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Culture de mort : Avortement

“Procès de Bobigny” : la propagande de France 2

Le "procès de Bobigny" en 1972 a marqué une étape importante dans la campagne pour la légalisation de l’avortement. Les lecteurs qui n’en connaissent pas l’histoire peuvent se référer, faute de mieux, à l’article (partial) que lui consacre Wikipedia. Ce procès pour avortement s’est terminé par une amende avec sursis, montrant que les juges n’étaient plus prêts à appliquer la loi de 1920 protégeant l’enfant-à-naître.

Surtout, ce fut un procès-provocation. L’avocate activiste Gisèle Halimi, qui "rêvait" d’un tel procès, l’a mis en scène dans un but politique revendiqué :

« J’ai toujours professé que l’avocat politique devait être […] [p]artisan sans restriction avec, comme armes, la connaissance du droit "ennemi" […]. Les règles d’or des procès de principe: s’adresser, par-dessus la tête des magistrats, à l’opinion publique tout entière, au pays. Pour cela, organiser une démonstration de synthèse, dépasser les faits eux-mêmes, faire le procès d’une loi, d’un système, d’une politique. Transformer les débats en tribune publique. »

La même stratégie que les pro-euthanasie ont enragé de ne pouvoir appliquer lors d’un "procès Marie Humbert".

Bobigny France 2 a fait du procès de Bobigny un téléfilm de propagande (photo), diffusé lundi dernier – en ouverture de la Semaine Sainte, on ne fait pas plus délicat.

Choisir la Vie regrette dans un communiqué que "les téléspectateurs [aient] été trompés sur la réalité des faits", et Laissez-les Vivre dénonce un mensonge du téléfilm : il présente comme un fait avéré que Marie-Claire, la jeune mère qui a avorté, était enceinte à la suite d’un viol. Thèse soutenue, mais du seul bout des lèvres, par Halimi elle-même qui disait récemment que Marie-Claire avait été "presque violée".

Viol ? Pas viol ? Remarquons en tout cas que les pro-avortement choisissent le cas d’un viol pour justifier l’avortement légal – mais traitent en ennemis ceux qui, comme George Bush, veulent limiter l’avortement aux cas de viol, d’inceste et de danger pour la vie de la mère.

Toutefois le mensonge central du téléfilm ne porte sans doute pas sur la question du viol : il est dans l’omission de ce que vit aujourd’hui la vraie Marie-Claire. Après avoir été utilisée par les partisans de l’avortement, elle s’est retrouvée bien seule face à son acte. Le groupe pro-vie des Survivants l’avait rencontrée, et avait recueilli d’elle ces paroles :

"Pendant ces trente ans, on parlait de Marie-Claire, mais personne ne s’est demandé ce qu’elle est devenue Marie-Claire !"
"Si j’avais de l’argent, je créérais une fondation pour aider les femmes qui ont subi un avortement."
"Moi, mon avortement, j’y pense tous les jours. Aujourd’hui j’aurais un fils de 30 ans. Et pourtant c’est le fruit d’un viol."

Henri Védas

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3 commentaires

  1. question : faut-il au traumatisme d’un viol ou d’inceste rajouter un autre traumatisme, celui de l’avortement?
    Et l’enfant innocent sacrifié… qui y pense?
    Si Marie Claire avait porté son enfant jusqu’au bout et l’avait confié à l’adoption elle aurait fait le bonheur d’au moins 5 personnes en ce monde : elle-même (sans enfant mais sachant qu’elle a fait de son mieux pour lui), les deux parents adoptifs, ce petit garçon aujourd’hui devenu adulte, son éventuelle épouse et les petits qui seraient nés de lui, en hommage à cette maman généreuse qui se cache dans les replis de son coeur et qu’il aimerait “quand même “juste parce qu’elle aurait fait le choix de la vie…

  2. J’ai eu l’occasion de voir ce téléfim de France 2 il y a 15 jours, sans parvenir à tenir jusqu’à la fin.
    Oeuvre de propagande abjecte, programmée pour l’anniversaire du Planning familial.
    Il n’y a rien à attendre de media (TV et Radio) complètement infestés d’idéologie laïciste et où l’extrême gauche est latrgement majoritaire, quelles que soient les chaines.

  3. Permettez-moi une confession personnelle.
    Si l’avortement avait été légalisé dans les années cinquante, je ne serais pas de ce monde.
    Enfant non désiré, conçu par accident, j’ai grandi avec la conscience de n’avoir par été voulu, mais imposé à mes parents par le destin (ou la providence). Je vous l’avoue, cela ne fut pas chose aisée
    Cela ne m’a pas empêché de grandir et de
    leur pardonner après un temps (assez long).
    Votre combat pour la vie est fondamental, car il va à l’encontre de l’égoisme mortifère de notre époque, qui chaque année sacrifie au droit de jouir sans entrave des centaines de milliers d’existences en devenir.
    Sainte fête de Pâques !

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