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Pour le Pape François, on peut parler d’un changement de discipline pour les divorcés-remariés

Radio Vatican rapporte les propos du pape François tenu dans l'avion qui le ramenait de Lesbos :

"Les dernières questions ont eu trait à l’exhortation apostolique Amoris Laetitia, publiée le vendredi 8 avril dernier. Peut-on parler d’un changement de discipline pour les divorcés-remariés ?

« Je peux dire que oui, a répondu le Pape, mais ce serait une réponse trop courte : je vous conseille de lire la présentation faite par le Cardinal Schönborn, c’est un grand théologien, et dans cette présentation vous trouverez la réponse à votre question ». Mais le Pape ne s’est pas fait faute de déplorer cette trop grande attention des médias pour la question des divorcés-remariés. « Cela m’attriste. Car le média qui pense que cette question est la plus importante ne se rend pas compte que ce n’est justement pas le problème le plus important, il ne se rend pas compte que la famille est partout en crise, qu’elle est la base de la société, il ne se rend pas compte que les jeunes ne veulent plus se marier, il ne se rend pas compte que le taux de natalité en Europe est à pleurer, il ne se rend pas compte du manque de travail, qui oblige les pères et les mères à avoir deux activités professionnelles, et que les enfants grandissent seuls, et n’apprennent plus à grandir avec leurs parents »."

Sur son blog, Jeanne Smits a donc repris les propos du cardinal Schönborn et essaye d'analyser et de comprendre :

"(…) il importe plus que jamais de rechercher la vérité, et d’essayer de l’exposer et de la rappeler avec respect et fermeté. Dans les semaines qui viennent, on peut espérer que des évêques et des cardinaux le feront. En attendant, aucun catholique n’en est dispensé (…) Qu’avait donc dit le cardinal Schönborn (…) Ses propos que l’on pouvait jusqu’ici aborder de manière plus détendue ont acquis un poids plus lourd, les voici :

Naturellement cela pose la question : que dit le pape par rapport à l'accès aux sacrements pour les personnes vivant en situation « irrégulière » ? Le pape Benoît XVI avait déjà dit qu'il n'y a pas de « recettes faciles » (Amoris laetitia 298, note 333 ». Le pape François redit la nécessité de discerner la situation avec soin, dans la continuité de Familiaris consortio de saint Jean-Paul II (84) (AL 298). «  Le discernement doit aider à trouver les chemins possibles de réponse à Dieu et de croissance au milieu des limitations. En croyant que tout est blanc ou noir, nous fermons parfois le chemin de la grâce et de la croissance, et nous décourageons des cheminements de sanctifications qui rendent gloire à Dieu. » (AL 305). Il nous rappelle également une phrase importante d’Evangelii gaudium, 44 : « Un petit pas, au milieu de grandes limites humaines, peut être plus apprécié de Dieu que la vie extérieurement correcte de celui qui passe ses jours sans avoir à affronter d’importantes difficultés » (AL 305). Dans le sens de cette « via caritatis » (AL 306), le pape affirme, d'une manière humble et simple, dans une note (351) que l'aide des sacrements peut également être donnée « dans certains cas ». Mais à cette fin il ne nous propose pas d'études de cas ni de recettes, mais au lieu de cela nous rappelle simplement deux de ses phrases les plus célèbres : « Aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur » (EG 44), et que l'Eucharistie « n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles » (EG 47).

Est-ce un défi trop lourd pour les pasteurs, pour les guides spirituels et pour les communautés si le « discernement des situations » n'est pas régulé de manière plus précise ? Le pape François reconnaît l'existence d'une inquiétude : « Je comprends ceux qui préfèrent une pastorale plus rigide qui ne prête à aucune confusion. » (AL 308). Cependant il remet cela en question, remarquant que « Nous posons tant de conditions à la miséricorde que nous la vidons de son sens concret et de signification réelle, et c’est la pire façon de liquéfier l’Évangile » (AL 311).

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17 commentaires

  1. Merci pour cet article qui rend les choses plus claires même si, malheureusement, la situation n’est pas celle que nous espérions.
    Que le Seigneur nous aide! Comme beaucoup de fidèles, je suis complètement désorienté par les décisions du saint père. Comment éduquerons-nous nos enfants s’il n’y a plus de repères clairs?
    On peut toujours se dire que la continuité avec familiaris consortio réduit les cas où les divorcés remariés peuvent communier aux cas où ils vivent comme frères et soeurs, mais force est de constater que si c’est ce que le pape a voulu dire, il l’a dit d’une façon plus que oiseuse. Sans parler de ce qui se passera dans la pratique et là, je préfère aller à mon chapelet plutôt que d’y penser…

  2. On ne sait toujours pas où va notre pape.
    On le suit parce qu’il est le pape, mais à ce train là, il va finir par nous décourager.
    Il est le seul à pourvoir annoncer la Vérité, s’il n’en est pas capable, où va-t-on ?
    En est il capable ?

