation institutionnelle contre les fourmis au profit des cigales qui non seulement entendent le
    rester mais en plus sont favorisées par les autorités au détriment des fourmis dénigrées par les spoliateurs.
    Autre tarte à la crème: la dépendance qui devrait être prise en charge par des spoliations de prélèvements sur les revenus quasi dès 20 ans (comme cela fut avancé lors d’un récent colloque à Paris).
    Les sommes en jeu pour un particulier demanderaient en provisionnement à constituer à 65 ans environ l’équivalent de l’abondement maximum actuel du PEE pendant 33 ans. Ceci à rendement égal à l’inflation et après la spoliation du forfait social à 8% des versements.
    mais cela impliquerait la liberté, la responsabilité et la propriété du particulier sur son sort, son argent et son temps.
    Inconcevable certes pour celui à qui il est refusé d’être un “capable économique” mais reconnu apte à voter pour des sujets qui le dépassent.
    Concurrence:
    en quoi la concurrence ne pourrait-elle pas s’exercer dans le domaine de la santé?
    parce qu’il s’agit de social?
    Mais au final, le social, c’est du financier!
    de la prothèse dentaire au provisionnement d’une rente d’invalidité, il faut mettre des sous dans le petit cochon.
    Et la concurrence renforce la qualité et le sérieux des intervenants :
    imagine-t-on de vivre avec un seul opérateur de téléphone mobile?
    un seul producteur de voitures?
    le monopole de la sécu c’est comme le Mur de Berlin, on interdit de le franchir pour atteindre la liberté.
    Et comme en RDA on vous refile la traban au prix réel de la Mercedes.
    Frédéric Bastiat a écrit des pages prémonitoires à ce sujet dans les “Harmonies sociales”.

  2. “des placements fructueux”: les entreprises militaires font d’énormes profits ces temps-ci: investissons!
    NON!!! Si l’argent n’est pas éthique, il ne faut pas y aller!

  3. Les cocos tiennent la sécu, personne ne les balancera, sauf un réferendum.

  4. Il y a plus de 1 français sur 7 qui vit avec moins de 1000€ par mois, comment feront-ils pour épargner et s’offrir une couverture sociale si la sécurité sociale n’existe plus?

  5. réponse à PHILIPPPE:
    il ne s’agit pas de trouver un budget en plus pour s’assurer mais de récupérer celui qui est soustrait par la Sécu et ses périphériques (AGIRC ARRCO).
    Il faut à ce sujet bien calculer combien coûte réellement cette protection qui prélève tant et restitue si peu.
    : cotisation sur le salaire
    CSG-CRDS et le forfait social sur l’épargne salariale et les retraites art.83.
    Donc celui qui a 1000 € (au fait,revenu net, brut, global?) peut s’assurer et surtout pour les couvertures qu’il veut.
    La sécu,au nom de la solidarité, c’est assurer les hommes contre le cancer de l’utérus et les femmes contre celui des testicules.

  6. Mouhahaha, confier son argent à des assureurs ? Comme à AIG, par exemple ?
    Ces capitalistes ne reculent devant rien. rien ne leur fait plus mal que de l’argent qui dort, c’est-à-dire qui ne fait pas des petits sur le dos des travailleurs.
    [Ah, revoilà le bouc émissaire. Après le spéculateur, l’assureur. Connaissant un certain nombre d’assureurs, je ne constate pas cet état d’esprit que vous décrivez…
    MJ]

  7. Mazirot : ce que vous écrivez est scandaleux, et pour la raison et pour la pensée chrétienne : “il ne viendrait pas à l’esprit des fourmis d’épargner (c’est-à-dire de se priver de la jouissance immédiate d’un bien au bénéfice d’autrui) sans la recherche d’en tirer une récompense, le profit étant attaché à son bien.”
    Passant sur le français boiteux de cette phrase. Avez-vous noté que les êtres humains ne sont pas des fourmis, que Dieu par exemple leur a conféré quelque chose en plus ? Et, alors que même la fourmi de base est prêt à donner sa vie pour sauver sa fourmilière (l’instinct du “bien commun), un homme, doué du sens de la charité et de l’amour de l’autre, ne devrait, pour lui, pas considérer le sort de son voisin. Je vais vous dire quelque chose : moi, je suis très heureux que mes cotisations profitent à plus pauvres que moi, à des gens qui autrement n’auraient pas les moyens de faire soigner leurs dents – comme cela se voit dans la contrée idéale qu’on appelle les Etats-Unis.
    Je préfère mille fois donner cet argent à des pauvres plutôt que le prêter à des assureurs dont le taux de profit varie de 15 à 20%, et qui en plus quand ils font faillite viennent pleurer dans les bras de l’Etat.
    [Il y a une énorme contradiction dans votre commentaire :
    ” je suis très heureux que mes cotisations profitent à plus pauvres que moi, à des gens qui autrement n’auraient pas les moyens de faire soigner leurs dents – comme cela se voit dans la contrée idéale qu’on appelle les Etats-Unis.
    Je préfère mille fois donner cet argent à des pauvres”
    Cet argent, vous ne le donnez pas à des pauvres. Vous le donnez à l’Etat. Lequel, bien souvent, le gaspille au nom d’une supposée redistribution. A tel point que certaines personnes, qui paient ces cotisations comme vous, ne peuvent même pas… se faire soigner leurs dents ! Vous mesurez l’absurdité de la situation.
    Autrement dit, si vous voulez donner votre argent aux pauvres, et c’est une excellente chose, le principe de subsidiarité commanderait à ce que vous le fassiez vous même (ou, à la rigueur, via une association non lucrative et irréprochable dans sa gestion). Vous donneriez plus aux pauvres et surtout, vous seriez certain de donner vraiment aux pauvres…
    MJ]

  8. MJ : vous ne connaissez sans doute pas l’histoire, et je vous pardonne donc. Penchez-vous vraiment sur l’histoire sociale du XIXème siècle, et vous verrez que le “principe de subsidiarité” n’a pu prendre corps qu’après de très violente luttes ouvrières à qui, étonnamment, les gentils patrons catholiques ne voulaient pas donner d’argent, bien que les évangiles les y invitassent. L’Etat redistributeur est un des effets de ma volonté de donner aux pauvres – en quoi il ne me prend pas d’argent à moi, mais utilise celui que, de concert avec mes concitoyens, je veux bien donner aux plus pauvres. Et d’ailleurs, je n’ai jamais vu personne en France qui ne puisse se faire soigner les dents.
    [Sur l’Histoire, je ne vous parlerai pas de mes diplômes, pour ne pas vous donner honte. Votre fixette sur le XIXe ne fait pas une vérité et je ne vois pas en quoi un Etat redistributeur serait conforme au principe de subsidiarité. Vous avez déjà oublié Chesterton et sa fameuse condamnation de ces vertus devenues folles, car isolées les unes des autres. On ne peut séparer subsidiarité et responsabilité. Or votre Etat redistributeur a confisqué cette responsabilité. A ce titre, il n’a rien à voir avec la DSE.
    Le véritable problème des luttes sociales du XIXe c’est qu’elles ne sont que la conséquence de l’interdiction d’association formulée par l’Etat révolutionnaire, ce qui a eu pour conséquence de réduire les travailleurs en esclavage, malgré l’abolition de ce dernier en 1848.
    Et encore une fois, l’argent que vous croyez donner à l’Etat ne va pas vraiment aux pauvres. Sur ces derniers, je vous conseille de quitter quelque temps les trottoirs que vous fréquentez pour aller les visiter. Il n’y a pas que des dents que des Français ne se soignent plus.
    MJ]

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