Si la CEDH légalise le recours à la GPA, Alain Juppé prendra les dispositions qui s’imposent

Samuel Pruvot pose la bonne question à Alain Juppé dans Famille chrétienne :

"Vous êtes désormais favorable au mariage homosexuel et à l’adoption « homoparentale ». Comment être certain que vous ne souhaiterez pas de même autoriser la GPA un jour, au nom de « l’évolution des mœurs » ? 

Fût-ce au nom de l’évolution des mœurs, rien ne permettra jamais de transiger avec des principes aussi fondamentaux que l’indisponibilité du corps de la femme, la prohibition de la marchandisation du corps humain et le respect de la dignité humaine : l'être humain ne peut être ainsi réduit à l'état de matière première.

Si les jurisprudences de la Cour de Cassation et de la CEDH viennent légaliser de fait le recours à la GPA, nous devrons alors prendre les dispositions qui s’imposent. J’ai vivement regretté à ce titre que les dernières propositions de loi de Philippe Gosselin et Valérie Boyer destinées à rendre plus effective la lutte contre le recours à la GPA n’aient pas fait l’objet d’un consensus transpartisan au Parlement."

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