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Valeurs chrétiennes : Education

Saint-Jean de Passy : la présidence de l’APEL remise en cause [Addendum : réaction des collectifs]

Saint-Jean de Passy : la présidence de l’APEL remise en cause [Addendum : réaction des collectifs]

Voilà maintenant presque un mois que François-Xavier Clément, directeur de Saint-Jean-de-Passy, a été brutalement limogé et l’on n’en connait toujours pas la raison. Reçu en entretien par sa hiérarchie, préalable à son licenciement, rien de précis ne lui a été reproché. Il semble que son management pose problème mais il ignore donc toujours pour quels motifs précis il encourt un licenciement.

Jean-François Canteneur, le directeur diocésain de l’enseignement catholique, déclarait vaguement à La Croix :

Mais les procédures de licenciement existent à cause de motifs sérieux, et les mises à pied se poursuivent pour cette raison. Il ne s’est pas passé des choses monstrueuses non plus, mais suffisamment graves et sérieuses pour ne pas les laisser perdurer. La situation est pénible pour tout le monde, et il faut que les choses aillent vite pour réfléchir à comment, ensuite, on va permettre à une communauté de se reconstruire.

Les choses sont graves, il faut aller vite, mais rien de précis ne justifie cette procédure. Aussi, un audit complémentaire a été commandité. Mais alors que ce rapport devrait sortir dans quelques jours, de nombreux parents et membres du corps professoral s’étonnent de ne pas avoir été contactés. Les seuls témoignages qui semblent avoir été collectés concernent ceux d’anciens salariés et professeurs ayant quitté l’établissement.

Pourtant, le tiers des professeurs a publiquement soutenu M. Clément, ce qui constitue une performance dans un milieu naturellement peu enclin à entrer en conflit avec la direction diocésaine. 5 administrateurs (sur les 15 membres) se sont personnellement (et publiquement) désolidarisés du président du Conseil d’administration. L’ancienne DRH de Saint Jean de Passy témoigne en faveur de celui qui est mis à pied pour son management. Responsable des ressources humaines à Saint Jean de Passy sous la direction de Monsieur Clément durant 3 ans, Sophie Halle témoigne que

malgré des propos parfois très vindicatifs de la part des personnes qu’il avait en face de lui, j’ai toujours vu Monsieur Clément s’employer à comprendre les revendications et chercher des solutions. Il cherchait toujours à trouver le mot juste qui permettrait à la personne de comprendre pourquoi son comportement n’était pas adéquat sans le blesser. Je l’ai toujours vu et entendu demander conseil avant toute décision et devenait ritournelle sa recherche du bien commun. […] Monsieur Clément connaissant bien également la solitude des enseignants face à leur employeur (l’éducation nationale), souhaitait améliorer leurs conditions de travail, encourager leur souhait de formation et par là favoriser leur motivation et leur capacité à emmener les élèves vers l’excellence. C’est pour cela aussi que mon poste a été créé. […] Afin d’avoir une meilleure connaissance des problématiques rencontrées sur le terrain, il a instauré un “conseil des préfets”. Tous les cadres éducatifs de Saint Jean et de Notre Dame de Grace se retrouvaient une fois toutes les deux semaines pour échanger autour de problématiques soulevées par les préfets eux même et un temps de formation clôturait se conseil. Afin de former les surveillants (souvent des étudiants) à l’éducation intégrale et de les motiver en les faisant participer de plus près à la vie de l’établissement, il a entrepris de leur faire suivre une formation. Toutes ces mesures ont été prises dans le soucis du bien commun et afin de donner une voix aux cadres éducatifs, ce ne sont pas des mesures de “despote”, bien au contraire.

Plus de 600 familles remettent actuellement en cause la présidente de l’APEL, Emmanuelle de La Guillonnière, obligée de convoquer une assemblée générale (il fallait 450 familles pour convoquer cette AG). Elle se tiendra le 4 juin avec cet ordre du jour :

« révocation des mandats de l’ensemble des administrateurs, avec effet à l’issue de l’Assemblée Générale, à l’exception du président de l’APEL de Paris (actuellement Monsieur Delpit) membre de droit du Conseil d’Administration de l’APEL Saint-Jean de Passy ».

Cette assemblée générale devait se tenir dans les 15 jours, mais il semble que Madame de La Guillonnière ait repoussé le délai au maximum, afin d’attendre le licenciement effectif de François-Xavier Clément, qui doit intervenir d’ici le 20 mai… C’est pourquoi les Collectifs de parents ont officiellement sommé, vendredi dernier, les administrateurs et le Conseil d’Administration de Saint-Jean de Passy de surseoir à toute décision visant la direction de l’établissement dans l’attente de la nouvelle Assemblée Générale et de la nomination d’un représentant de l’APEL légitime et issu des votes. Mais depuis les mises à pieds, le conseil d’administration dispose d’un délai légal d’un mois pour prononcer le licenciement de Messieurs Clément et Ducret (à la majorité du conseil d’administration).

