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Sarkozy sur le blog de Mathieu Kassovitz

L’acteur/réalisateur/scénariste français (on lui doit La Haine) tient vaguement un maigre blog, dans lequel il avait posté en tout et pour tout, avant les émeutes, cinq critiques de films. Aucun blog n’est à l’abri de fautes d’orthographe occasionnelles, mais celui de Kassovitz met le Salon Beige à l’aise de ce point de vue : extrait, pris au hasard :

J’ai raté à sa sortie ce film extraordinaire au titre bizarre. Je m’en mord les doigts, mais heureusement le DVD vient d’etre edité par AD VITAM et je vous recommende chaudement de vous plonger dans cette oeuvre qui peut changer votre vue sur le monde et ses disfonctionnements.

En Tanzanie, le lac Victoria, un des plus grand lac au monde, regorge d’un poisson introduit par l’homme. La perche du Nil a completement changée l’ecosysteme du lac en en devenant le predateur ultime.
Autour du lac, des pecheurs vivants dans les conditions de pauvretés les plus extreme, travaillent pour quelques centimes par jour pour le compte de compagnies étrangères qui exportent la chair du poisson en Europe.

Le 17 novembre, Kassovitz a posté une attaque assez violente contre Nicolas Sarkozy, qu’aurait pu écrire n’importe quel autre bobo germanopratin. Et qu’a d’ailleurs sans doute relue un bobo germanopratin, car on n’y trouve pas le même nombre de fautes que dans les autres posts. L’artiste y traite entre autres Sarkozy de "petit Napoléon en devenir". C’est tout juste si Kassovitz, par ailleurs, ne justifie pas l’émeute ("je me retiens de ne pas encourager les casseurs") voire le terrorisme ("Le bruit et la fureur sont les seuls moyens pour beaucoup de communautés de se faire entendre. Les attentats terroristes qui font la une des journaux en sont le résultat.")

Malgré la médiocrité et l’outrance des propos, Nicolas Sarkozy a répondu dans la rubrique "commentaires" du post, rapporte le Figaro :

Le ministre reproche […] à Mathieu Kassovitz de s’être fait «le porte-parole d’une minorité de casseurs plutôt que l’interprète d’une majorité de familles et de jeunes qui vit, elle aussi, dans les cités et qui en a assez de constater que la culture de la violence et des rapports de forces s’est imposée sur celle de l’Etat de droit».

Le commentaire de Sarkozy est toutefois difficile à retrouver parmi les centaines d’autres commentaires du post de Kassovitz.

Que M. le Ministre n’hésite donc pas à s’inviter dans les commentaires de ce blog, bien moins encombrés ! Il pourrait utilement nous éclairer, par exemple, sur le vrai sens qu’il donne à la "discrimination positive"…