  3. Nous vivons une époque bien compliquée … Et si nous reprenions tout simplement les évangiles et le Décalogue ?

  4. Cette ambiguïté permanente est vraiment redoutable. Si on relit attentivement les commentaires du cardinal Schönborn, on s’aperçoit que chacune de ses phrases peut être reçue dans un sens catholique et c’est sans doute ce que nous devons faire pour plaire à Dieu.
    Néanmoins, un peu de bon sens suffit pour voir que dans les faits, nous allons à la catastrophe.

  5. Une question, comment faisait le curé d’Ars ? Et comment fera-t-il aujourd’hui ?

  6. ça y est, après que tous nos évêques et cardinaux aient répété mensongèrement qu’il n’y avait pas de changement de discipline, le pape avoue maintenant qu’il a voulu introduire un tel changement. Les masques tombent.
    Tous nos menteurs sont pris à revers.
    Ceci étant, ce changement étant apostasique, il est sans valeur, ce qui malheureusement n’empêche pas que ces discours du pape soient tragiquement destructeurs.
    Prenant exactement le contre-pied de l’enseignement de Jésus, cette ouverture voulue par le pape de la communion dans certains cas à des personnes vivant dans l’adultère est une gifle au Christ qui avait déployé des trésors de pédagogie pour expliquer aux hommes le contenu et la portée de son commandement de ne pas commettre l’adultère.
    Car il n’est pas de commandement qui ait fait l’objet de la part du Christ d’un enseignement aussi appuyé, aussi insistant, que le sixième d’entre eux, celui de ne pas commettre l’adultère, pour en souligner le caractère impératif et la gravité de l’enjeu qui s’attache à son strict respect.
    Jésus multiplie les approches, faisant le tour du sujet avec autant de simplicité que de fulgurance.
    Premièrement, le Christ a donné le fondement de la prescription, celui de la loi naturelle voulue par le Créateur, selon laquelle l’homme et la femme mariés « ne font plus qu’un » (Mt 19,5-6 ; Mc 10, 7-9).
    Deuxièmement, Jésus a énoncé avec une parfaite netteté la prescription de ne pas commettre l’adultère en se remariant après divorce. Ainsi dans Luc : «Tout homme qui renvoie sa femme pour en épouser une autre commet l’adultère ; et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet l’adultère » (Lc16,18 a.b), et aussi dans Mc 10, 11-12, Mt 5, 32 a. b, et Mt 19, 9. Dans Matthieu 19, à la suite du propos du Christ, la réaction des disciples ne se fait pas attendre: « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier » (Mt 19,10), réaction qui annonce la difficulté que les gens auront à accepter cette contrainte. D’ailleurs, le Christ lui-même souligne la difficulté, en disant que sa parole ne serait pas comprise par tous : « Ce n’est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole (…) » (Mt 19,11).
    Troisièmement, cependant,la réponse de Jésus à ses disciples : « Il y a des gens qui ne se marient pas, car de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier, car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux » (Mt 19, 11) va droit à l’essentiel, à savoir que la sexualité n’a pas à être idolâtrée et que bien des gens se trouvent, volontairement ou non, dans une situation où ils sont appelés à vivre la chasteté. Par conséquent, on ne devrait pas être choqué, en tout cas pas au point de mettre en cause la validité du commandement de ne pas commettre l’adultère, de ce que des personnes divorcées, y compris lorsqu’elles sont victimes de la faute du conjoint, ne puissent se remarier, ni de ce que les personnes divorcées remariées, donc en situation d’adultère, doivent se séparer ou, en cas de difficulté trop grande attachée à cette séparation, s’astreindre à vivre dans la chasteté. C’est vrai que l’on peut être tenté de voir là une injustice, surtout pour le cas où le conjoint n’est pas à l’origine de la séparation. Mais c’est alors l’injustice, inévitable, du sort, dont l’acceptation passe par la compréhension de ce que le seul vrai malheur est celui du péché qui éloigne de Dieu.
