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Quel est donc ce “Pacte écologique” que signent les candidats ?

Le pacte, proposé aux candidats présumés à la présidentielle (pour une fois à tous les candidats, d’ailleurs, semble-t-il), a déjà été accepté par Bayrou, Sarkozy, Royal, Buffet, Voynet…

Qu’y a-t-il dans ce pacte, promu par le présentateur de télévision Nicolas Hulot ? En voici le texte (souligné par nous) :

Je signe le Pacte écologique pour placer les enjeux écologiques et climatiques au cœur des débats de l’élection présidentielle 2007 et je m’engage à (si je suis un candidat à l’élection présidentielle/ et je demande aux candidats de (si je suis un citoyen) :

Considérer les enjeux écologiques comme une priorité commune qui dépasse les clivages entre partis politiques et faire de la France un pays exemplaire en matière de développement durable.

Faire de la lutte contre le changement climatique et de la préservation de la biodiversité les déterminants majeurs de l’action publique.

• Mettre en place les outils économiques, juridiques, technologiques et éducatifs pour adapter ou réduire notre consommation en fonction des exigences écologiques et sociales actuelles et futures.

• Engager immédiatement une révision fondamentale des politiques de l’énergie, du transport et de l’agriculture.

• Me prononcer (si je suis un candidat) / Se prononcer (si je suis un citoyen) sur les dix objectifs et les cinq propositions concrètes pour un changement de cap présentés dans le livre « Pour un Pacte écologique » […]

On ne doutera pas de la sincérité de M. Hulot. Et on doit constater une convergence avec les évocations nombreuses et véhémentes de la questions écologique par Benoît XVI ces derniers mois.

Mais les questions environnementales sont d’une très grande complexité, et demandent discernement et maturité. A l’inverse, ce ralliement des candidats à un programme "clef en main" proposé par M. Hulot n’a rien de très admirable.

Faut-il ainsi croire les signataires quand ils s’engagent, ce n’est pas rien, à faire "de la lutte contre le changement climatique et de la préservation de la biodiversité les [pas "des", NDHV] déterminants majeurs de l’action publique" (cf supra) ? Vont-ils vraiment mettre la "biodiversité" devant l’emploi, ou la décomposition de la société ? Et est-ce que cette hiérarchie est conforme au bien commun ?

Henri Védas

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10 commentaires

  1. Et aussi ou surtout : ne vont ils pas vouloir réduire le nombre d’humains sur cette planète pour la protéger par TOUS les moyens?? Quelle bioéthique, quelle éthique, quelle anthropologie derrière ces belles déclarations?