Interpellé par les parents, Mgr Michel Aupetit a demandé à Mgr de Romanet, évêque aux Armées mais aussi ancien curé de la paroisse voisine d’Auteuil (paroisse où est présente la Congrégation des Légionnaires du Christ, à laquelle appartient… Emmanuelle de La Guillonnière, qui fut déléguée nationale pour la France de Regnum Christi), d’intervenir en qualité de modérateur pour écouter et faire dialoguer parents d’élèves, enseignants et membres du Conseil d’administration. Si la nomination d’un médiateur montre bien que le dossier instruit ne permet pas de procéder à un licenciement pour cause réelle et sérieuse, certains parents s’étonnent déjà de la tonalité de ce dialogue, qui semble mettre de côté les nombreux témoignages en soutien de François-Xavier Clément. Comme si l’affaire était déjà close, et qu’il ne s’agissait que de calmer des parents en colère…

Pourtant, de nombreuses personnalités de l’enseignement ont défendu leur confrère, comme le supérieur des Chartreux ou encore Yann de Cacqueray, lequel a dénoncé dans un courrier sans langue de buis la justice des hommes d’Eglise ainsi qu’un certain deux poids deux mesures :

Dans un communiqué publié aujourd’hui, Mgr Aupetit annonce le licenciement du direct d’établissement.

Addendum 16h10 – Communiqué des collectifs de parents :

Chers parents, Chers soutiens,

Nous avons appris avec consternation et colère la décision de licenciement de François-Xavier Clément annoncée ce matin.

Malgré votre mobilisation exceptionnelle, cette décision nous semble inacceptable, tant sur le plan de la procédure, de la morale que du droit.

En se drapant de toutes les vertus, trois personnes ont donc réussi, de concert et patiemment, à briser la réputation d’un homme, engendrer désordres et souffrances et casser durablement l’image de notre établissement.

La Présidente de l’APEL, en guerre ouverte contre M. Clément depuis des années, le Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique, qui semble animé par des intentions bien peu évangéliques, et le Président du Conseil d’Administration, qui a initié toute cette crise sans en parler à l’ensemble de son conseil, auront des comptes à rendre sur le désordre qu’ils ont semé et les violences qu’ils ont suscitées.

Dans quel état laissent-ils aujourd’hui notre chère école ? Quel gâchis !

Sur la forme, tout le monde convient, y compris Mgr Aupetit, de l’inutile brutalité et humiliation de la procédure, qui traduit, au pire, le caractère trouble des intentions et, au mieux, la profonde médiocrité des acteurs. Il faudra en tirer des conséquences rapides.

Sur le fond du dossier, nous sommes écœurés par le non-respect de la présomption d’innocence et du contradictoire.

L’enseignement catholique parisien est-il devenu la dernière zone de non-droit, où l’on fabrique des audits partiels et partiaux, où l’on sollicite des témoignages pour venir en appui d’un dossier initial qui se révèle trop faible, où l’on empêche l’accusé de connaître les « crimes » qu’on lui reproche et donc de se défendre ?

Comment l’Eglise, qu’on a connue moins prompte, y compris à Paris, à prendre des décisions managériales fortes en cas de délits ou crimes avérés, peut-elle cautionner ce déni de justice ?

Malgré nos demandes répétées et les encouragements de Mgr de Romanet en ce sens, nous n’avons pas eu accès au dossier, pas plus que François-Xavier Clément. Il n’y a eu ni alertes formelles de ses supérieurs, ni aucune plainte contre lui.

Nous ne construirons pas la paix à Saint-Jean de Passy en faisant l’économie de la vérité. Il faudra que ceux qui la cachent aujourd’hui la mettent sur la table et que nous puissions en débattre. Seule la vérité nous rendra libres !

Nous ne construirons pas la paix à Saint-Jean de Passy sans refondre en profondeur les instances de l’établissement qui ont failli. A cet égard, vous pourrez prochainement voter en faveur d’une équipe renouvelée à l’APEL. Elle sera garante des intérêts des familles de St Jean et des élèves, loin des dérives personnelles. Elle cherchera à amener la vérité et la sérénité, pour sortir de cette politique de la terre brûlée.

Nous ne construirons pas la paix à Saint-Jean de Passy sans rendre hommage comme il le mérite à ce qu’a apporté François-Xavier Clément à l’établissement.

Nous ne construirons pas la paix à Saint-Jean de Passy sans entendre les malaises profonds, les souffrances, les humiliations et les règlements de comptes larvés qui ont émergé depuis le 14 avril dernier.

Le message de Mgr Aupetit interroge beaucoup d’entre nous sur la façon dont l’Eglise à Paris élabore ses décisions, conçoit la transparence de ses délibérations et fait entendre son autorité sur une administration profondément déficiente. Mais aussi sur le traitement qui est réservé à ceux qui la servent. Ce dossier, qui est loin d’être isolé, doit appeler à un sursaut de la part de Catholiques engagés, désintéressés, mais attachés à une parole libérée.

Nous sommes nombreux à être déconcertés et en colère. Comment, dans ces conditions, ne pas comprendre certains d’entre nous qui se refuseront désormais à la soutenir aveuglément, notamment financièrement ?

