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France : Société / Pays : Italie

Quand la justice italienne devient folle au nom de l’antiracisme

Cela donne des décisions totalement absurdes, injustes et scandaleuses :

La Cour de Cassation italienne a établi que les couples "racistes", opposés à l'adoption d'enfants "de couleur", ne peuvent pas adopter du tout d'enfants, selon un jugement cité par les médias italiens. Cette décision de justice fait suite au recours d'une association de protection des enfants contre un couple de Siciliens qui voulait adopter uniquement des mineurs de type européen. En vertu du jugement de la Cour de Cassation, le magistrat du tribunal des mineurs qui examine les requêtes d'adoption "doit exclure la légitimité des limitations posées par les demandeurs en fonction de l'ethnie".

Bien entendu, la plupart des media rapporte que l'Italie interdit l'adoption aux couples "racistes" alors que le problème est loin d'être aussi simple (ici, ici ou ici). Adopter un enfant est une démarche très difficile et qui nécessite une préparation psychlogique importante pour les parents. En outre, les parents doivent également penser aux futurs réactions de l'enfant adopté. Ceux qui, de manière péremptoire, jugent raciste de vouloir un enfant de sa couleur n'imaginent pas les conséquences que peut avoir sur le développement d'un enfant d'être élevé par des parents qui manifestement ne peuvent pas être ses parents biologiques. Certains psychologues ont le courage d'en avertir les candidats à l'adoption lors des entretiens préalables….

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12 commentaires

  1. Vous écrivez : “Ceux qui, de manière péremptoire, jugent raciste de vouloir un enfant de sa couleur n’imaginent pas les conséquences que peut avoir sur le développement d’un enfant d’être élevé par des parents qui manifestement ne peuvent pas être ses parents biologiques.”
    D’expérience je peux vous dire qu’il vaut bien mieux que l’enfant sache le plus tôt possible qu’il est un enfant adopté. Rien n’est pire que de vouloir dissimuler celà, à l’enfant, comme à l’entourage.
    Et même si l’enfant adoptif a la même couleur de peau que ses parents la ressemblance s’arrêtera là ! Sauf evidemment pour ceux qui se focalisent sur la couleur de peau.
    [Entièrement d’accord avec vous. Il est indispensable de dire la vérité aux enfants adoptés et le plus tôt possible. Mais ce n’est absoluement pas le sujet de la discussion ici. Il ne s’agit pas non plus de focalisation sur la couleur de peau.
    Un enfant de couleur adopté par des parents blancs ou le contraire devra souvent supporter les regards curieux et interrogateurs de son entourage. Il devra également supporter les “méchancetés” de ses camarades de classe car les enfants sont souvent très durs entre eux….
    Lorsque le cohérence ethnique est respectée, ce genre de difficulté est moindre même si elle n’est pas inexistante.
    C’est un fait à propos duquel les psychologues et assistantes sociales mettent souvent en garde les candidats à l’adoption. Après les candidats à l’adoption choisissent en connaissance de cause…
    Philippe Carhon]

  2. Le monde est source de colère.
    Mais aujourd’hui je commence à avoir peur.

  3. c’est une intrusion dans la vie des familles
    D’une façon générale, pour avoir des enfants, ou en adopter, il faut qu’il y ait un processus d’identification
    Ne pas se voir dans des enfants d’une autre origine ne signifie en aucune façon un prejugé racial
    De la même façon, on peut avoir envie d’adopter des enfants d’une autre origine,parce que le processus de charité l’emporte sur le processus d’identfication
    A chacun sa psychologie

