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Institutions internationales

Quelle régulation pour le système financier international ?

A la tribune de l’ONU, Nicolas Sarkozy a proposé une réunion des dirigeants mondiaux pour tirer les leçons de la crise financière, ainsi qu’un espace économique commun entre UE et Russie.

"Ma conviction, c’est que le devoir des chefs d’Etat et de gouvernement des pays les plus directement concernés est de se réunir avant la fin de l’année pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière la plus grave qu’ait connue le monde depuis celle des années 30. Apprenons à gérer collectivement les crises les plus aiguës que nul, pas même les plus puissants d’entre nous, ne peut résoudre tout seul."

Pour Nicolas Sarkozy, il faut mettre en place de nouvelles règles prudentielles qui permettraient «d’amortir les chocs au lieu de les aggraver».

"Reconstruisons ensemble un capitalisme régulier et régulé où des pans entiers de l’activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché, où les banques font leur métier".

Qu’en penser ? Les Etats doivent-ils être acteurs ou arbitres de l’économie ? Le mieux est encore (et toujours !) de se référer à la doctrine sociale de l’Eglise :

"La perte par les acteurs étatiques de leur rôle central doit coïncider avec un plus grand engagement de la communauté internationale dans l’exercice d’un rôle décisif sur le plan économique et financier. En effet, une conséquence importante du processus de mondialisation consiste dans la perte progressive d’efficacité de l’État-nation dans la conduite des dynamiques économiques et financières nationales. Les gouvernements des différents pays voient leur action dans le domaine économique et social toujours plus fortement conditionnée par les attentes des marchés internationaux des capitaux et par les requêtes toujours plus pressantes de crédibilité provenant du monde financier. […]

Plus le système économique et financier mondial atteint des niveaux élevés de complexité fonctionnelle et d’organisation, plus le devoir de réguler ces processus apparaît prioritaire, pour les finaliser à la poursuite du bien commun de la famille humaine. L’exigence apparaît clairement de voir, à côté des États-nations, la communauté internationale assumer cette fonction délicate, à l’aide d’instruments politiques et juridiques adéquats et efficaces. […]

Au sein des Organismes internationaux, les intérêts de la grande famille humaine doivent être représentés de manière équitable; il est nécessaire que ces institutions « en évaluant les conséquences de leurs décisions, (…) tiennent toujours dûment compte des peuples et des pays qui ont peu de poids sur le marché international mais qui concentrent en eux les besoins les plus vifs et les plus douloureux, et ont besoin d’un plus grand soutien pour leur développement »."370-371]

Michel Janva

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2 commentaires

  1. Plus il y a de liberte, plus il y faut de religion.
    Le probleme est cette volonte de batir un etat ou des organismes sans references a une loi superieure, Divine.
    Quant aux organismes internationaux, on voit bien les resultats: la plus pure nausee (ONU, UNICEF, et bien d’autres).

  2. Et si on créait une Commission d’Urgence ? 😉
    Jamais ils ne peuvent réfléchir AVANT les catastrophes plutôt qu’APRES ?…

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