Procès de médecins pour le décès d'une jeune fille suite à un avortement

Deux médecins de la clinique d'Épernay ont comparu devant le tribunal correctionnel de
Châlons pour répondre de fautes et manquements après le décès d'une
adolescente de 16 ans, en décembre 2010, 9 jours après avoir subi un avortement.

L'avortement s'était déroulé sans problème pour la jeune fille (le bébé, lui, n'a pas eu le temps de comprendre son élimination). 3 jours plus tard, l'adolescente était revenue en urgence, en se plaignant de fortes douleurs à l'abdomen. Le 23 décembre, elle décédait sous les yeux du corps médical. Les conclusions de l'examen technique
avaient clairement mis en
cause la responsabilité des deux praticiens. On leur reproche un certain nombre de fautes et de manquements, en particulier l'absence
d'alternatives aux antibiotiques, un mauvais diagnostic et une mauvaise
prise en charge.

La victime a succombé à
une infection grave au streptocoque A. Une infection qu'elle portait
très probablement en elle avant l'avortement, mais dont l'effet inattendu a été
de propager le mal en une infection invasive. Le choc septique a été
aussi fulgurant que fatal.

Des peines de plusieurs mois de prison avec sursis ainsi que plusieurs
milliers d'euros d'amende ont été requis par le ministère public à
l'encontre des praticiens. Les avocats ont plaidé la relaxe. Le délibéré sera rendu le 20 mars.

7 réflexions au sujet de « Procès de médecins pour le décès d'une jeune fille suite à un avortement »

  1. Soazig NEDELEC

    Triste bilan…
    et les parents…
    ils étaient où…
    pour aider cette pauvre gosse à assumer sa maternité..?
    les médecins sont fautifs…certes…
    mais si les parents…les médias…le gouvernement..
    au lieu de prôner le laxisme..
    lui avait enseignée la chasteté…
    elle serait là…

Laisser un commentaire