  4. Le titre de votre “post” est assez éloigné des réalités italiennes. L'”antiracisme” n’est pas une notion très répandue de l’autre côté des Alpes. Aussi, ce n’est pas “au nom de l’antiracisme” (dont on se moque pas mal) que la Cour de Cassation italienne (qui avait été interpellée par l’Association des Amis des Enfants – sic !) a rendu cette sentence contestable, mais au nom de grands principes du droit international (droits de l’Homme en tête).
    Par ailleurs, l’information que vous avez reprise doit être un peu nuancée. Dans le cas des procédures d’adoption internationales, la Cour n’admet pas que soient exprimées de “préférences” pour des “caractéristiques génétiques particulières”. Dans le cas où celles-ci seraient néanmoins exprimées, le juge ne devra pas ratifier le décret d’adoption et mettre en discussion la capacité du couple à pouvoir adopter un enfant en général (il ne s’agit pas de lui retirer purement et simplement la possibilité d’adopter).
    Gageons que cette sentence (qui n’a eu droit qu’à quelques entrefilets dans la presse italienne) restera lettre morte. C’est la France qui est pourrie par l’idéologie antiraciste, l’Italie (pour l’heure) est restée relativement saine dans son ensemble.

  5. Père d’enfants adoptés, j’ai posté le message ci-dessous sur le Figaro.fr, qui a été censuré par deux fois. Vu la modération de mon message, c”est dire la liberté d’expression qui règne sur ce site ! Je le reposte ici :
    “Ces questions sont éminament délicates, intimes et personnelles : mais
    qualifier ces couples de “racistes” est un discours bien pensant, bien
    éloigné des multiples questions et inquiétudes que peuvent connaître les
    parents adoptifs. Le discours sans doute de ceux qui n’ont pas adopté
    d’enfants.
    C’est le père adoptif de deux enfants qui vous le dit.
    Les psychologues des administrations départementales l’ont bien compris et
    l’origine géographique ou ethnique de l’enfant attendu est bien évidemment
    prise en compte dans les agréments délivrés par l’administration
    française.

  6. Si l’on remplace, dans cette phrase
    “les couples “racistes”, opposés à l’adoption d’enfants “de couleur”, ne peuvent pas adopter du tout d’enfants”
    l’expression “de couleur” par “handicapé (myopathe, affecté d’un bec-de-lièvre, trisomique)”
    1) par quoi remplace-t-on l’adjectif “raciste”, probablement inadéquat
    2) l’opposition à toute adoption est-elle aussi “évidente”?

  7. La situation est suffisamment délicate comme ca pour ne pas rajouter des obstacles supplémentaires au nom de la dernière mode politico-morale.
    Le résultat est que des parents vont se forcer a adopter un enfant pour lequel ils n’ont pas beaucoup d’attirance au départ. D’autres parents vont trouver des passe-droits, ou bien se diriger vers le trafic d’enfants.
    On ne peut pas se forcer a aimer un enfant, et d’ailleurs les enfants le sentent très bien.
    En tout cas: Mega-drames en perspective.

  8. En tant que père adoptif, je confirme ce qui est dit dans ce post. Les assistantes sociales en France (qui ne sont pas vraiment d’une culture d’extrême droite) comprennent parfaitement ce choix car elles voient l’intérêt de l’enfant.
    Ici la décision italienne est grave car le critère de choix des parents pour un enfant ne sera plus la meilleure capacité pour l’accueillir, mais d’abord l’idée d’accepter des enfants de couleurs, ce dont l’enfant de type européen qui sera adopté ne bénéficie pas.

  9. Egalement père d’un enfant adopté je peux confirmer que cette décision de justice est totalement farfelue et baroque.
    En France les assistantes sociales notent dans la notice d’agrément les souhaits des futurs parents sur l’origine ethnique et ce souhait est mentionné dans l’agrément.
    Une fois en Russie, puisque je connais l’adoption là bas, la personne qui attribue les enfants (l’opératrice) attribue l’enfant de telle sorte que l’enfant ressemble le plus possible à ses parents adoptifs (pour le bien être de l’enfant) : les parents bruns se voient attribuer des enfants bruns, les parents blonds des enfants blonds, les parents ayant des traits asiatiques, des enfants avec des traits asiatiques…
    Cela marche comme cela et les parents comme les enfants trouvent leur compte !

