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Europe : politique

Robert Schuman : la réponse de l’Action Française

Après l'extrait de l'article de l'Action Française 2000, que j'ai publié début septembre, sur Robert Schuman, puis la réponse publiée par Les 4 Vérités (citée ici), l'Action Française estime nécessaire de préciser :

"contrairement à ce que prétendent faussement le père Cédric Burgun
ou Jean Pirnay, à aucun moment Guy C. Menusier [auteur de l'article d'origine] ne s’est attaqué à
l’honneur de Robert Schuman : il s’en est pris uniquement à son projet
politique, ce qui reste encore un droit élémentaire, le préjugé
démocrate-chrétien en faveur de l’Europe institutionnelle n’étant pas
devenu un article de foi !
Notamment, l’auteur de l’article paru dans L’Action Française
n’a accusé à aucun moment Robert Schuman de s’être enrichi
personnellement avec l’argent de la CIA qui a financé, comme le
reconnaissent du reste les membres de l’Institut saint Benoît, le lobby
européiste durant les années cinquante."

Puis, l'AF publie en ligne la réponse que Guy C. Menusier :

"L’hagiographie est un genre qui exclut d’emblée les réserves
venues d’ailleurs. Je respecte le sentiment d’admiration que vouent à
Robert Schuman mes honorables contradicteurs. Cependant, mon propos (cf.
L’Action française 2000 du 5 septembre) se plaçait sur un tout autre
plan ; il ne consistait pas à dénigrer un personnage, il se proposait de
critiquer une politique qui tendait à l’effacement des Etats de la
vieille Europe, à commencer par la France.

Sur les origines de Robert Schuman, je me bornerai à renvoyer au site
officiel de la France, france.fr, qui indique que le « père de
l’Europe » est « né au Luxembourg d’une famille d’origine lorraine et
allemande de nationalité ». Ce que j’appelai dans mon article un
« caprice de l’histoire ». Il est communément admis que la première
langue de R. Schuman fut le luxembourgeois ; puis qu’il fréquenta les
écoles primaire et secondaire de Luxembourg, où il apprit le français.

Mais qu’importe ! Robert Schuman fut incontestablement une figure
marquante de la politique française dans l’entre-deux-guerres et après
1945, dans des registres bien différents. Il n’a jamais été dans mon
intention de mettre en cause ses qualités humaines et chrétiennes. Cela
étant, rien n’interdit de récuser la politique européenne qu’il a portée
avec tant d’opiniâtreté.

Quant aux fonds de la CIA versés à l’époque aux mouvements
pro-européens, financement révélé en 2000 par le Daily Telegraph, il n’a
jamais été dit qu’ils aient contribué à l’enrichissement personnel de
qui que ce soit. C’est de politique qu’il s’agit, en l’occurrence du
processus européiste
."

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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11 commentaires

  1. Robert SCHUMAN était vraiment une des personnes les plus importantes dans la création de l’EUROPE Véritablement CHRETIENNE. Si mes souvenirs sont bons, rapportés par ma famille dont il était extrêmement proche, il passait au moins une fois par an retraite, avec Alcide de GASPERI et ADENAUER. Ils avaient vraiment une vision de l’Europe autre que la vision actuelle technocratique et totalitaire.
    De l’Europe Universelle de ses débuts (souvenons nous du premier discours au parlement européen entre OTTO de HASBOURG et un député italien, tenu en latin, et l’Europe marchande actuelle, il n’est pas difficile de savoir laquelle préférer.

  2. Mon propos n’est pas de prendre parti entre deux visions, simplement il faut remarquer que l’AF réagit tout à fait différemment lorsque l’on critique la vision politique de Maurras. Aussitôt elle y voit une attaque du “grand homme”… dont il est interdit de mettre en doute la justesse de la vision politique sur certains sujets.
    C’est assez comique.

  3. Résultat de cette Europe mondialiste prônée par des gens qui émargeaient de la CIA tels que Monnet et Schuman :
    L’ecotaxe ! Un complot incroyable ! Car qui ramassait la taxe ? Un consortium emmené par Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR empochera 20% des recettes de la taxe pour assurer son recouvrement. C’est la taxe la plus coûteuse jamais mise en place ! A titre de comparaison, ce pourcentage ne dépasse pas 1,2 % pour l’impôt sur le revenu !
    http://effondrements.wordpress.com/2013/09/15/pape-et-gd-mufti-prient-contre-les-premices-dune-3eme-guerre-mondiale/comment-page-1/#comment-10282
    Ou comment Sarkozy, Hollande vendent la France aux conglomérats privés sur le dos des français grâce à l’Europe ! C’est ainsi que la nourriture pour bétail a augmenté depuis 2008 de 70%, les banques spéculant dessus en amont ! Il en est de même avec l’électricité, le gaz etc….