    Quatrièmement, il est significatif que ce soit à propos du 6e d’entre eux, celui sur l’impossibilité du remariage après un divorce, que le Christ a explicité le sens général des commandements, au travers de l’épisode sur le jeune homme riche (Mt 19,16-26 ; Mc 10,17-27), lui-même comme introduit par le si bref en même temps que si beau passage sur la place à faire aux enfants (Mt 19,13-15 ; Mc 10,13-16). Cette évocation des enfants n’est-elle pas le moyen pour le Christ de nous amener à nous considérer face aux commandements comme des enfants confiants vis-à-vis de leur père qui leur indique par ses conseils le chemin de la vie, qui est celui des commandements ainsi que Jésus le dit dans la suite: « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements » (Mt 19,17). Cette entrée dans la vie n’est autre que celle de l’entrée « dans le Royaume des cieux » (Mt 19,23.24) ou encore « dans le royaume de Dieu » (Mc10, 24.25).
    L’essentiel est dit, mais le Pasteur par excellence qu’est Jésus veut encore, cinquièmement, ajouter quelque chose pour renforcer l’évidence avec laquelle s’impose le respect d’un commandement tel que celui de ne pas commettre l’adultère en se remariant après un divorce. Ce message supplémentaire réside dans la distinction qui peut être faite, au sein de la vie morale, entre, d’une part, le respect des commandements, négatifs (dont fait partie le sixième) ou positifs jusqu’à un niveau élémentaire pourrait-on dire, exigence à laquelle a su satisfaire le jeune homme riche, ce qui lui a permis de dire : « Tout cela je l’ai observé » (Mt 19,20) ou encore : « Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse » (Mc 10,20), et d’autre part, la recherche, au-delà, de la perfection. Cette distinction fait apparaître que le respect des commandements négatifs ou positifs jusqu’à un certain niveau s’impose absolument (Mt 19, 16 – 26 ; Mc 10, 17-27). On note que, donc, le 6e commandement (qui est un commandement négatif) de ne pas commettre l’adultère, et donc de ne pas se remarier après divorce, s’impose absolument.
    En réponse à tout cela, et alors même que les mots ultimes du Christ à l’adresse de ses Apôtres ont été pour leur dire : « Allez donc ! De toutes les nations, faites des disciples, baptisez-les au nom Père, du Fils et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je reste avec vous jusqu’à la fin des jours » (Mt 28,19-20), que voit-on aujourd’hui?
    Un pape se met au-dessus du Christ!…Il se permet de prendre ses distances vis-à-vis du sixième commandement, qui est celui sur lequel le Christ insiste de manière si particulière.
    C’est bel et bien une gifle. Une gifle à Jésus. (sans doute sans que celui qui la donne en soit vraiment conscient, car c’est sans doute un esprit faux, et nous n’avons en tout cas pas à le juger si peu que ce soit, seul Dieu peut juger) .
    Deux mille ans après qu’on lui ait arraché sa tunique, voilà aujourd’hui qu’on prétend lui arracher sa parole!!! Et tous les hauts responsables de l’Eglise, se plient et prétendent adhérer à cette infâmie.
    Dans ce contexte, ce que nous dit à si juste titre son Eminence le cardinal Burke, revêt une importance absolument capitale : car cela montre que le pape qui fait cela , n’est plus légitime, son propos est nul et non advenu. Le magistère de l’Eglise reste lui intact, et en ce sens les fumées de Satan, pourtant à l’oeuvre, ne prévalent nullement.
    C’est la première fois que ceci se produit depuis 2000 ans.
    Certes, on a connu dans l’histoire de l’Eglise des moments où des papes ont été tentés par des hérésies, mais ils n’ont jamais été au bout. Cette fois le pape a été au bout.