  10. Vous écrivez : “Un enfant de couleur adopté par des parents blancs ou le contraire devra souvent supporter les regards curieux et interrogateurs de son entourage. Il devra également supporter les “méchancetés” de ses camarades de classe car les enfants sont souvent très durs entre eux….
    Lorsque le cohérence ethnique est respectée, ce genre de difficulté est moindre même si elle n’est pas inexistante.”
    C’est donc pour les protéger les enfants adoptés et leurs parents des racistes qu’il convient selon vous de respecter la “cohérence ethnique” ? En gros, pour éviter d’être persécuté et victime du racisme, soyez blancs.
    Il faut tout au contraire réprimer fortement tous les actes de racisme et éviter la propagation des idées racistes de manière à permettre aux victimes de tels actes (les familles non cohérentes ethniquement) de vivre en paix. Les victimes doivent être protégées et les coupables punis et non l’inverse !
    Empêcher des racistes d’adopter me semble en l’occurrence une mesure de bon sens puisqu’elle évitera la transmission d’idées racistes des parents vers les enfants.
    [Arrêtez de dire n’importe quoi ! Ce raisonnement est valable dans les deux sens…. Demandez à des Africains d’élever un enfant blanc et vous verrez le résultat !
    Oui il s’agit de protéger les enfants et c’est ce que disent les professionnels dans ce domaine. Demandez à des psychologuies et assistantes sociales chargées des entretien pré-adoption au lieu de parler de racisme !
    PC]

  11. L’idéologie anti-raciste affirme que seuls les blancs de type occidental sont racistes envers les noirs, arabes, asiatiques, et autres peuples, et toute cette doctrine est basée sur cette contre-vérité. Et on vous l’assène du matin au soir dans tous les medias depuis 65 ans.
    Les autres sont toujours des victimes, des pôvres malheureux, des saints, des anges et des martyrs…
    Cherchez donc combien d’arabes riches ou d’africains riches ou autres ont adopté de petits français pauvres ? de petits occidentaux pauvres ?

  12. Comme toujours, ce genre de discussion ne peut pas aboutir pour une raison très simple : personne ne définit ce qu’il entend par racisme.
    Dans les différentes discussions sur ce sujet, on peut sans doute dénombrer une dizaine de définitions implicites utilisées au gré des interlocuteurs et du moment.
    L’une de ces définitions possibles est la suivante : est raciste celui qui préfère vivre en compagnie des hommes de sa race.
    C’est bien une définition du racisme. Soit, en effet, une situation largement admise comme révélatrice de racisme : un patron de boîte de nuit blanc refuse l’entrée aux Noirs et aux Arabes. Ce patron préfère vivre en compagnie des hommes de sa race. Y compris, et notamment, dans son cadre professionnel et sur son lieu de travail.
    Mais on voit, ici, que les services sociaux français eux-mêmes permettent, voire conseillent, aux parents adoptifs de vivre en compagnie d’enfants de leur race.
    Sachant que les institutions françaises, et plus encore les travailleurs sociaux, sont à la fois portés à gauche et d’un anti-racisme militant, il faut en conclure que le respect (ou au moins la prise en compte) de cette règle est tellement importante pour la réussite de l’adoption et le bien-être de l’enfant, que les responsables en question sont contraints de faire une exception à leur idéologie — sans s’en vanter, bien entendu.
    Or, quoi de plus fondamental, dans l’anthropologie, que les relations entre un enfant et ses parents, à l’exception peut-être des relations entre un homme et une femme ?
    Il faut donc bien en conclure la véracité de l’une des deux assertions suivantes :
    1. Le racisme, loin d’être l’abomination presque universellement admise, est une vertu, une chose naturelle et bénéfique.
    2. De nombreuses attitudes presque universellement dénoncées comme racistes ne le sont, en réalité, nullement.

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