La magnifique mobilisation spontanée qui est la nôtre a surpris tout le monde. Beaucoup d’observateurs du monde de l’éducation ont reconnu qu’ils n’avaient jamais vu cela. Elle a même fait peur à certains et cette fébrilité explique sans doute l’accélération imprévue du calendrier, au lendemain de la convocation de l’Assemblée générale de l’APEL qui se tiendra comme prévu le 4 juin prochain pour franchir cette nouvelle étape.

Nous pouvons être fiers collectivement de cette mobilisation au service de la vérité.

La situation de François-Xavier Clément est désormais entre les mains des avocats qui, nous l’espérons, l’aideront à laver son honneur et trouver le chemin d’une sortie digne.

Le combat continue, pour la justice à St Jean, pour une gouvernance assainie et aussi pour que l’Eglise à Paris puisse retrouver un peu d’audace et de courage, et ne pas abandonner sa mission au service de l’éducation.

Nous avons toujours besoin de vous. Les Collectifs St Jean de Passy

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32 commentaires

  1. 17 personnes interrogées lors de l audit sur 46 qui récusent leur témoignage (audit officiellement présenté pour améliorer les conditions de travail), cinq administrateurs qui disent leurs droits bafoués et qui signent de leur nom, tout comme le collectif où 50 enseignants signent sans anonymat, avec tous les risques que cela représente pour leur carrière, la lettre de l ancienne DRH, qui montre qu il n y a eu qu un seul licenciement sur cinq ans pour motif grave, les départs (pas plus nombreux que dans les autres établissements parisiens) dont la plupart des personnes concernées disent d elles mêmes que les motifs ne sont pas liés au directeur.
    En face, aucun motif clair, l anonymat, de nombreux avocats… Les méthodes même utilisées (audit dont des parties sont publiées dans les journaux,…) donnent une idée du niveau des attaquants.
    Reste à prier pour SJP, pour ceux qui essayent d y ramener la paix, pour ceux qui y travaillent, et pour les enfants qui subissent cette situation. Et bien sûr pour messieurs Clément et Ducret.

    • Si sur 46 témoignages 17 se récusent, il reste encore 29 qui ne se récusent pas…

      Si certains des auditionnés se sont rétractés, ce qui est leur droit, je vois mal en quoi cela discrédite l’intégralité de l’audit ! Ces 17 personnes ont sans doute considéré que ce qu’ils avaient vécu n’était pas de nature à justifier un licenciement, mais il reste tous les autres.

      Les communiqués parus ce jour sont éclairants : un deuxième audit a été réalisé et manifestement, il confirme les craintes nées du premier, et Monseigneur Aupetit s’est prononcé en faveur d’un licenciement, qui a été voté à l’unanimité du CA, moins une abstention.

      Les témoignages favorables aux intéressés sont sans aucun doute sincères, mais ce n’est pas parce que certains ont très bien vécu leur collaboration avec eux que c’est le cas de tout le monde.

      Je me demande combien des membres du collectif, qui dénoncent une cabale qui repose sur rien, viendront faire leur mea culpa…

      Bien à vous

      • Douze personnes sur quarante six avaient exprimé un mal être au travail, en pensant que l audit était destiné à l améliorer uniquement. Du reste, je vous laisse lire le témoignage de la DRH, il est très éclairant.
        Parlons en, du mal-être. Que dire des quatre arrêts maladie et une hospitalisation depuis, des enseignants forcés de se syndiquer pour s en sortir au milieu de cette purge, de cinquante enseignants qui signent avec leur nom, avec tous les risques pour leur carrière, sans compter le personnel et les familles inquiètes? Ceux la ne comptent ils pas? Je n ai jamais vu tant de souffrance dans un établissement, et je suis enseignante. Mais ce n est pas sous la direction de Monsieur Clément ; c est suite à l action du CA depuis quelques semaines.
        Vous rendez vous compte que c est par la presse uniquement que ces hommes ont des informations sur ce dont ils sont accusés? Vous rendez vous compte de la violence qui leur est faite?
        J assure messieurs Clement et Ducret de mon estime, pour l admirable travail effectué auprès des enfants. Toute ma reconnaissance aux collectifs, pour leur courage et leur exemple, aux personnes de bonne volonté qui ont eu à cœur de faire progresser la vérité par leur témoignage.
        C était le pot de terre contre le pot de fer, avec d enormes moyens financiers pour embaucher plusieurs cabinets d avocats en face. Il n y a aucune raison de faire son mea-culpa. A moins de prendre les gens pour des girouettes.

        • Vous avez raison de pointer les souffrances qui se sont exprimées suite à la procédure enclenchée par le CA : personne n’a le droit de nier ces souffrance ainsi exprimées.

          La différence est que dans ses communiqués, le CA reconnait que la procédure utilisée a pu être brutale, alors que jamais le collectif de défense n’a exprimé un mot de compassion pour ceux qui ont mal vécu leur collaboration avec les deux mis à pied, alors qu’ils sont nombreux, et qu’au moins l’un d’entre eux a exprimé des idées suicidaires.

