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Europe : politique

Qui va suivre Libertas pour les élections européennes ?

Suite à la création de Libertas par Declan Ganley, leader du non irlandais, pour les élections européennes, Minute fait remarquer :

G "L’ennui, c’est qu’en l’état actuel des choses, Libertas ressemble un peu à un très joli paquet cadeau… sans le cadeau. A quelques exceptions près, on ignore encore tout, par exemple, des partis qui courront sous ses couleurs dans les différents pays européens. Les responsables de la communication de Libertas, à Bruxelles, se veulent rassurants: «Dans quelques mois, un document détaillé sera publié, avec le nom de tous les candidats.» […] Selon Anita Kelly, responsable de la communication de Libertas, «Declan Ganley a dit qu’il avait déjà établi des bases politiques dans au moins sept pays de l’U. E, ce qui l’autorise à déclarer Libertas comme un parti européen, donc à réclamer un financement !» Le parti serait en mesure de présenter des candidats en République tchèque, en Bulgarie, en Pologne, en Irlande bien sûr, et en France. […]

En France, on sait que c’est le MPF qui sera le partenaire de Libertas. […] Mais pour le reste, mystère et boule de gomme. […] En République tchèque, en re vanche, les choses ne sont pas encore aussi avancées. Alors que le président Vaclav Klaus s’apprête à prendre, le 1er janvier 2009, la présidence de l’UE, Libertas ne pourra vraisemblablement pas compter sur un partenariat avec le parti présidentiel. […]

En Pologne, un représentant local de Libertas travaille pour constituer une liste à partir des différentes personnalités de la droite polonaise éclatée en fractions… incontournables. Seul problème, et c’est une limite de Libertas, Declan Ganley semble peu au fait de la vie politique des partis européens. Celui qui définit le MPF comme un parti de « centre droit » cherche par exemple des alliances en Pologne avec le parti Droit et Justice (PiS), représentant de la droite catholique du président Lech Kaczynski… Mais il ignore jusqu’à l’existence des puissants partis souverainistes, comme la Ligue des familles polonaises (LPR) et le mouvement Samoobrona (Autodéfense) ! C’est du moins ce qu’il confie au grand quotidien de droite polonais « Dziennik » daté du 12 décembre.

Au Danemark, Jens-Peter Bonde, dirigeant du Mouvement de Juin – un parti né après le référendum de Maastricht pour défendre les intérêts danois – et membre du groupe européen Indépendance et Démocratie – où se trouve aussi le MPF – ne souhaite pas s’allier avec Libertas. C’est également le cas du Parti de l’indépendance britannique, membre lui aussi d’Indépendance et Démocratie, qui considère Libertas «comme un concurrent»."

Certains estiment même que Declan Ganley fait une grosse bêtise : il veut faire des européennes un référendum sur Lisbonne, mais il risque surtout de transformer le second référendum en un référendum sur Ganley. Et de le perdre.

Michel Janva

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4 commentaires

  1. Réponse à la question: 1% des votants !

  2. Monsieur le vicomte, combien l’UMP va vous donner cette fois ci pour draguerla droite catholique et fidèle…
    Halte au cumul , si vous aimez la vendée , alors faites votre boulot et laissez aux véritables défenseurs de la France votre place au parlement.

  3. Libertas devrait s’appuyer sur des personnalités, des réseaux voire des mouvements ayant déjà réalisé des résultats significatifs aux élections européennes.
    Jano se trompe probablement en indiquant que les “vrais défenseurs de la France” se trouvent gênés par le “vicomte”.
    L’UMP a réussi totalement son OPA sur la droite de conviction, ce qui se discute, bien sûr, mais rend stérile l’action de ceux qui se disent totalement étrangers à la majorité.

  4. @ Jean du terroir.
    Coucou ! c’est moi Jano, je n’ai jamais parlé du vicomte. Le nom de l’auteur est toujours indiqué en dessous du texte.Cordialement.

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