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Russie : sans surprise ce sera Medvedev

MedvedevLe candidat du Kremlin, Dmitri Medvedev, a remporté dès le premier tour la présidentielle en Russie, qu’il dirigera en tandem à partir de mai avec Vladimir Poutine, futur Premier ministre. Il aurait obtenu plus de 65% des suffrages. Le communiste Guennadi Ziouganov obtient 17 à 19%, Vladimir Jirinovski 10 ou 11% et Andreï Bogdanov, qui prône l’adhésion de la Russie à l’Union européenne, mois de 2%.

Medvedev est le premier dont l’histoire personnelle ne soit pas enracinée dans l’Union soviétique puisqu’il n’avait que 26 ans à la chute de l’URSS, fin 1991. Après 2 mandats consécutifs, Vladimir Poutine, qui ne pouvait se représenter, en a fait son dauphin et a promis d’être son Premier ministre. Lu dans Le Choc du Mois ce portrait de Dmitri Medvedev :

Choc "Si le premier ministre et président de Gazprom demeure inconnu en Occident, ce n’est pas le cas en Russie où […] il est au coeur de la vie des citoyens russes. Contrairement aux apparences, Medvedev est un dur : la brutale coupure de gaz à l’Ukraine, durant l’hiver 2005, c’est lui. Les récurrentes suspensions d’énergie pour la Géorgie, c’est encore lui. […] Dominant le ministère de l’Economie et des Finances, il est encore soutenu par Iouri Kovaltchouk, président de la banque Rossia, et Alicher Ousmanov, dirigeant de GazpromInvestHolding et propriétaire du groupe de presse Kommersant.

Michel Janva

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4 commentaires

  1. Je crains fort que Dmitri Medvedev ne soit trop conciliant envers les Etats Unis et autres pays de l’OTAN. Heureusement Vladimir Poutine conservera une influence certaine.
    J’ai aperçu Garry Kasparov, le chou-chou de nos médias, sur la chaîne russe anglophone “Russia Today”. Le reporter a souhaité l’interviewer à l’issue d’un manifestation, mais il a carrément refusé de lui parler en disant “pourquoi vous parlerais-je”.
    C’est là la preuve que ce personnage n’est intéressé que par l’instrumentation de la presse étrangère, dont ils utilise les journalistes comme ses pions d’échecs!
    Parler à la presse russe ne l’intéresse évidement pas, sinon il ne pourrait plus dire qu’elle n’est pas libre!

  2. A lire sur le Web les commentaires de “notre grande presse bien- pensante” sur l’élection en Russie,j’en déduis que Poutine est certainement un grand dirigeant pour son pays!Le comble revient au PC russe qui dénonce dans ces Médias le trucage de ce vote
    par bourrage des urnes avec des bulletins favorables au poulain de Poutine.Car bien sûr
    pendant 60 ans en URSS on doit penser que c’était la pleine démocratie!!!
    Amicalement

  3. Dans un pays où la séparation des pouvoirs n’existe pas, et où les citoyens ne peuvent rien contre un état aux mains d’une minorité de thermidoriens richissimes, Poutine étant devenu l’un des hommes les plus riches de la planète (5 % des actions de Gazprom, dont Medvedev a été le dirigeant), inutile de tenter de nous faire croire que la liberté existe en Russie.
    La corruption y règne en maître, au point que les entreprises étrangères ne peuvent y investir qu’avec des accordes entre états, et que les PME européennes y sont interdites de fait, que les Russes eux mêmes ont les plus grandes difficultés à créer des entreprises, les associations qui veulent faire la vérité sur le Goulag sont pourchassées, la statue du fondateur de la Guépéou toujours debout.
    Mais voilà, Poutine fascine certains nostalgiques ou les rouges bruns français : c’est plutôt amusant sur le Salon Beige de lire que cet officier du KGB présent à Berlin pour réprimer les premières manifestations anti communistes des années 70-80 est un héros de la Chrétienté et un défenseur de la liberté de la civilisation européenne.
    Aussi drôle que les thèses de jadis du journal LE MONDE sur la ”libération” du Cambodge ou du Vietnam, ou sur la vitalité de la démocratie directe à Cuba.

  4. @ Pascal G
    L’URSS du début et celle de Gorbatchev n’on pas grand chose à voir.
    Les membres du KGB était très nombreux, mais pas forcément par idéologie, plutôt par patriotime.
    De même que certains étaient membre du parti communiste, simplement parce que c’était le seul parti!
    Je connais un ancien député de l’Union Soviétique, et je peux affirmer que sa pensée est plus proche de celle du FN que du PC français!
    Il n’y a aucuns problèmes pour les russes qui souhaitent créer une PME, j’en connais personnellement.
    Je ne pense pas que pour réprimer des manifestations il était nécessaire d’envoyer des officier du KGB. Comme si en France on envoyait des officiers de la DGSE, au lieu des CRS.
    Par contre il peut être nécessaire d’identifier les agents étrangers qui fomentent des troubles en utilisant les opposants politiques à leurs propres fins. Les États Unis font beaucoup ça, et pas seulement à l’est!

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