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Sauver nos PME

Sauver nos PME

Christophe Machard, patron d’une belle PME, vient de publier une tribune sur le site des 4 Vérités. Il suggère une solution simple pour éviter que des dizaines de milliers d’entreprises succombent à la cessation générale d’activité qu’impose le coronavirus. Il suffirait de ne pas taxer les bénéfices réalisés en 2019 que les actionnaires et les dirigeants choisiraient de laisser dans la société. Ce serait à la fois efficace et juste.

Efficace, car les PME françaises sont principalement fragilisées par un défaut de fonds propres et de trésorerie. Par conséquent, plutôt que de leur prêter de l’argent public (que nous n’avons pas), il serait plus pertinent d’inciter les actionnaires à donner à leur société les moyens de grandir et donc à laisser le maximum de bénéfices à l’intérieur de la société.

Et ce serait également juste. Cela éviterait la double imposition que subissent le plus souvent les patrons de PME (d’abord taxés à l’IS dans leur société, puis à l’IR quand leur société peut leur verser des dividendes). Et, surtout, cela serait une réponse de bon sens à l’appel de Bruno Le Maire: ce dernier invite les entreprises à ne pas verser de dividendes pour ne pas se fragiliser et ne pas devoir licencier. Cet appel sera d’autant mieux entendu que le fisc ne se goinfrera pas au passage. Sachant que ce fiscalisme serait une attitude suicidaire: bien sûr, à court terme, les rentrées fiscales seraient plus importantes, mais, dans quelques mois, il faudrait dépenser bien davantage pour faire face à l’hécatombe et au chômage de masse.

Il est encore temps de choisir le bon sens. Vous trouverez ci-dessous de larges extraits de cette tribune. Et surtout un lien pour soutenir cette mesure. Il faudrait absolument que tous les lecteurs du Salon beige votent et fassent voter: nous devrions être au moins 100 000 pour faire en sorte que les parlementaires se saisissent de cette idée et que la crise sanitaire ne soit pas doublée d’une crise économique dévastatrice.

Certes, en règle générale, nos actions sont plutôt orientées vers la défense de la vie et de la famille. Mais d’une part, la défense des PME relève aussi de la doctrine sociale de l’Eglise et des principes de subsidiarité et de diffusion de la propriété; et, d’autre part, si nos entreprises font faillite, nos familles seront, elles aussi, menacées. Alors soutenons nos PME!

Guillaume de Thieulloy

 

Dirigeant d’une entreprise de maitrise d’oeuvre spécialisée dans les travaux publics, je suis engagé depuis des années dans le syndicalisme patronal et les clubs d’entreprises. Je suis en contact régulier avec des dizaines de patrons de PME – et avec bon nombre d’élus et de représentants des pouvoirs publics. Nous avons déjà traversé des crises graves. Mais jamais je n’ai été aussi inquiet : faute de trésorerie, des dizaines de milliers d’entreprises risquent de mettre la clé sous la porte. […]

Cependant, l’action de l’Etat est tellement déconnectée des réalités qu’elle ne peut pas porter les fruits espérés. Je ne prends qu’un exemple, que je connais bien : le cas des chantiers de travaux publics. On nous a d’abord dit que, puisque nous ne pouvions pas télétravailler, nous devions mettre nos salariés au chômage partiel. Quelques jours plus tard, la ministre du Travail nous accuse de manquer de civisme et exige que nous reprenions les chantiers abandonnés. Moi, je veux bien. Mais d’abord, pour rouvrir un chantier, les entreprises ont besoin de clients et de fournisseurs : les uns et les autres manquent. Et, surtout, à supposer que l’on puisse rouvrir un chantier, comment le chef d’entreprise peut-il prendre la responsabilité de mettre en péril la santé de ses salariés ? […]

Par ailleurs, on nous refuse toujours la vente de masques et de gel hydro-alcoolique. Je comprends bien sûr que ces produits soient prioritairement réservés au personnel médical, mais est-il si difficile de comprendre que, faute de ces produits, l’on ne puisse pas faire venir ses collaborateurs sur un chantier ? […]

Ce qui me paraît le plus étrange, ce sont les annonces de prêt et de délai de paiement accordés aux entreprises pour les aider à franchir cette passe difficile.

En soi, cela me semble évidemment excellent. Mais, si l’Etat voulait vraiment nous aider, il serait beaucoup moins coûteux et beaucoup plus efficace d’adopter une mesure, que je réclame depuis longtemps en criant dans le désert : il suffirait que l’impôt sur les sociétés (IS) ne frappe que les bénéfices sortis de l’entreprise. Tous les bénéfices conservés dans l’entreprise, soit pour renforcer les fonds propres ou la trésorerie, soit pour préparer les investissements ou embauches à venir, devraient être défiscalisés. Taxer au bilan des bénéfices laissés dans l’entreprise, revient à taxer un bien social ! Cela pénalise autant l’actionnaire que les salariés mis en difficultés par la fragilité de l’entreprise trop souvent causée par un manque de trésorerie…

Ne pas fiscaliser les bénéfices laissés dans l’entreprise donnerait instantanément à la plupart des PME un bol d’air; cela coûterait beaucoup moins à l’Etat ; et surtout cela éviterait que, dans quelques mois, nous ayons des dizaines de milliers d’entreprises au tapis et des centaines de milliers de salariés supplémentaires au chômage. L’idée commence à se répandre sur les réseaux sociaux. Qu’en pensez-vous ?

Pour voter, c’est ici.

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4 commentaires

  1. Cette demande est frappée au coin du bon sens. Puisqu’il est préconisé que les actionnaires abandonnent leurs dividendes, l’État doit montrer l’exemple. Ce serait l’occasion pour lui de commencer à restreindre son train de vie dispendieux en vue de la disette fiscale qu’il va connaître avec la crise qui pointe son nez à l’horizon. Tout le monde doit cracher au bassinet.

  2. Hélas cela supposerait que le gouvernement ne cherche pas précisément à ce que les dites entreprises mettent la clé sous la porte…
    Macron est là pour détruire et il le fait.

  3. A tout hasard, M. Machard a-t-il soumis sa tribune au site Contrepoints ? Ce serait une publicité bienvenue, nombre de lecteurs y sont entrepreneurs.

  4. hélas, je sais que ma toute petite entreprise ne survivra pas à cette crise, mais que je suis condamné à nourrir mes animaux tout de même…

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