  4. ce que certains refusent de comprendre, c’est que l’europe de schuman mène immanquablement, necessairement à l’europe d’aujourd’hui. Il est vain et faux de tenter d’opposer les deux.
    Quant à ce que dit nicole, c’est faux. Ca l’est tellement que l’AF a souvent , et est encore, la première à revisiter l’oeuvre du martégal, n’hésitant pas à se livrer à des critiques quelquefois irrévérencieuses. Je pense notamment aux defuntes revues “reaction” et “les epees”.

  5. @ Carlos,
    Attention aux mirages des pourcentages… 1,2% d’un chiffre faramineux (comme l’impôt sur le revenu…) peut faire énormément plus que 20% d’un micro-impôt…
    Il est tout à fait anormal que l’impôt sur le revenu coûte 1,2% de cet impôt : à défaut d’être supprimé, cet impôt devrait être automatiquement prélevé à la source… d’où un coût alors quasi-nul (sauf ensuite pour d’éventuelles régulations post-paiements) de traitement soit une ÉNORME économie aujourd’hui…

  6. Il est temps de faire le bilan de cette Europe qui contenait déjà avant 1940 des germes de totalitarisme (voir le mémorandum portant “sur l’organisation d’un régime d’Union fédérale européenne” – rédigé par les services du Quai d’Orsay d’Aristide Briand et publié le premier mai 1930 : “instituer un embryon d’organisation fédérale, cadre d’une future coopération européenne durable” qui prévoyait de confier la direction de l’Europe à un organisme non élu : la SDN)
    Il est temps de reconstruire une Europe des peuples où l’Homme serait au centre

  7. Sur les 6 paragraphes de cet article seule la deuxième partie de la conclusion fait état des qualités proprement chrétiennes et spirituelles de Robert Schuman. Les autres parties traitent bien de sa politique et contestent en les réfutant les allégations sur le rôle de Robert Schuman et sur la politique qu’il avait menée.
    Je me réjouis d’ailleurs que dans sa réponse, M. Guy C. Menusier reconnaisse que « (..)Robert Schuman fut incontestablement une figure marquante de la politique française dans l’entre–deux guerres (…)» . Cela tranche déjà avec l’assertion « En 1945, il a déjà derrière lui une longue carrière politique, à vrai dire sans grand relief » jetée dans le premier article.
    En revanche cet auteur ne semble pas encore avoir réalisé que spécialement en 1947 et 1948 Robert Schuman avait réussi au prix delourds efforts et malgré l’instabilité du système politique à relancer l’économie française et à lui éviter de le voir tombé sous le joug communiste … Il ne semble malheureusement pas revenir sur l’expression bien injuste « On l’aura compris, Robert Schuman ne fut guère préoccupé par la médiocrité du système politique » de son premier article.
    Dans le paragraphe 5, Il n’est pas seulement rappelé que ces subventions n’avaient pas donné lieu à un enrichissement personnel de Robert Schuman. il est bien précisé le contexte (i.e.la guerre froide) dans lequel les partis ‘européistes’ auraient accepté des subventions américaines..
    Je ne partage pas l’opinion de ‘FP’ sur le caractère « immanquable » voire même « nécessaire » de l’évolution de l’Europe depuis Robert Schuman. Il est déjà difficile de critiquer une politique menée à un moment donné .. Il est carrément illusoire de vouloir en démontrer le déterminisme dans le temps.
    Depuis 1965 la France (et l’Europe) a cruellement manqué de personnages politiques sachant identifier les plus grandes menaces sur notre civilisation (i.e. relativisme/hédonisme & islamisme) et mener les alliances idouanes pour y parer.
    Mais en histoire rien n’est définitivement joué … On peut (et doit !) continuer à espérer. Unissons-nous .. Organisons-nous pour la lutte pacifique que nous avons à conduire au coeur de l’Europe d’abord …
    « Même le plus noir nuage a toujours sa frange d’or »

  8. Trop facile de taper sur l’Europe et la construction européenne aujourd’hui. Ce projet est beau. L’âme européenne mérite qu’on la soigne. Et que dire d’une France à la population peu à peu remplacée? L’enjeu n’est-il pas là, dans la perte de l’essence?
    D’autre part Schuman est un homme de grande bonté. Il est bon de savoir que l’AF n’a pas voulu faire d’attaque personnelle.

