Solidays, est-ce pour encourager la propagation du Sida ?

Nicolas Tardy-Joubert Conseiller régional PCD d'Ile-de-France, revient pour Valeurs actuelles sur le festival Solidays qui s'est achevé ce week-end.

SOLIDAYS-2018_3808429913637527225"Solidays est un grand festival de musique Francilien qui vient de fêter ses 20 ans. Porté par les acteurs de Solidarité Sida pour être utiles à ceux qui souffrent de cette maladie, le festival a en « même temps » l’objectif de divertir notre jeunesse, et de l’éduquer à la bien-pensance sur des sujets de sexualité ou de politique.

[…] Après une visite du festival l’impression est de faire face à des pompiers pyromanes.

En dehors de la programmation artistique qui « envoie du très, très lourd », il est annoncé 5 bonnes raisons de venir à Solidays dont la découverte de l’exposition « Sex in the City », où « la sexualité se dévoile sous toutes ses formes et sans tabou », la visite de « Happy Sex », avec la dernière bande dessinée de Zep, puis de vivre un moment pas comme les autres lors de la Color Party. L’endroit branché est la « messe des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence », dans ce parcours.

Sur l’hippodrome de Longchamp où se tient le festival, le village réunit des acteurs impliqués dans le combat contre le sida, ou dans l’action humanitaire et militante. On y trouve Act-up, SOS Homophobie, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, SOS Racisme, SOS Méditerranée, Amnesty international, Greenpeace, la LICRA, Paris Gay Games…mais aussi Humanité et Inclusion ou la Croix Rouge. L’ancrage politique est majoritairement clair.

A l’exposition « Sex in the City » on peut y voir beaucoup de très jeunes. Il n’y a pas de contrôle à l’entrée sur l’âge des visiteurs. Une fois dans la maison des « petits cochons », on y trouve des photos pornographiques, on peut imaginer son propre scénario de rencontre, passer devant les tableaux de sex-toys, se renseigner au bar coquin, recevoir des leçons d’anatomie approfondies, définir les risques en fonction de ses pratiques (l’inventaire est probablement complet) et remplir un questionnaire pédagogique. L’exposition a notamment eu le soutien des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, groupe radical militant LGBTQI. […]

On trouve un peu plus loin l’exposition « Happy Sex » en plein air, avec la mention Réservé aux Adultes, et en « même temps » sans aucun contrôle d’accès. 30 grandes planches veulent exprimer humoristiquement la jouissance dans un inventaire des différentes pratiques et positions possibles. Les planches peuvent être sexistes et méprisantes pour les femmes. […] Est-ce bien raisonnable de vouloir lutter contre le sexisme et contre les violences faites aux femmes, une des priorités de la Région Ile de France, et de laisser communiquer ainsi de tels messages ? Le combat contre la pornographie fait de tels ravages, qu’il doit devenir un enjeu prioritaire.

Pour conclure une visite du festival où l’on trouve aussi une ambiance de fête foraine au demeurant sympathique, le visiteur pourra assister à la « messe des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence » sous le Dôme. Les « sœurs » des militantes ne donnent pas dans le détail. Elles sont à la fois « chanteuses, bonnes sœurs et putains ». Ils/Elles se qualifient de « folles radicales, pour la joie du cul », portent des tenues provocantes et tournent en dérision la religion. La liberté d’expression existe, mais à partir de quel seuil cela devient–il de la Christianophobie ? […]"

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