          Qui êtes vous pour ignorer comme vous le faites les souffrances ainsi exprimées ? Qui êtes vous pour répondre comme vous le faites à une personne qui pense à mettre fin à ses jours ? Qui êtes vous pour mépriser comme vous le faites les témoignages de cadres en souffrance ?

          Si vous choisissez de penser que toute cette affaire est un complot, ayez au moins la décence de garder vos théories complotistes pour vous ! De grâce, laissez les procédures se faire, et si les mises à pied et le licenciement étaient infondés, ils seront sanctionnés par la justice.

          Ce collectif a des méthodes très particulières, il ne publie que ce qui va dans son sens : aucun des articles de presse qui dénonce l’ambiance délétaire de St Jean n’a été publié sur le site du collectif, pas plus que le message de Monseigneur Aupetit qui se prononce en faveur du licenciement, et encore moins le communiqué du CA qui dit bien que le licenciement a été voté à l’unanimité moins une abstention.

          Les méthodes de ce comité de soutien me donnent la nausée : complotisme, instrumentalisation des enfants, procès d’intention, obstructions constantes des actions des organes élus, retournements permanents.

          Et je passe sur ceux qui parlent de méthodes staliniennes ou gestapistes, il faut réellement être acculturé pour tenir de tels propos.

          Il n’y a de pires aveugles que ceux qui ne veulent pas voir, j’en resterai là.

          • Je suis tout à fait d’accord avec vous, Tristan.Renaud.
            Merci d’avoir exprimé clairement tout cela.

          • Monsieur,
            Merci tout d abord de reconnaître les souffrances actuelles, car si Monseigneur Aupetit l a mentionné, je n en voit que très peu de traces, et très tardives, dans la communication du CA. Pire, pour contester le seul licenciement (pour harcèlement su subordonné) en cinq ans, un enseignant a cru bon de mettre en cause la bonne foi de la victime (longtemps en arrêt maladie) sans que personne ne s en émeuve. Si vous avez accès aux communications, vous le savez aussi bien que moi.

            Je suis, Monsieur, enseignante. Pour suivre mon mari, nous avons souvent déménagé, et j ai donc connu un certain nombre d écoles. Je fais tout à fait la différence entre le mécontentement qui s exprime souvent dans le métier, car il y a toujours d inévitables mésententes, et les comportements autoritaires qui aboutissent à la destruction des personnes, aux maladies, aux vies brisées. Et croyez moi, si cela avait été le cas, jamais les enseignants n auraient apporté leur soutien au directeur, fût il apprécié d eux. Car il y a une forte solidarité interne, et un grand sens de la justice.
            En revanche, si ils prennent tous ces risques maintenant, c est bien parce qu ils n ont pas reconnu leur directeur dans les accusations, et qu ils voient maintenant la destruction des personnes en œuvre. Il faut connaître bien mal le monde de l’ecole pour penser le contraire.

            Il me semble assez normal vu le choc, que le site n ait pas encore mis à jour toutes ses rubriques, et je ne doute pas qu il le fasse.

            Vous parlez d instrumentalisation des enfants, il n y en a aucune; simplement des familles qui ont à gérer le désarroi chez eux, et qui au contraire font tout pour les protéger. Si il y a une instrumentalisation, c est d avoir choisi un moment de l année où les enfants avaient le plus besoin de soutien pour les priver de leur directeur, et justifier de la nécessité d aller vite.

            Vous évoquez aussi le drame de la dépression, et je sais hélas que ces maladies arrivent. J ai connu une enseignante qui avait pour cela changé trois fois d ecole, chaque fois au motif que la direction était à l origine du mal, et je ne pense pas qu’elle allait mieux en fin de carrière, hélas nous ne sommes pas médecins. Je ne préjuge pas du tout du cas que vous évoquez, parce qu’il n y a pas deux cas identiques, mais admettez que le seul fait non étayé ne suffit pas.

            Merci d avoir pris la peine de me répondre. J avoue, à titre personnel, que je suis à la fois atterrée et inquiète, si ce plis se prend dans l enseignement catholique de virer ainsi les gens sur des impressions anonymes non vérifiées, nous risquons tous de vivre dans la terreur, celle d une délation mensongère qui pourra faire tomber n importe lequel d entre nous. Car si les faits ne sont pas vérifiés, tout devient possible.
            Bonne journée

