Quand on est intelligemment dans l’opposition, on finit toujours par gagner

Dans Monde et Vie, l'abbé de Tanoüarn explique les Assises de la résistantce chrétienne, samedi prochain à Paris. Extrait :

"La résistance, ce n’est pas trop tôt, mais ce
n’est pas non plus trop tard
. Nous sommes, il
est vrai, dans une société post-chrétienne, avec
des vertus chrétiennes devenues folles et un matérialisme
de plus en plus envahissant, au point
que parler de Dieu devient obscène. Eh bien !
Nous prônons plus que jamais la révolution chrétienne,
celle de la liberté intérieure, de l’égalité
de tous devant Dieu et de la fraternité des hommes
sous le Père commun
, celle qui nous protègera
du « grand ensauvagement » qui nous
menace.
On reproche toujours à l’Eglise d’utiliser un
langage trop mou, peu convainquant. Appelons
les choses par leur nom : dans une société postchrétienne,
le christianisme est une contre-culture

; elle est d’autant plus attractive pour tous
qu’elle se présente aujourd’hui non comme la
culture dominante, mais comme une culture
alternative. On a beaucoup parlé d’inculturation
dans les pays en voie de développement. Ce à
quoi il faut réfléchir, c’est à l’inculturation de
notre foi face à la culture de mort aujourd’hui
dominante
, avec une conviction : quand on est
intelligemment – et je dirais : quand on est spirituellement
– dans l’opposition, on finit toujours
par gagner
."

2 réflexions au sujet de « Quand on est intelligemment dans l’opposition, on finit toujours par gagner »

  1. Oumphaï

    Il y a déjà et il y aura de plus en plus de gens déboussolés, désespérant d’eux-mêmes, ne connaissant pas le secours de la religion parce que’on ne leur en a jamais parlé. Et de ce fait, défavorisés, mais en quête de quelque chose. Vivant souvent dans le monde du virtuel, ils ne savent pas qu’il existe autre chose. L’exemple de la Manif à la TV et dans la presse en surprend et en fait certainement réfléchir beaucoup, en attirent. Le besoin de se dévouer, la générosité existent. Mais: “C’est dans l’adversité que se forge le destin des nations.” Quand les Français auront faim, qu’ils auront froid, qu’ils auront peur, alors viendra le temps où les églises se rempliront, où l’on viendra implorer la Bonne Mère. Ce temps n’est peut-être pas très éloigné.

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