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L'Eglise : L'Eglise en France

« Rendez-nous la messe »

« Rendez-nous la messe »

Les appels se multiplient. Boulevard Voltaire diffuse une nouvelle vidéo adressée à Emmanuel Macron :

Infos Bordeaux publie une tribune adressée aux évêques :

[…] Le scandale de la messe interdite, décidée arbitrairement par le gouvernement, a suffisamment duré.

Inutile de revenir sur la base légale de cette interdiction, la loi n°2020-290 du 23 mars 2020 et son décret d’application, qui viole tous les principes du droit. Contrairement au casque à pointe, ces derniers sont faits pour que ceux qui s’en réclament, du soir au matin, s’assoient dessus.

A l’heure des métros et des tramways bondés en région parisienne, malgré le confinement, l’argument des mesures de distanciation sociale n’est plus seulement ridicule, il est odieux. A la veille du retour des enfants dans les crèches, les garderies et les écoles, l’antienne de la prudence sanitaire relève du sophisme le plus indécent. Après des semaines au cours desquelles les supermarchés, contrairement aux églises, sont restés ouverts, quel évêque et quel prêtre osera encore dire à ses ouailles, à la suite de Saint Matthieu, que « L’homme ne vivra pas de pain seulement. » ?

« N’ayez pas peur ! » Combien de fois nos évêques et nos prêtres ont-ils repris, en chair ou ailleurs, l’apostrophe lancée le 16 octobre 1978 par le pape Saint Jean-Paul II aux catholiques du monde entier. Un appel resté lettre morte. Nous avons tous peur. J’ai peur. Nos évêques ont peur. Nos prêtres ont peur. Les catholiques ont peur.

L’histoire, qui n’oublie rien, retiendra que les catholiques français auront davantage tremblé devant l’inconsistant président Macron que les catholiques polonais face au terrifiant général Jaruzelski. L’obéissance n’est pas la servilité. L’Eglise ne peut pas indéfiniment être du côté de Créon contre Antigone. Lorsque les frontières de l’inacceptable ont été définitivement franchies, il est plus que temps de redresser la tête. Et de dire « non ». Et de hurler : « ça suffit ! ».

Le 25 juillet 1593, le roi Henri IV a estimé que Paris valait bien une messe. En 2020, nos évêques et nos prêtres ne peuvent-ils pas considérer qu’une messe vaut bien une amende de 135 euros ? En fonction de leur réponse, ils entendront, ou pas, l’écho de Saint Luc : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

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3 commentaires

  1. Bien vu, rien à rajouter. Enfin des gens qui se lèvent et qui ont des tribunes.Merci à Infos Bordeaux et merci au SB de relayer sur un mode plus national.Je pense qu’il faut aussi écrire aux évêques (en plus des pétitions). Même si on pense qu’ils n’en tiendront peut être pas compte; du moins ne pourront ils pas dire qu’ils n’ont pas été sollicités.Il n’y a pas besoin d’écrire un roman. Il suffit de dire: on veut la messe, c’est tout.On l’aime, on en a besoin, elle est d’obligation le dimanche, à l’Ascension qui approche (21 mai).Jésus l’a voulue.Il même dit: faites ceci en mémoire de moi.
    Il n’a pas dit aux prêtres de célébrer l’Eucharistie tout seuls dans leur coin s’ils avaient un peu de temps ni de garder pour eux le Pain de Vie.

  2. Il va falloir se lever aussi pour garder le repos dominical car celui-ci est violemment attaqué et remis en question tous azimuts sous prétexte de vouloir “relancer l’économie” ! Et croyez moi, la plupart des “bons français bien de chez nous” n’en ont plus rien à (*) du dimanche …

  3. Peu importe que les supermarchés, les ministères, et autres soient ouverts. L’on ne peut comparer une église à aucun de ces lieux. Une église n’a pas à être fermée, et les chrétiens ne peuvent être privés de la messe. Il y aura un prix à payer pour ceux qui ont organisé cela, et il sera cher.
    Souvenez-vous du vase sacré de Soissons.

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