  2. Benoît XVI, un Pape “conservateur” ? Je le trouve plutôt “en Révolution” par rapport au discours ambiant : lisez plutôt ce communiqué du VIS d’aujourd’hui… Ce n’est pas le premier dans ce sens, ni le dernier soyons -en certain !!!
    RESPONSABLES CIVILES, ECOUTEZ VOS CONCITOYENS
    CITE DU VATICAN, 14 DEC 2006 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin au Vatican, les lettres de créances des nouveaux ambassadeurs auprès du Saint-Siège de Danemark (M.Lars Moller), Kirghizstan (M.Maratbek Salievic Bakiev), Mozambique (M.Carlos Dos Santos), Ouganda (princesse Elizabeth Bagaya), Syrie (M.Makram Obeid) et Lesotho (M.Makase Nyaphisi).
    “L’année qui se termine a vu de nombreux conflits dans les différents continents” a dit le Pape dans son discours commun adressé aux nouveaux ambassadeurs, en français. “En tant que diplomates, vous êtes sans aucun doute préoccupés par les situations et les foyers de tension qui ne cessent de se développer, au détriment des populations locales, faisant un grand nombre de victimes innocentes”.
    Le Pape a assuré que le “Saint-Siège partage aussi une telle inquiétude, qui risque de mettre en danger la survie de certaines populations et fait peser sur les plus pauvres le fardeau de la souffrance et du manque des biens les plus essentiels”. Il a expliqué que pour faire front à de tels phénomènes, “les autorités et toutes les personnes qui ont des responsabilités dans la société civile doivent se mettre toujours davantage à l’écoute de leur peuple, cherchant les solutions les plus appropriées pour répondre aux situations de détresse et de pauvreté, et pour un partage le plus équitable possible, au sein de chaque nation comme au niveau de la communauté internationale”.
    “Il est en effet -a précisé le Pape- du devoir des responsables de la société de ne pas créer ni d’entretenir dans un pays ou dans une région des situations d’insatisfactions graves, sur le plan politique, économique ou social, qui laisseraient penser aux personnes qu’elles sont mises à l’écart de la société, des lieux de décision et de gestion, et qu’elles n’ont pas le droit de bénéficier des fruits du produit national”.
    “De telles injustices ne peuvent qu’être source de désordres et engendrer une sorte d’escalade de la violence. La recherche de la paix, de la justice et de la bonne entente entre tous doit être un des objectifs prioritaires, exigeant des personnes qui exercent des responsabilités d’être attentif aux réalités concrètes du pays, s’attachant à supprimer tout ce qui s’oppose à l’équité et à la solidarité, notamment la corruption et le manque de partage des ressources”.
    “Je sais qu’il faut un certain courage pour maintenir le cap au milieu des difficultés, en ayant comme objectif le bien des individus et de la communauté nationale” a conclu le Saint-Père. “Cependant, dans la vie publique, le courage est une vertu indispensable pour ne pas se laisser guider par des idéologies partisanes, ni par des groupes de pression, ni encore par le désir du pouvoir. (Et) comme le rappelle la Doctrine sociale de l’Eglise, le bien des personnes et des peuples doit toujours rester le critère primordial des décisions dans la vie sociale”.
    Après avoir prononcé le discours commun, le Pape s’est adressé à chacun des ambassadeurs dans des discours centrés sur les difficultés spécifiques au pays représenté. Dans le discours adressé à l’ambassadeur du Mozambique, Benoît XVI a rappelé la nécessité d’une réconciliation nationale ; aux ambassadeurs d’Ouganda et Lesotho, il a rappelé la collaboration entre l’Eglise catholique dans la lutte contre le sida ; dans le texte remis au diplomate syrien, il dit son espoir de voir se développer les relations entre Syrie et Saint-Siège afin de faciliter le problème des propriétés de l’Eglise prises par l’Etat. Il s’est réjouit du respect pour la famille et de la tolérance entre les différentes communautés ethniques au Kirghizstan, comme des efforts faits au Danemark pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire.
    CD/CREENCES/… VIS 061214 (600)

  3. Attention aux “khmers verts”, bref aux tyrans de l’écologie mal comprise : verts dehors, rouges dedans, comme les pastèques !

  4. ahhhhhhhh !
    Démagogie !!!!!!!!!!!
    Quand tu nous tiens ! (sous entendu les politiques)

  5. de toute façon,quel que soit le candidat élu, Monsieur Hulot sera ministre de l’ecologie du même nom
    après on verra bien si on lui laisse faire quelque chose
    par conséquent il ne pourra pas faire beaucoup de mal

  6. Finalement cette charte est un probléme de vitesse.
    L’association de la technique et de la finançiarisation provoque la dégradation de notre terre et l’inégalité des hommes à vitesse vertigineuse. Modifier ces deux paramétres revient à modifier la vitesse.
    En d’autres termes quel matérialisme conscient veut-on pendant notre passage sur cette terre ? Dans ce sens toutes les bonnes idées sont à exploiter rapidement.

  7. Avant de penser aux petits oiseaux, je préfererais parler d’écologie humaine. Cela consiste en une dépollution des âmes et des consciences. Le reste viendra après. Tant que le monde sera ému du sort des petits oiseaux et soutiendra la culture de mort rien ne pourra fondamentalement changer.

  8. Beaucoup plus intéressante et enrichissante est la lettre ouverte aux candidats de Jean-Pierre Petit, du 8 décembre. Le toujours aussi peu catholique scientifique explique où il faut mettre les priorités, quelles actions concrètes. C’est faisable, presque facile, et en face de ce simple exposé des choses de la science actuelle, le reste écotralala est du vent.
    http://www.jp-petit.com/science/Z-machine/lettre_ouverte_politiques.html
    Le meilleur conseiller, pour un bon gouvernement qui le dépasse…

  9. Quand il n’y aura plus de neiges dans les stations de ski,que l’on ne pourra plus passer de week-ends à Venise car celle-ci sera sous les eaux, que l’on ne pourra plus manger son poisson préféré etc… on se dira surement que la baisse des impôts est certes une nécessité mais qu’elle peut voir son intérêt limité si l’on ne fait rien pour protéger l’environnement.
    La protection de notre cadre de vie est primordiale, et il ne me semble pas que les candidats qui ont ratifié ce Pacte en aient pour autant abandonné leurs autres priorités.
    Espérons que la droite nationale n’oubliera pas le patrimoine environnementale…

  10. Oui enfin bref les délires sur le changement climatique ça vabien 5 minutes… Plus c’est court, mieux c’est. Retournons à la bonne vieille Raison.

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