Raphaël Enthoven fait son mea culpa : “Tout procès d’intention condamne, à l’avance, l’accusateur lui-même”

Mardi, Raphaël Enthoven affirmait que la nouvelle traudction du "Notre Père" était islamophobe, car le mot "soumettre" était enlevé.

Aujourd'hui il a fait son "mea culpa" : "Tout procès d’intention condamne, à l’avance, l’accusateur lui-même". Il a précisé que son accusation gratuite était invérifiable. Le débat sur cette formule date tout de même de plusieurs dizaines d'années.

En 1969, l’abbé Jean Carmignac publia sa thèse « Recherches sur le Notre Père », qui reste une référence majeure. Lors qu’il tente de s’opposer à certains points de la traduction du nouveau lectionnaire français, son analyse de la sixième demande du Pater sera la première à faire suspecter un caractère blasphématoire dans la traduction œcuménique de 1966. Les évêques français, plutôt que de céder à l’idée de l’abbé Carmignac, car cette idée a été reprise par le mouvement traditionaliste, se sont appuyés sur le travail de l’exégète Jean Delorme, qui cherchait un consensus, pour réconcilier tout le monde. « Ne nous laisse pas entrer en tentation. » n’est ni impératif (« ne nous introduis pas ») ni permissif («ne permets pas… »). Et cette formule laisse entière la possibilité de l’interprétation traditionnelle : « ne nous laissez pas succomber à la tentation. ».

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