          • Juste un mot pour vous dire que parmi les 17 personnes qui se sont rétractées, il y a celle qui a exprimé des idées suicidaires en disant qu’on avait instrumentalisé ses propos et qu’elle ne visait nullement la direction.
            En ce qui concerne les 29 qui ne se récusent pas, tous ne visaient pas Clément ou Ducret mais donnaient des idées pour améliorer les conditions de travail.
            Ceux qui sont en arrêt ou à l’hôpital (cela fait un mois pour l’un d’entre eux, il n’a pas supporté le choc), ne font pas partie du camp des anti-clément mais de ceux qui le soutiennent. Je comprends parfaitement les mots de ceux qui disent qu’ils ont connu des gens avec de bonnes idées mais de mauvaises pratiques. Mais ce sont des généralités qui nous incitent seulement à être prudents. Ici nous sommes dans un cas précis. Pour parler de cette affaire, il faut la connaître de l’intérieur (ce qui est mon cas). Je ne vais prendre que l’exemple de Ducret. Vous trouverez de très nombreux témoignages de lycéens vous disant combien cet homme les a transformés, les a fait mûrir. Combien de préfets peuvent se prévaloir de ce résultat en seulement quelques années ?
            Enfin, la rue des saints-pères est parfaitement au courant de “pratiques managériales dysfonctionnelles” d’au minimum un chef d’établissement parisien. Aucune réaction et pourtant il y a eu des licenciements abusifs suivis d’un cancer, d’une dépression etc. Clément n’est pas parfait, il a certainement fait des erreurs mais on s’en est servi comme excuse pour le virer. Quant à Mgr Aupetit, il lui était difficile de revenir en arrière. Il a agi en politique.

          • @Tristan Renaud,
            Essayons de rester ds le rationnel. Si je vous suis bien, il est légitime de licencier un directeur par ce que suite à une mise à pied un de ses salariés à eu des pensées suicidaire ? Je ne suis pas juriste mais on vit chez les bisounours là ? Citez moi un seul collège français où y a pas des dépressifs. Qui dit dépressif dit que ces gens ont généralement eu des pensées suicidaires. Rappelez moi combien de français vivent sous cachetons ?

            Le peu que je lis de ce dossier est ahurissant.
            Un enseignant de Province.

          • La vérité commence à apparaître. Je dis, comme vous m y invitez, à la personne en dépression qui est revenue sur son témoignage instrumentalisé en dédouanant monsieur Clément qu elle a été très courageuse. Je dis à ceux qui sont malades, hospitalisé pour un depuis un mois, que nous pensons à eux. Et que ceux qui ont instrumentalisé tout cela, en risquant très concrètement la vie des autres, ne méritent aucune considération.

        • Bonjour,

          Comme vous l’avez compris, je considère que toutes les souffrances exprimées doivent être entendues, mais au risque de me répéter, le comité de soutien fait la sourde oreille à celles de ceux qui ont mal vécu leur collaboration avec les intéressés, et n’a jamais exprimé un seul mot de compassion pour eux, pas un seul.

          A l’heure actuelle, deux audits aux conclusions convergentes ont été réalisés, et Monseigneur Aupetit en a pris connaissance avant de donner son aval au licenciement, licenciement qui a été voté à l’unanimité moins une abstention. Le président des Alumni a communiqué à son tour aujourd’hui et reconnait qu’en ayant eu connaissance du dossier, le licenciement est fondé.

          A un moment donné, la thèse du complot ne tient plus : toutes les personnes ayant eu accès au dossier se sont prononcées en faveur d’un licenciement (moins l’administrateur qui s’est abstenu). Pensez-vous réellement que toutes ces personnes sont complices pour abattre un directeur trop catholique ? On entend toujours cette thèse, pourtant, tout les éléments révélés vont à son encontre.

          S’il y a eu des faits graves, ce que toutes les personnes qui ont eu accès au dossier semblent confirmer, la mise à pied conservatoire était tout à fait justifiée, tout comme le licenciement.

          J’espère que l’avenir nous en dira plus, mais beaucoup des soutiens aveugles des intéressés feraient bien de faire preuve d’un peu de prudence.

          Vous parlez d'”impressions anonymes non vérifiées”, mais quel mépris dans ces mots ! Et quel refus de voir la réalité en face ! Personne, même les enseignants de St Jean, ne peut prétendre tout savoir du ressenti de chacun.

          Un fait est à retenir, il y a eu de la souffrance au travail, et personne de sensé ne peut aujourd’hui le nier. Encore une fois, il y a eu un deuxième audit, Monseigneur Aupetit l’exprime clairement, et s’il s’est prononcé en faveur du licenciement, c’est bien que ce deuxième audit a confirmé et vérifié les faits du premier. Le comité pourra toujours garder ses oeillères, rien ne lui interdit, mais je trouve ses méthodes profondément indignes.

          Bonne journée à vous

          • @Tristan Renaud :

            Il me semble que vous vous répétez mais imperturbablement, toujours à côté du sujet. Il faut arrêter avec ces ficelles grossières. Ces grandes phrases de principes. Je n’ai vu personne remettre en cause la souffrance de qui que ce soit. Par ailleurs on pourrait aussi discuter de l’origine de ces souffrances sans pour autant les nier. Mais l’objet premier du rejet massif de cette procédure chez beaucoup de parents et de professeurs, c’est d’abord la manière dont elle s’est déroulée. Et vous le savez – vous n’êtes pas si sot. Sciemment vous déplacez le sujet pour ne pas avoir à parler du vrai sujet. La demande n’était pas d’étouffer l’affaire mais de repartir sur une base honnête.