  9. jean pirnay n’a pas compris mes propos ou alors les interprète de façon tendancieuse.
    Je n’ai jamais ecrit qu’il y avait un”caractère « immanquable » voire même « nécessaire » de l’évolution de l’Europe depuis Robert Schuman. J’ai ecrit que les idees de Schumann menait immanquablement et nécessairement à l’europe que nousz connaissons aujourd’hui. Ce n’est pas la même chose. Je n’ai non plus fait allusion a un quelconque determinisme . Ce sont les idees de schumann qui ont menée l’europe la où elle est, pas un quelconque determinisme.
    Enfin, je ne voie pas en quoi il est difficile de critiquer une politique menée à un moment donné. Le propos me parait assez nebuleux.
    A ceux qui se bercent d’illusions sur schumann ou monnet, je les renvoie à leurs principaux ecrits où ils appellent clairement à la disparition des états-nations au profit d’une europe federale.

  10. L’histoire a voulu que l’on attache le nom de Monnet à celui de Schuman (à cause de la déclaration du 9 mai) : il n’est pourtant pas si évident de faire un rapprochement entre la pensée des deux hommes. Cela s’explique assez simplement.
    Monnet était commissaire général au plan (fonctionnaire, donc technicien) : il voyait l’Europe comme le résultat d’une construction économique et institutionnelle : “Rien ne se fera sans les hommes ; rien ne durera sans les institutions” disait-il.
    Schuman est véritablement un homme des frontières, marqué par les conflits qui ont bouleversé la France et l’Allemagne : ce qui fait de lui un homme de paix. Quand Monnet aborde la construction européenne sous l’angle économique, Schuman l’aborde sous l’angle politique. Et effectivement Schuman était un fédéraliste ! Ca n’est pas une révélation. Il exprime très bien son point de vue dans sa contribution : “l’Europe est une communauté culturelle et spirituelle dans le plus haut sens de ce terme”. Selon Schuman, les états doivent accepter de perdre une part de leur souveraineté au profit de la supranationalité, mais dans des conditions définies clairement et conjointement entre l’Etat et la Communauté européenne et dans le respect du principe de subsidiarité. Schuman disait : “il faut donner une âme à l’Europe”. Il s’est fait le promoteur d’une européenne culturelle, intellectuelle, spirituelle et évidemment chrétienne : une vision très éloignée de l’Europe économique de Monnet.
    En conclusion, l’évolution de l’Europe est peut-être davantage le résultat de la vision de Monnet et des technocrates qui l’ont suivi et moins du résultat de la vision schumanienne. Le fait est que l’Europe d’aujourd’hui a été abandonnée aux fonctionnaires, que l’Europe est devenue une union économique sans cadre politique clair. Si Schuman souhait faire le pas de la fédération, c’était pour définir clairement les rôles et obligations de chacun, et éviter ce que nous voyons de nos jours : une Europe toute puissante qui n’est plus au service des Etats, mais une Europe nombriliste et autosuffisante.
    Si l’Europe de 2013 ne nous convient pas, ce n’est pas à cause de la vision des Pères de l’Europe, mais plutôt parce qu’on l’a oubliée.
    A bon entendeur

  11. D’une Mosellane:
    Tout le monde savait chez nous que RS avait toujours son chapelet en poche (d’ailleurs comme beaucoup d’hommes à l’époque :quand mes grand-pères vidaient leurs poches il y avait toujours la montre à chaine , le couteau et le tabac et le chapelet ! et pour mon père il y avait le stylo plume en plus !!), qu’il allait tous les jours à la messe et qu’il vivait comme un moine !
    Il a fallu attendre que presque tous les malgré-nous soient décédés pour obtenir une reconnaissance….
    De Gaulle n’était pas très copain avec Robert Schuman…
    Et toutes ces allégations non fondées comme tu dis , ne datent pas d’hier. Elles reviennent régulièrement en s’adaptant à la mode du moment
    Mais la Vérité résiste
    Aline Sinnig

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