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Institutions internationales

Sommet de la Francophonie : pas le temps !

Pour la première fois depuis le début des sommets de la Francophonie en 1986, le président français brillera par son absence lors de la clôture de la 12ème édition, le 19 octobre à Québec.

15120_2Non seulement, Nicolas Sarkozy ne participera pas à la clôture de la réunion internationale qui s’ouvre demain soir à Québec et se termine dimanche mais il fera à peine acte de présence aux tables rondes de samedi portant sur l’environnement, la crise alimentaire et la situation financière et économique. Et ceci n’est pas du goût de certains journalistes québéquois :

" Une façon de dire que l’Organisation internationale de la Francophonie n’a pas tellement d’importance (..) Mais si la Francophonie peut écoper ainsi, c’est que le président français sait qu’elle compte pour des prunes en France. Sarkozy n’a rien à gagner dans l’opinion publique française en y participant. La Francophonie se cherche après s’être trop dispersée. Le problème est qu’en agissant comme s’il ne pouvait que perdre son temps au Sommet, le chef de l’État français renforcera l’image de club social qu’elle traîne comme un boulet. À l’heure où la Francophonie a besoin d’un nouveau souffle, c’est décevant. Minant, même, pour tous ces gens qui cherchent à lui forger un avenir. Ce sera comme une occasion ratée."

Bush_sarko Dans un communiqué, Nicolas Dupont-Aignan le déplore :

"La décision de Nicolas SARKOZY choque d’autant plus que le prétexte désormais invoqué est une rencontre décidée en dernière minute avec… Georges BUSH !"

Certes, la crise financière actuelle est un problème majeur et urgent mais Nicolas Sarkozy chercherait à marquer ostensiblement l’alignement de la politique étrangère de la France sur celle des Etats-Unis qu’il ne s’y prendrait pas autrement….

Philippe Carhon

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3 commentaires

  1. Pour être concerné par la francophonie, encore faut-il se sentir français.
    Est-ce le cas du Hongrois d’origine?
    Ce soir au informations, un sbire de M. Sarkozy a prétendu que la réunion du Québec était moins importante que de sauver le monde!
    Rien que ça.

  2. Sarko n’a pas le temps avec la francophonie… Il s’investit à plein temps dans la “Sarkophonie” ; quant à la cacophonie, elle lui bouffe la moitié de son planning ! On ne peut pas tout demander à notre Président…
    Tel le général victorieux revenant de ses héroïques conquêtes et paradant sous l’arc de triomphe à Rome sous les acclamations de la plèbe, il se rappelle qu’il n’est qu’un humain. A défaut donc de pouvoir tout faire, il ne fait… pas grand chose…

  3. Le Président français ne participe au sommet de la francophonie.
    C’est la première fois qu’un président français na participe pas au sommet.
    Il ne veut pas y participe parce la francophonie n’a peut-être qu’une signification mineure ou est sans importance.
    Si pour un président français , la francophonie a une importance mineure, les présidents rwandais, burundais et ivoiriens qui ont estimé non nécessaire de pas aller participer à ce sommet ont raison. S’ils l’ont fait c’est parce que pour eux comme le président français, la francophonie n’a pas de sens.
    L’avenir culturel de la France est dans la mondialisation.
    Dès lors , ne serait-il pas judicieux de mettre définitivement fin à cette francophnie jugée non indispensable pour la France par le président français?
    Le français n’est pas une langue des africains des anciens colonies françaises et belges.
    Dès lors qu’ un président français accorde moins d’importance à cette francophonie, une question se pose de savoir à quoi sert celle-ci pour ces africains?
    Le président rwandais qui vient d’interdire l’usage de français dans toutes les structures de son pays au bénéfice de l’anglais, le tout sans cosulter le peuple rwandais, n’aurait-il pas alors raison?
    Nonobstant que les rwandais sont à plus de 99% francophones, Monsieur Kagame qui se dit anglophone( même s’il ne parle que l’anglais de la rue ou des quartiers populaires de Kampala et du Kinya et ne connaît aucun mot de français alors qu’il est au pouvoir dans un Rwanda très majoritairement francophone depuis plus de 14 ans, veut revoir l’histoire culturelle du Rwanda.
    Il semble ignorer qu’il n’est pas éternel et que par conséquent sa décision ne produira effet qu’à moyen ou à court terme car ses successeurs qui seront impérativement francophones respecteront l’histoire et la volonté de la majorité du Peuple Rwandais.
    Il faut être un fou ou un débile mental pour prétendre effacer la culture et l’histoire d’un Peuple au seul motif qu’on est prétendument soutenu par les anglais et américains dont la motivation première est purement économique et nullement culturelle.
    Enfin si l’entrée de Kagame et consorts dans l’anglophonie est conditionnée par l’interdiction du français dans son pays, ceux qui le soutiennent dans son mépris total à l’égard de son Peuple ont commis une erreur car dans le Rwanda d’aujourd’hui comme dans celui de demain, il faut être fou pour considérer qu’une poignée de gens qui ne dépassent même pas 200 et qui, de surcroît, ne parlent que l’anglais approximatif et le kinyarwanda de la rue
    ( voir les discours de Kagame en anglais et Kinyarwanda) vont forcer les rwandais à parler leur pseudo langue.
    A compter de la rentrée scolaire et univesitaire de janvier 2009 au Rwanda, tous les enseignements seront disepensés en englais et celle-ci sera, après le Kinyarwanda,l’unique langue utilisée dans les toutes structures administratives et économiques.
    Questions:
    1/ Combien de rwandais parlent anglais d’une part et combien de professeurs dispose-t-il pour enseigner en anglais d’autre part?
    2/ Quel est le sort des proffesseurs, fonctionnaires et agents du secteur privé francophones?
    3/ Un Président peut-il décider unilatéralement que les Rwandis seront anglophones et interdire allégrement le français, langue des rwandais depuis plus de 100 ans?
    Le cas de Kagame est sui generis dans l’histoire du Rwanda?
    Le mépris et l’oppression d’un Peuple ne restent jamais impunis peu impote les soutien dont bénéficie l’oppresseur.

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