Radio Courtoisie : Réponse de Paul-Marie Couteaux à Henri de Lesquen

Suite à cette lettre de Henri de Lesquen, Paul-Marie Couteaux souhaite que le salon beige publie sa réponse :

"Le Salon Beige a publié, le 11 juin, un « appel à Henry de Lesquen », pour qu’il clarifie la situation créée par les propos qu’il tient dans le cadre de sa campagne présidentielle, et qui rejaillissent fâcheusement sur « Radio Courtoisie ». Cet appel, qui fait suite à la démission de 3 producteurs d’émissions et qui, lancé à l’origine par 6 autres, l’est aujourd’hui par 11 ( ce qui fait 14 départs…), a été explicité, comme je crois qu’il le fallait, par une lettre ouverte mise en ligne le lendemain sous ma signature par le même Salon Beige, lequel a tenu à publier aussi la réponse de M. de Lesquen.

Cependant, cette réponse, dont chacun a pu noter qu’elle ne répond pas au fond, (m’excluant de surcroît d’une antenne que j’avais déjà quittée), contient une lourde erreur, au point d’être diffamatoire, de sorte que, l’erreur se trouvant ainsi publique, je me dois d’y répondre.Il est vrai que j’ai été condamné en janvier dernier, en première instance, par la désormais fameuse XVIIème Chambre du tribunal de Paris, saisie par SOS Racisme et La Maison des Potes, jugement duquel j’ai fait appel. Cependant, je ne l’ai pas été pour avoir « demandé que les romanichels soient enfermés dans des camps », comme l’écrit M. de Lesquen en reproduisant des titres de presse qui ont été rectifiés –car je n’ai, bien entendu, jamais demandé pareille chose. Je l’ai été sur un paragraphe tiré d’une entrée de mon blog de campagne, tandis que j’étais tête de liste RBM dans le VIè arrondissement de Paris, à la date du 19 février 2014, sous le titre « sur l’installation des Roms dans Paris et la lente disparition du sentiment de la dignité nationale », paragraphe que j’ai à cœur de reproduire ci dessous..

Après avoir constaté la recrudescence de familles de roms, enfants compris, qui, après la mise en application, le 1er janvier précédent, d’une réglementation européenne facilitant l’obtention de permis de travail, s’installaient en grand nombre en France, et en particulier dans les arrondissements de Paris réputés « généreux », je rappelai aussi que, parlementaire européen, j’avais voté contre l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’UE en raison précisément des conséquences, que je prévoyais, du principe de « libre circulation des personnes » et des facilités qui ne manqueraient pas d’en découler. J’écrivais donc ceci :

 « Une dernière raison explique que ces Roms entrent dans la campagne (électorale) : ils témoignent jusqu’à la caricature de l’irresponsabilité générale, et corrélativement de l’abandon quasi-complet d’un sentiment élémentaire de dignité nationale ; les passants, en général, ne jettent pas un regard, sinon, quelquefois, une pièce furtive, sans que personne ne se scandalise. Or, ce spectacle est indigne de Paris, indigne de la France, indigne d’un grand pays. Du fait que des familles entières s’installent au milieu de nos rues avec leurs bouts de lits rouillés, leurs cabas, du fait de cette saleté et des épidémies qu’elle ne manquera pas de provoquer, de la marée montante de cette barbarie grise, nul ne se sent responsable. M. le maire du VIème, apparemment, ne fait rien : il désapprouve sans doute, se lamente peut-être, et se rassure tout aussi probablement de ce que, la Police n’étant pas placée sous les ordres des autorités municipales, il ne peut rien : la chose dépend de M. le Préfet de police de Paris. Or, M. le Préfet de police n’a sans doute reçu aucun ordre  de M. le ministre de l’Intérieur : sur un sujet aussi délicat, ce serait à lui de donner des instructions. Mais que peut faire M. le ministre de l’Intérieur, à part concentrer ces populations étrangères dans des camps, où la vie serait sans doute si peu conforme à ce qu’elles escomptaient du voyage qu’elles préféreraient déguerpir d’un territoire aussi inhospitalier? Le ministre irait sans doute ainsi à l’encontre des oukases bruxellois, de la Cour européenne des Droits de  l’Homme, de tout l’attirail dit européen, sans compter la catholicité et le pape en personne, et ne songe pas une seconde à de telles extrémités : au reste, la libre circulation ne procède-t-elle pas d’accords internationaux, lesquels ont la force des traités et s’imposent à tout acte national ? Nul n’est donc responsable, nul ne peut rien, et le sentiment même de la dignité nationale s’évapore ainsi sous un terrible soleil» 

Ce texte est un peu long, certes, et je crois avoir écrit dans ma vie des pages plus limpides : d’une part l’ironie n’arrange rien ; d’autre part, le fait que ce texte, qu’un de mes colistiers avait initialement rédigé pour en faire un tract, et dont j’avais jugé préférable, par souci de modération, de faire une simple « entrée de blog » en retouchant plusieurs passages, avait été écrit en quelque sorte en deux versions, a certainement nui à la clarté de la démonstration, laquelle avait principalement pour but d’attirer l’attention de mes électeurs sur la confirmation des craintes qui avaient inspiré mon vote au parlement de Strasbourg, mais aussi d’insister sur l’impuissance publique et, comme le titre l’indiquait, sur l’érosion du sentiment de dignité nationale. 

Il arriva cependant qu’une dépêche AFP, reprise peu après par Le Monde et Libération, puis dans la presse nationale et régionale, présente mon paragraphe ainsi : « Un candidat FN demande de concentrer les roms dans des camps », résumé si évidemment controuvé, et à plus d’un titre, que j’ai obtenu la correction de mes propos, par à un rectificatif publié aussitôt, sur 17 médias -un quotidien envoyant même à mon avocat un chèque de 500ee., prenant en quelque sorte les devants d’une demande de dommages et intérêts dont je menaçais ceux qui ne publieraient pas ma « mise au point ». Il y avait donc « une affaire dans l’affaire », qui ressortait de l’habituelle « désinformation » que nous ne connaissons et ne subissons que trop.

Quelle n’est pas ma surprise de voir que c’est la version mensongère de l’AFP, du Monde et de Libération que reprend aujourd’hui M. de Lesquen ! Cela, alors qu’il savait très bien que j’avais publié une rectification et que je ne demandais nullement la construction de camps –il le savait si bien d’ailleurs qu’il m’a dit un jour, au téléphone, que mon texte, dont il prétend aujourd’hui être choqué, lui paraissait bien tendre… Mais, il est hélas prouvé que, la lucidité qu’il avait alors, il l’a depuis égarée, chose regrettable dont il a montré ces dernières semaines d’abondantes et déplorables illustrations. Cette affaire (à laquelle je pourrais, si je le voulais, donner une suite judiciaire), est donc loin d’être close –et il n’y a pas à douter qu’elle sera longue."

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