            Le refus catégorique du CA de reconsidérer sa manière de faire combinée à cette annonce fracassante, a conduit à cette impasse. Mgr Aupetit a du faire un choix dans l’intérêt général. Et à ce niveau, excusez-moi, mais l’intérêt général n’est plus celui de SJP mais celui du diocèse (voire plus).

            Votre propos, ressemble beaucoup à celui d’un certain Mr Contessa. Ce même côté obsessionnel (que Mr Contessa revendique pratiquement) pour SJP. On vous voit sur de multiples forums. Et chaque fois avec des posts longs comme le bras.
            Mais peut-être le connaissez vous bien ? Il a mis sur la place publique un papier de 7 pages (!!!) et seulement 1/4 page sur les souffrances. Le sujet de la procédure inique y est évacué d’une courte phrase. Au final un papier vide de contenu, du blabla, de la bile déversée à petites goulées sous couvert d’impartialité (même Tartuffe se cachait mieux). Visiblement il est aigri et il a des comptes à régler avec Mr Clément.

            Avec le temps, comme administrateur de SJP puis siégeant au CODIEC, il doit bien connaitre Mr Canteneur ? Des complotistes diraient qu’il espère un retour d’ascenseur. Depuis qu’il n’est plus surveillant général à La Tour, cela semble lui manquer. Qu’en pensez-vous ?

            Je vous rejoins sur un point. Il faut en finir avec cette théorie du complot, qui voudrait faire croire que tous les membres des collectifs SJP sont des complotistes.

            Bien à vous.

      • devinette :Qui est qui dans la petite fable ci dessous ?
        Maître-chanteneur, les Plaignants, la Bourgeoise et le Pusillanime

        Une riche Bourgeoise fière de plaire alentours,

        Régnait dans son village comme roi en sa cour

        Un beau jour de printemps, voilà bien plus d’un an,

        Un homme lui tint tête, des choix était garant,

        En férié travailler elle ne l’imaginait,

        Ni charme ni place permirent de s’imposer.

        Cet homme avait commis l’irréparable erreur,

        La bourgeoise devint ennemie à toute heure.

        Allant voir ses sujets, elle soumit à leurs voies :

        « Mes amis, voulez-vous travailler davantage ?

        Préférez-vous Paris ou aller à la plage ? »

        Elle vint pour présenter l’édit de ses scrutins

        Assurer son pouvoir et reprendre la main.

        Mais l’homme n’était pas des plus accommodant

        Il lisait dans son jeu, ses cartes les voyant.

        Son aura disparue, son charme sans effet,

        Elle partit en conquête pour trouver les épées,

        Elle commença visites et grandes ambassades

        Cherchant dans tous les lieux, et ce, en dérobade,

        Alliés et mercenaires qui mèneraient combat

        En évitant bien sûr l’esprit de vendetta,

        Elle chantait les louanges de la belle mission,

        Tout en œuvrant tout bas pour briser le champion.

        L’homme était selon elle un ange et un démon,

        Elle justifia la guerre pour tuer le second.

        Un seul homme pouvait achever le travail,

        Lui seul avait le droit de tuer la valetaille :

        C’était Pusillanime, il écouterait sa voix,

        Le voilà entreprit il devra faire un choix

        Écoutant la Bourgeoise narrer ses grandes craintes :

        « Si vous n’agissez pas, considérant leurs plaintes,

        craignez d’être engeolé vous êtes mandataire,

        Et si la jacquerie enflait dans la volière

        Vous perdrez derechef votre honneur et vos droits »

        Pusillanime prit peur, il protégea son toit.

        La route des saints-pères était un abri sûr

        Pour qui voulait se plaindre et demander censure,

        Il en prit le chemin pour abriter son âme

        Au bras de sa consœur qui sait jouer à la dame.

        C’est Maître-chanteneur, qui l’accueille prestement

        Il l’écoute tel un loup que l’on prie sournoisement

        De débusquer la bête troublant de bêlements

        L’ensemble du royaume qui chante harmonieusement.

        La Bourgeoise était là toute fardée de gris

        Pour feindre la douleur de se plaindre d’amis,

        Le maitre remercia ses zélés visiteurs :

        « Tout est bien mes amis, je suis un protecteur ! »

        Audiences et entretiens reprirent de plus belle

        La Bourgeoise s’agitait, on ne voyait plus qu’elle !

        Suscitant les plaignants pour trouver les souffrances

        Et préparant bien vite cahiers de doléances :

        « Un chef ne peut pas vous traiter de la sorte,

        Rapprochez-vous de nous et plaignez-vous plus fort !

        Nous trouverons bien vite le gibet et la corde

        Pour libérer le peuple et servir la concorde. »

        Alors que les victimes accouraient au sommet,

        Pusillanime tremblait de se voir condamné.

        Le Maître-chanteneur, souriant et rusé,

        N’avait jamais caché tout au long des années

        Que l’homme était dangereux, qu’il serait exilé.

        Il exigeait que tous soient de fidèles roués.

