Proportionnelle aux législatives : l'UMP divisée

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"La direction de l'UMP est apparue mercredi divisée sur l'instauration d'une dose de proportionnelle aux législatives, Jean-François Copé s'y montrant défavorable, à l'inverse de ses deux adjoints Marc-Philippe Daubresse et Hervé Novelli."

11 réflexions au sujet de « Proportionnelle aux législatives : l'UMP divisée »

  1. PG

    Ce qui est à noter c’est la tranquille assurance avec laquelle M. NOVELLI envisage la non candidature de Marine LE PEN, faute de signatures : en gros un peu de proportionnelle aux législatives serait un petit susucre de consolation pour les électeurs du FN, privés de présidentielles, histoire d’avoir ainsi quand même leurs voix au premier tour.
    On voit ainsi peu à peu quelles sont les explications de l’assurance affichée par N. SARKOZY : il pense que M LE PEN ne sera pas candidate.
    Cela ressemble aussi à ce qui fut reproché à Laurent GBAGBO : avoir empêché OUATTARA il y a qq années OUATARRA d’être candidat. N’est-ce pas pour cette raison que GBAGBO fut soupçonné l’an dernier d’avoir truqué une fois de plus les présidentielles, par N. SARKOZY lui-même ?

  2. jehan

    Tout à fait d’accord avec PG, si Nicolas Sarkosy se présente, c’est qu’il a toujours eu la certitude que Marine Le Pen ne pourrait se présenter aux présidentielles faute de signatures en nombre suffisant.
    Ces élections sont vraiment pestilentielles.

  3. C.B.

    En suivant le lien
    “”Je conçois que des minorités puissent regretter de ne pas être représentées mais l’Assemblée, elle est d’abord là pour porter et incarner des majorités qui soient cohérentes pour des projets cohérents et non pas des arrangements de petites formations entre elles”, a insisté M. Copé”
    Pourtant, on a abaissé le nombre requis pour former un groupe, de manière à faire en sorte que le P.C.F. puisse avoir un groupe.
    Mais ce n’était évidemment pas un arrangement pour une petite formation.

  4. PG

    @ CB
    Et surtout, les coalitions sont la meilleure méthode pour aboutir à des consensus durables sur des programmes de gouvernement : c’est ainsi que sont gouvernés la plupart des démocraties européennes, Angleterre, Allemagne, Danemark, Italie, Suède, et beaucoup d’autres.
    Sous la IV ème, c’étaient déjà les modes de scrutin (apparentements et autres combinaisons entre partis, et hors contrôle démocratique) qui entraînèrent l’instabilité politique.

  5. Bernard S

    1)Pourquoi se contenter d’une dose de démocratie dans la république ? Le président est censé représenter tous les Français, l’assemblée devrait, elle aussi, représenter tous les Français.
    2)S’ils empêchent MLP d’être candidate, une solution serait qu’elle appelle tous ses électeurs à voter Sarkozy : élu avec les voix du FN, il n’aurait plus qu’à démissionner, comme dans les conseils régionaux (Centre, Rhône-Alpes…) il y a quelques années. Ou à faire front (si j’ose dire…) ce qui ouvrirait une brèche pour les élections ultérieures.

  6. PG

    @ Bernard S
    Si tel était le cas,les électeurs de M LE PEN comprendraient vite, que programme mis à part, celui qui porte la proportionnelle et donc une réforme démocratique leur permettant d’exister, en cassant l’UMPS, c’est François BAYROU.
    Car entre SARKOZY ou BAYROU, à part sur l’école et l’entreprise, et encore….., la seule différence est cette question de l’organisation de la démocratie en France. C’est peu en apparence, mais c’est considérable pour que toutes les sensibilités consistantes puissent être représentées.
    Et cela les électeurs FN privés de leur candidate le comprendraient très vite.
    Les faire voter SARKOZY serait donc impossible et surtout politiquement suicidaire.

  7. Bernard S

    @Jehan et PG
    Il s’agit en effet de politique-fiction : imaginer les réactions de l’élu et de ses adversaires dans une telle situation a un caractère jubilatoire.
    Si nous étions privé de la candidature de MLP, je pense que pas un électeur FN ne voterait Sarkozy, et que celui-ci pourrait être éliminé dès le premier tour.

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