Henri Védas

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2 commentaires

  1. C’est assez facile de retrouver le commentaire. Lorsque le popup des commnetaires apparait, avec le navigateur firefox faires CTRL+F (recherche de mots) et tapez « interprète ». A ce jour aucun autre visiteur a écrit de commentaire en utilisant ce mot.
    Monsieur,
    J’ai pris connaissance de vos propos développés sur votre blog relatifs à la crise qui a traversé plusieurs de nos banlieues. Au-delà de vos flèches caricaturales et provocantes dont je suis la cible, j’ai tenu à vous répondre personnellement car je crois aux vertus du débat et de l’échange, notamment avec celles et ceux qui ne souscrivent pas à mes idées ou mes actes.
    Le premier point qui m’a frappé à la lecture de votre blog, c’est qu’il laisse fortement entendre que la crise actuelle a surgi soudainement, comme par un malheureux hasard. Vous l’attachez de façon réductrice et manichéenne à ma personne et à quelques mots prononcés par moi-même… Ces mots, j’assume leur tonalité directe et franche car ils sont fondés sur la réalité d’un quotidien vécu par une majorité de nos concitoyens dans les cités. Au surplus, j’estime que le « politiquement correct » et la langue de bois qui prévaut depuis des décennies ne sont pas indifférents à la montée du vote extrémiste dont je combats depuis toujours les idées et les leaders.
    Vous connaissez, semble-t-il, suffisamment « les quartiers » pour savoir, au fond de vous-même, que la situation est tendue depuis de longues années et que le malaise est profond. Votre film, « La haine », qui date de 1995, évoquait déjà ce malaise que des gouvernements, de droite comme de gauche, ont dû gérer avec plus ou moins de réussites. Limiter cette crise aux faits et gestes du Ministre de l’Intérieur, c’est, d’une certaine façon et une fois encore, passer à côté des vrais problèmes. Je mets cela sur le compte d’un coup de cœur mal placé.
    Le second point qui m’a heurté, c’est que vous paraissez vous faire, sans nuance, le porte-parole d’une minorité de casseurs plutôt que l’interprète d’une majorité de familles et de jeunes qui vit, elle aussi, dans les cités et qui en a assez de constater que la culture de la violence et des rapports de forces s’est imposée sur celle de l’Etat de droit. Pourquoi n’avoir aucun mot pour ceux dont la voiture a brûlé, les privant ainsi d’un outil de liberté et de travail durement acquis ? Pourquoi ne pas évoquer ces jeunes dont les gymnases ont été réduits en cendres et ces enfants dont l’école est détruite ? Pourquoi, par ailleurs, n’avoir aucune pensée pour les 110 policiers blessés, les pompiers caillassés et les médecins injuriés ?
    Votre proximité affective à l’égard des jeunes des cités est compréhensible et estimable, mais j’ai le sentiment qu’elle vous conduit à accepter ce qui n’est pas acceptable. Ce n’est pas rendre service aux banlieues que de prendre fait et cause pour une minorité dont les actes sont répréhensibles et parfois même meurtriers. Je crois même le contraire. Vivre dans un quartier populaire ou être le fils de parents ou grands-parents immigrés n’autorise nullement à lancer des cocktails molotov sur la police et des pierres sur les pompiers. Laisser entendre le contraire, c’est, selon moi, insulter toutes celles et tous ceux qui, dans des conditions d’existences identiques, se comportent en citoyen responsable.
    Je n’ignore nullement le fait que derrière cette crise il y a des facteurs économiques, sociaux et culturels. J’en ai mesuré l’ampleur et c’est pourquoi je défends, notamment, le principe de la discrimination positive ou encore le vote des étrangers aux élections municipales. Il est temps de briser l’égalité de façade dont notre pays est coutumier depuis trop longtemps ! Il est temps de donner toutes ses chances à la France plurielle dont j’estime qu’elle est un atout et non un handicap ! A cet égard, je veux vous dire que la Police est sans doute le service public le plus représentatif de cette France plurielle que j’appelle de mes voeux.
    Cette nouvelle impulsion dont les quartiers ont tant besoin, ne peut être engagée en l’absence d’un rétablissement des règles républicaines. Le développement des trafics, des violences, des « tournantes », de l’immigration clandestine, minent tous les efforts que nous pouvons entreprendre. En ces zones de non-droit, l’ordre républicain n’est pas l’adversaire du progrès, mais bien son allié.
    Nous sommes en présence d’une des crises urbaines les plus complexes et les plus aiguës que nous ayons eu à affronter. Elle exige de la fermeté et beaucoup de sang froid. Ces sont ces instructions précises que j’ai donné aux forces de police et de gendarmerie. Elles agissent avec une maîtrise et un professionnalisme qui font honneur à notre démocratie. Au cours des quatre dernières semaines, certaines de nos unités ont fait face, dans le calme et la discipline, à une violence dont je vous demande de ne pas sous-estimer la brutalité.
    Voilà les quelques réflexions que m’inspire la lecture de votre blog. Je sais que vous êtes, avec votre style et vos convictions, à la recherche d’une prise de conscience des pouvoirs publics vis à vis des banlieues. Depuis tant d’années, beaucoup d’argent a été engagé, beaucoup d’efforts ont été entrepris par les services de l’Etat comme par les acteurs de terrain. Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Nous y avons tous notre part de responsabilité. Comment faire mieux et autrement ? Cette question, il faut maintenant la résoudre.
    Demeurant disponible pour poursuivre, si vous le jugez utile, notre échange de vive voix, je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
    Nicolas Sarkozy
    7:12 AM

  2. après la flambée de langue de bois de kasso ,on suit le voyage symbolique d’une ste vierge dans le film Carlitos medelin.je ne saurais trop conseiller à kasso de ballader le meme palanquin chez ses potes de banlieue (on sait déja que c’est plus facile d’enfiler un préservatif à jésus qu’à mahomet) ;comme dit ce bon vieux kasso « l’envie de pouvoir et l’égocentrisme de ceux qui pensent détenir une vérité ont toujours crée des dictateurs » plus ,les ont toujours empécher de voir que leur critique se retournait bien facilement en autocritique.Sarko starlett,dit Kasso,comme dit le populo,c’est la royauté qui se fout de la répu,Kasso médecin:les brulots de voitures pour apaiser les démangeaisons cutanées des racailles,nées des propos de Sarko,se rappelant d’autres grands leaders,il en a froid dans le dos ,il était temps…

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