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France : Politique en France

Réforme des retraites : un nouveau système monopolistique

Réforme des retraites : un nouveau système monopolistique

Extrait d’une critique de l’IREF sur le rapport de Jean-Paul Delevoye (celui qui met 700 000 signatures à la poubelle), qui n’applique pas le principe de subsidiarité en venant encore renforcer le rôle de l’Etat omnipotent :

Le vice le plus fondamental est peut-être surtout dans la centralisation du nouveau système entre les mains de l’Etat. Une caisse unique des retraites universelles sera créée qui regroupera toutes les caisses et qui s’apprête sans doute ainsi à voler les réserves de 150 milliards d’euros des caisses complémentaires et indépendantes. Et l’Etat pilotera le tout. Certes, il est prévu d’associer les assurés et les professionnels au sein du conseil d’administration de cette structure et de lui adjoindre un « conseil citoyen », mais le budget sera préparé par l’Etat et inclus dans les lois de finances ! Et rien n’assure que les retraités seront représentés dans les instances mises en place.

Cette réforme est une pierre de plus dans la prise en charge « universelle » de la société par l’Etat avec en corollaire l’infantilisation croissante des individus. Il n’y a d’ailleurs aucun exemple étranger (pays riches et démocratiques) de système “universel” comme celui que veut mettre en place M. Macron.

Il reste une question sans réponse : comment et pourquoi M. Macron et son gouvernement peuvent-ils encore être critiqués pour leur libéralisme alors qu’une grande majorité des réformes engagées, et particulièrement celle des retraites, renforce le collectivisme dont est empreinte la politique de la France depuis des décennies ?

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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5 commentaires

  1. Le gouvernement actuel est critiqué pour son libéralisme parce qu’il ouvre la France aux quatre vents du monde marchand, ce qui provoque une suppression progressive de tous les avantages acquis, prime au mieux-disant oblige. Bon ou mauvais, les salariés s’en rendent compte, d’où cette critique générale, qu’il convient de juguler dans l’œuf parce que lourde de menaces… Le système gouvernemental, devenu planétaire, devient donc de plus en plus oppressif et totalitaire mais il a beaucoup appris depuis l’URSS. Ce sont les gens eux-mêmes qui réclament une sécurité illusoire en contrepartie d’un abandon complet des libertés individuelles. Le processus en vigueur ne peut pas être stoppé : des forces énormes associées au consentement contre une minorité éparpillée…

  2. Si je ne m’abuse , ce système était préconisé par Liberté Politique , qui n’est pas vraiment un site étatique

  3. Ce système n’est étatiste et collectiviste qu’en apparence seulement, uniquement pour les régimes de base dont l’importance ne cesse de décroître, alors qu’en fait le seul rôle de l’Etat est pour le reste de centraliser une clientèle captive entre les mains des quelques grands groupes privés (capitalisme de connivence, là encore, pour le marché des complémentaires).
    Cette réforme Macron ne vise donc semble-t-il qu’à ce qu’au contraire rien ne change, en renforçant la logique de verrouillage du “marché” toujours au profit des mêmes, qui ne se priveront pas de ponctionner les assurés encore et encore, tandis que la protection sociale de base décroît inexorablement pour les plus modestes…
    L’étatisme et le collectivisme résiduels ne sont donc que le paravent de ces intérêts privés, qui ne sont libéraux que quand cela les arrange, c’est à dire jamais, puisqu’il bénéficient du système tel qu’il a évolué depuis quarante sans que les français ne s’en rendent compte… La question épineuse de la sécurité sociale française est donc infiniment complexe, ce que les approches idéologiques simplistes ne permettent pas de d’appréhender sérieusement…C’est ce copinage des élites qui met le pays en l’air depuis quarante ans qui là aussi produit ses effets délétères. Autant le système collectiviste d’après guerre apportait une sécurité et des garanties, autant une libéralisation partielle de ce secteur ne permettrait de faire baisser les tarifs que si la concurrence était réelle et les mastodontes bancaires et d’assurances exclus du jeu. Aujourd’hui nous cumulons tous les inconvénients des deux systèmes…

  4. combien de régimes de retraite? pourquoi un travailleur de l’état toucherait il plus qu’un travailleur du privé? de belles aberrations, non?
    en tout cas les futurs retraités verront leurs pensions laminés , il suffira au gouvernement de faire baisser le niveau du point, intelligent et subtil ce gouvernement,

  5. Qu’on en soit arrivé en France à s’appuyer, pour une réforme aussi fondamentale que celle des retraites, sur un rapport présenté par le salaud qui a jeté à la poubelle les 700.000+ pétitions illustre bien la situation de décadence profonde de notre gouvernement. Je plains les futurs retraités et souhaite que les Français se débarrassent au plus vite de la racaille qu’ils ont mis au pouvoir. Hélas encore!

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