        C’est au cœur de l’hiver, enivré de sa haine,

        Promettant aux plaignants de défaire leurs chaines,

        Qu’il acheta chèrement les services mercenaires

        De magiciens fidèles aux causes des saints-pères.

        Les témoins au procès commençaient d’affluer,

        Foi de Pusillanime : « On cherche en vérité ! »

        Le témoignage cruel du plus grand des menteurs

        S’accompagna bien vite du pauvre sénateur,

        L’orgueilleux général ne savait point cacher

        Son incapacité à se subordonner,

        Quand une autre affective rêvant d’être l’élue

        Cherchait de toute part à traverser la rue.

        C’est ainsi qu’en un mot ils purent jeter l’opprobre

        Tout en jurant pourtant qu’ils étaient restés sobres.

        Mais tout à coup tomba, sur la France affolée,

        L’aubaine du virus pour tous nous confiner

        Confinés en un jour et tous dispersés,

        Le temps était venu pour sonner la curée,

        Urgence déclarée par Maitre-chanteneur,

        Pusillanime compris que tout était dans l’heure.

        Par missive envoyée au logis du méchant

        Le voilà mis à pied en plein confinement.

        Un huissier mandaté annonça la sentence,

        L’impétrant réveillé resta en sidérence.

        Apprenant que leur chef était mis à l’écart

        Les villageois émus par tout ce tintamarre

        Écrivirent mécontents aux juges du moment

        Ils chantèrent des louanges mais craignaient un dément :

        « Est-ce là un criminel ? Sont-ils précautionneux ?

        À moins d’un dissident d’un système trop vieux ? »

        C’est grâce à la rumeur des manœuvres bourgeoises

        Aux sourires ironiques des plaignants rabat-joie

        Que la colère devint en quelques jours seulement

        Un spectacle grandiose et tellement éloquent

        Les soutiens affluèrent pour défendre l’honneur

        Et collectivement on entendit partout « objection votre honneur »

        Les gazettes se mirent à publier en chœur

        L’inique procédure des vils procureurs

        Pusillanime se terre au fond de sa province

        Espérant confiner la rage de gens qui grincent

        Mais arrive le temps, il faut se prononcer

        Sans honte et sans trembler

        La sentence finale, condamné à l’exil.

        Mais le bras du bourreau se fait lourd et pesant

        Les discussions trop longues le doute dévoilant

        Les consciences vacillent en quête d’une sortie

        Le camp Pusillanime n’a plus aucun crédit

        « Nous ne voterons pas, le peuple est là qui gronde,

        Il ne lâchera pas, mais pourquoi cette fronde ? »

        Que faire alors maintenant du condamné à mort

        Ils sont las de ces bruits et n’y voient point leurs tords.

        L’épiscope annonça dans un communiqué,

        Qu’il fallait en tout point rechercher l’unité,

        Sommé de cheminer pour le bien du village

        Le Maitre-chanteneur a changé de visage,

        Il panse la blessure d’un violent coup de crosse

        En priant que les loges l’épargnent de la fosse.

        Pusillanime assume en pompier pyromane

        Le jeu de la Bourgeoise qui fut sa courtisane.

      • Je me demande si vous avez déjà participé ou subi un audit. Retraité, j’ai cependant de nombreux souvenirs à ce sujet, ayant fait partie des auditeurs et, à d’autre moment, des audités.
        Ce métier est certes nécessaire et, dans la plupart des cas heureusement, les conclusions peuvent être considérées comme à peu près objectives. Je dis à peu près, car la parfaite objectivité ne peut, malheureusement, exister.
        Dans l’affaire qui nous préoccupe, manifestement on ne se trouve pas dans la partie “la plupart”, mais dans l’autre : l’audit téléguidé. Sinon, pourquoi tant de mystères ? Que l’on porte an vu de tous et, en particulier, des “accusés” les raisons précises de la mise à l’écart.
        La manière dont cette procédure a été engagée et conclue est parfaitement scandaleuse.
        On n’a pas le droit d’empêcher quelqu’un de se défendre correctement. Qui a intérêt à toutes ces “cachotteries” ?
        Je ne prends pas partie sur le fond, ne connaissant pas le dossier, mais sur la forme c’est parfaitement scandaleux. Si la “cabale” ne repose sur rien, comment se fait-il que le ou les intéressés ne puissent avoir accès aux faits qui leur sont reprochés ? Cabale, cabale, un peu facile : personnellement, je vois plutôt la cabale dans l’autre camp qui détient la clé du problème. J’espère que l’on connaîtra rapidement la vérité, mais cela m’étonnerait que, sur la forme, on puisse donner raison aux méthodes employées par les responsables des licenciements, même si – finalement – ce serait eux qui auraient raison sur le fond. Vous voyez, je ne prends pas partie, mais il parait tout de même évident que le droit de la défense dans cette affaire est scandaleusement bafoué.

