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L'Eglise : Foi

Renier l’Eglise c’est comme renier sa propre mère

Extrait du commentaire de l’Evangile du dimanche 29 juin (Matthieu 16, 13-19), fête des saints Pierre et Paul, proposé par le père Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.

"L’évangile de dimanche est l’évangile de la remise des clés à Pierre sur lequel la tradition catholique s’est toujours basée pour fonder l’autorité du pape sur toute l’Eglise. On pourrait se demander quel est le lien entre cela et le pape ? Voici la réponse de la théologie catholique. Si Pierre doit servir de « fondement » et de « roc » de l’Eglise et que l’Eglise continue d’exister, le fondement doit aussi continuer d’exister. Il est impensable que des prérogatives aussi solennelles que : « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux », se réfèrent uniquement aux vingt ou trente premières années de la vie de l’Eglise et que celles-ci cessent avec la mort de l’apôtre. Le rôle de Pierre se prolonge donc à travers ses successeurs. […]

Le primat institué par le Christ, comme toutes les choses humaines, a parfois été bien exercé et parfois moins bien. […] Ce que nous ne pouvons pas souhaiter c’est que le ministère même de Pierre, comme signe et facteur de l’unité de l’Eglise, disparaisse. Ce serait nous priver d’un des dons les plus précieux que le Christ ait fait à son Eglise, en plus d’enfreindre sa volonté précise. […]

Ce que nous pouvons faire tout de suite et tous pour aplanir la route de la réconciliation entre les Eglises c’est commencer à nous réconcilier avec notre Eglise. « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Jésus dit « mon » Eglise, au singulier, et non « mes » Eglises. Il a pensé et voulu une seule Eglise et non une multitude d’Eglises indépendantes ou, pire, qui luttent les unes contre les autres. […] Il y a dans cette expression du Christ un appel vigoureux à tous les croyants à se réconcilier avec l’Eglise. Renier l’Eglise c’est comme renier sa propre mère. « Celui qui n’a pas l’Eglise pour mère, disait saint Cyprien, ne peut pas avoir Dieu comme père ». Ce serait un beau fruit de la fête des saints apôtres Pierre et Paul si nous apprenions à dire nous aussi, de l’Eglise catholique à laquelle nous appartenons : « mon Eglise ! »"

Michel Janva

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3 commentaires

  1. OUI ! L’Eglise catholique Romaine EST entièrement l’Eglise fondée par N.S.J.C et nulle autre société religieuse.C’est pourquoi on ne peut pas dire,comme certains théologiens catholiques que l’Eglise du Christ “subsiste” dans l’Eglise catholique, ce qui supposerait que les autres sociétés qui se disent églises ( ex : luthériennes, anglicanes etc) mais n’ont pas la succesion apostolique, seraient une partie de cette église et qu’on pourrait parler de “frères séparés”.
    Hors de l’Eglise, donc, point de Salut, comme l’affirme le dogme catholique traditionnel.
    [Il ne s’agit pas de “certains théologiens”, mais de l’Eglise, qui s’est exprimée par le Concile puis par la Congrégation pour la doctrine de la Foi.
    Les communautés qui n’ont pas la succession apostolique ne sont pas reconnues comme “Eglise” par l’Eglise catholique.
    “Pourquoi utilise-t-on l’expression ‘subsiste dans’, et non pas tout simplement le verbe ‘est’ ?
    Réponse. L’usage de cette expression, qui indique la pleine identité de l’Église du Christ avec l’Église catholique, ne change en rien la doctrine sur l’Église, mais a pour raison d’être de signifier plus clairement qu’en dehors de ses structures, on trouve ” de nombreux éléments de sanctification et de vérité “, ” qui, appartenant proprement par don de Dieu à l’Église du Christ, appellent par eux-mêmes l’unité catholique 11. ”
    ” En conséquence, ces Églises et Communautés séparées, bien que nous les croyions victimes de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L’Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d’elles comme de moyens de salut dont la force dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Église catholique 12. ”
    Quatrième question. Pourquoi le Concile Œcuménique Vatican II attribue-t-il le nom ” d’Église ” aux Églises orientales séparées de la pleine communion avec l’Église catholique ?
    Réponse. Le Concile a voulu assumer l’usage traditionnel de ce nom. ” Puisque ces Églises, bien que séparées, ont de vrais sacrements, surtout en vertu de la succession apostolique : le Sacerdoce et l’Eucharistie, qui les unissent intimement à nous 13 “, elles méritent le titre d’” Églises particulières et locales 14 “, et sont appelées Églises sœurs des Églises particulières catholiques 15.
    ” Ainsi donc, par la célébration de l’Eucharistie du Seigneur en chaque Église particulière, l’Église de Dieu s’édifie et grandit 16. ” Cependant, étant donné que la communion avec l’Église catholique, dont le Chef visible est l’Évêque de Rome et Successeur de Pierre, n’est pas un complément extérieur à l’Église particulière, mais un de ses principes constitutifs internes, la condition d’Église particulière dont jouissent ces vénérables Communautés chrétiennes souffre d’une déficience 17.
    Par ailleurs, la plénitude de la catholicité propre à l’Église, gouvernée par le Successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui, est entravée dans sa pleine réalisation historique par la division des chrétiens 18.
    Cinquième question. Pourquoi les textes du Concile et du Magistère postérieur n’attribuent-ils pas le titre ” d’Église ” aux Communautés chrétiennes nées de la Réforme du XVIe siècle ?
    Réponse. Parce que, selon la doctrine catholique, ces Communautés n’ont pas la succession apostolique dans le sacrement de l’ordre. Il leur manque dès lors un élément essentiel constitutif de l’Église. Ces Communautés ecclésiales, qui n’ont pas conservé l’authentique et intégrale réalité du Mystère eucharistique 19, surtout par la suite de l’absence de sacerdoce ministériel, ne peuvent être appelées ” Églises ” au sens propre 20 selon la doctrine catholique.”
    http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20070629_responsa-quaestiones_fr.html
    MJ]

  2. Beau texte en vérité, profondément catholique, mais n’est-ce pas là un démenti à quarante ans d’oeucuménisme?
    [Non. Et le mieux est encore de se reporter aux textes :
    http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20070629_responsa-quaestiones_fr.html
    MJ]

  3. la congrégation pour la doctrine de la foi est très claire ; texte court qu’il suffit de lire au lieu d’écouter les commentaires de telle ou telle “autorité tradi”
    l’autorité dans l’Eglise c’est le pape !
    et il n y a pas de saint qui n’aient accepté d’obéir : le padre Pio interdit de célébrer le saint sacrifice de la messe et de confesser pendant près de dix ans !!!!!
    l expérience crucifiante de l obéissance est ce qui distingue les saints

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