      • Pour avoir connu de très près ce genre de “manœuvre” de la part d’une Présidente d’APEL, heureusement non suivie d’effet finalement ! je peux vous assurer que tout ce petit monde est à vomir !!
        Si la décision de Mgr Aupetit vous rassure, dormez bien sur vos deux oreilles, jusqu’à ce qu’un minimum de conscience vous réveille !

    • Merci Madame, Merci aussi @mjpo pour vos témoignages.
      Ne vous laissez pas impressionner, faites et dites ce que vous pensez juste.
      Peu importe les décisions d’aujourd’hui, vous travaillez paisiblement pour la vérité.
      Labourez pour le Seigneur qui moissonnera à son heure.

      Le bénéfice sera pour les autres établissements qui vont pouvoir souffler un peu. Le diocèse va veiller à ce que cela soit mieux géré la prochaine fois. Humainement et sans scandale, au bénéfice de tous. J’ai peu de doute que le DD va rapidement être exfiltré dés que les feux de la rampe s’estomperont.

  2. Ce licenciement est totalement déguelasse.

    En tant qu’enseignant dans le Privé en province, je suis outré et prêt à faire grève pour le soutenir.
    Si vous souhaitez que je vous donne des noms de dirlos qui se sont comportés comme des salauds et n’ont strictement rien en commun avec la charité chrétienne, je vais vous en donner !

    Quel message d’apaisement envoyez-vous monseigneur envers les directeurs cathos qui essaient avec courage et abnégation à faire vivre chrétiennement leurs établissements et dont le sort dépendra désormais de qqs délateurs pleurnichards comme il en existe tant !

    Écoeuré.

  3. Monseigneur n’a pas voulu prendre une position nette sur le “confinement de la messe”, par contre, il a eu le temps de s’intéresser à SJP, dans le mauvais sens. Ancien de SJP, je suis écoeuré par ces manoeuvres épiscopales. Je croyais Aupetit meilleur que les autres et me suis lourdement trompé. Dieu jugera !

  4. Mgr Aupetit vient de confirmer le renvoi, il aurait surprenant qu’il se contredisse. En effet ce renvoi n’a pu se faire qu’avec son accord.

  5. Citation supra : ” Afin de former les surveillants (souvent des étudiants) à l’éducation intégrale et de les motiver en les faisant participer de plus près à la vie de l’établissement, il a entrepris de leur faire suivre une formation”

    Lorsque j’étais chef de la troupe scoute de Janson de Sailly, un de mes assistants était pion à Janson !

    Le seul fait de proposer une “formation” nous aurait fait mourir de rire !

  6. L’évêque aurait tranché en faveur de Clément… toute la bienpensance pro-Clément de ces collectifs et du salon beige (qui a pris parti très nettement dans cette affaire) appellerait à obéir, et remercierait l’évêque, etc.
    L’évêque a décidé autrement… et toute la bienpensance se lève et crie au scandale… la plupart d’entre ces gens ignorant une partie ou tout du dossier.

    • @ Ermot : Un petit point de désaccord, il me semble que la bienpensance (La Croix, Le Parisien) n’est pas du côté que vous voulez le faire croire. La bienpensance c’est celle qui a conduit Mgr Aupetit à une réponse politique pour minimiser les conséquences pour le diocèse : c’est moins grave d’avoir à affronter quelques centaines de famille de l’ouest parisien que quelques milliers de bienpensants dans toute la “médiasphère” nationale …

  7. “Je le dis avec fermeté : ces pratiques ne sont pas tolérables, et le sont encore moins au sein d’un établissement catholique d’enseignement.” (Mgr Aupetit).

    Je ne suis pas surpris. Plus d’un chef d’établissements de ce type peut à la fois mener un développement pastoral et éducatif intéressant… et se fort mal comporter avec des salariés. J’en ai toute une liste.

    • Eh bien alors, que l’on mette les reproches justifiant le licenciement sur la table. Pourquoi des cachotteries ? Trop facile de dire ou écrire “ces pratiques ne sont pas tolérables”. Mais quelles pratiques ?
      Encore une fois, sans prendre partie sur le fond du problème, la méthode suivie à l’encontre du ou des licenciés parait entachée d’une injustice criante et du non respect du droit de la défense : pas très catholique tout cela…

  8. Ce qui est très curieux, c’est l’argumentaire servi par le directeur diocésain: s’il se résume vraiment à “s’il n’y avait pas de motifs sérieux, nous n’aurions pas engagé cette procédure”, alors nous avons un précédent: “si ce n’était pas un malfaiteur nous ne te l’aurions pas livré” (Jean 18), et “il savait bien que c’était par jalousie qu’on l’avait livré” (Mt 27).

  9. @ermot : J’essaye de vous suivre mais ce n’est pas évident …
    Donc vous ne connaissez rien du dossier mais comme vous avez “toute une liste” de noms de chefs d’établissement, alors il n’y a pas l’ombre d’un doute Mr Clément est coupable ? A la guillotine ?
    Et donc je comprends aussi que vous êtes coupable de couvrir de votre silence toute cette liste de noms ? Un peu de courage diable, lâchez vous !

  10. @louiscottieri : bravo pour la fable !

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