  7. Cependant, je pose la question : que peut faire une femme abandonnée à 22 ans par son mari ? Si elle se remarie,fonde une famille nombreuse, élève ses enfants chrétiennement, va à la messe sans communier et vit une vie exemplaire, va-t-on indéfiniment lui refuser l’eucharistie ?…
    Oui je sais il y a l’annulation du premier mariage, je trouve cela un peu « facile »…

  8. Ce que j’admire quand même dans ce pape François, c’est qu’il n’élude pas les questions. Il les affronte et formule des réponses intellectuellement honnêtes et empreintes de spiritualité, même lorsqu’elles sont ambiguës.
    Le problème ne serait-il pas de notre côté? Notre cerveau et notre coeur n’auraient-ils pas été déjà amputés de la capacité à aborder le complexe des situations? Une sorte d’effet MacDo en quelque sorte: on veut s’alimenter au lieu de manger, consommer au lieu de partager le plaisir de manger, que surtout ça aille vite et qu’on ne nous oblige pas à réfléchir sur ce qu’il y a dans son assiette….d’ailleurs il n’y a même plus d’assiettes! La désincarnation au lieu de l’incarnation.
    Merci à Jeanne Smits et aux autres journalistes qui s’efforcent de nous éclairer.

  9. Merci beaucoup Justin pour votre remarquable commentaire (qui mériterait M. Carhon, à mon sens, d’être relayé directement sur Lesalonbeige). Tout y est dit. Je m’en suis fais une version papier que je ne manquerais pas de produire à l’occasion…
    Résistance !!!

  10. Si on peut divorcer plus besoin de se marier. En Iran, un mariage peut durer 30mn, à Las Vegas quelques heures.
    Le Pape, comme la Gauche, ignorent le drame des mères seules dont une des origines est le divorce. « c’est la pire façon de liquéfier l’Évangile ».

  11. @ equip (18 avr 2016 07:37:03)
    « On ne sait toujours pas où va notre pape. »
    Oui, et lui-même ne sait sans doute pas où ira la chrétienté…
    Mais une chose est certaine toute ambiguïté sur l’éthique ne peut qu’être instrumentalisée par les promoteurs du relativisme moral!

  12. Très beau commentaire évangélique de Justin sur le mariage.
    En revanche, dire dans sa conclusion que François serait le premier pape hérétique, est un peu fort de café : quid des papes scandaleux, notamment ceux apparentés à la clique des Borgia, de vrais antichrist qui ont déshonoré le christianisme ; François est à leur opposé ; et en matière d’hérésie, quid de la validité d’un dogme tel que celui de l’Assomption qui n’a aucun fondement biblique (à l’inverse de la naissance miraculeuse et virginale de Jésus attestée par les évangiles) et est d’autant plus suspect qu’il est très récent (1950) ?

  13. A résistance!
    L’intérêt que vous avez exprimé pour mon texte m’a fait très plaisir, car de fait j’y ai beaucoup travaillé. Je vous indique que je prépare actuellement un texte plus complet où l’on retrouvera le développement ci-dessus avec quelques autres qui s’y ajouteront, en particulier sur le thème que le pape, avec son obsession de la morale du cas par cas et du for interne tourne radicalement le dos au magnifique enseignement de saint Jean-Paul II sur la valeur universelle et objective de commandements.
    […]
    Ô combien je partage votre préoccupation de promouvoir la résistance. Quel joli nom, celui de « résistance! »que vous avez choisi de vous donner pour le pour le blog! Tous les justes doivent se liguer, s’organiser entre eux, crier, interpeller poliment mais vigoureusement leur curé et tenter de le convaincre que lui aussi a le devoir de résister, lui expliquer, s’il ne le fait pas, que nous cesserons jusqu’à nouvel ordre tout denier du culte, interpeller le pape par une immense pétition […]
    [Commentaire modéré par PC]

  14. La morale, c’est comme le chemin de fer.Il faut des rails « rigides »….Sinon…..!

  15. A c’est ici!
    Je comprends d’un certain point de vue votre réaction. Mais je pense quand même que l’on peut dire que c’est la première fois qu’un pape rompt avec le Magistère de l’ Eglise. En effet, les Borgia que vous citez ont certes mené une vie dissolue, mais ils n’ont pas rompu doctrinalement avec la Tradition immuable de l’Eglise. Cette rupture est bel et bien inédite et c’est le plus grave de tout, car cela emmène les brebis dans l’erreur.

  16. Ce qui est d’une habileté redoutable dans la stratégie développée par le pape, c’est qu’il fait en sorte de faire très bien comprendre ce qu’il veut tout en évitant soigneusement de le dire tout à fait en clair.
    C’est très habile, et à vrai dire la seule voie possible pour lui, eu égard au fait que ce qu’il veut, c’est engager l’Eglise, pour la première fois depuis 2000 ans, sur un chemin de rupture avec l’enseignement du Christ jusqu’ici retransmis fidèlement par l’Eglise. Cet objectif de sa part est tel que le pape ne peut pas l’énoncer tout à fait clairement, car cela ferait apparaitre crûment la rupture avec le Christ et beaucoup ne l’accepteraient pas, cela bloquerait, alors que l’occultation partielle du projet, même si personne de sensé n’est vraiment dupe, permet à chacun de faire semblant de n’avoir rien vu.
    Si bien qu’à la responsabilité inouïe de répudier le Christ (finalement, on reste un peu, même si c’est sur un autre plan, dans le sujet du divorce et de l’adultère) s’ajoute humainement une stratégie de dissimulation et par là de mensonge.
    Ajoutons que cette stratégie de dissimulation et de mensonge appelle elle-même le recours à des discours dénués de clarté, incohérents, ce qui permet d’atteindre le but poursuivi de la dissimulation, mais qui fit de ces discours des insultes permanentes à la raison humaine. Il est particulièrement choquant que le chef de l’Eglise affiche ainsi aux yeux de tous le mépris de la raison que Dieu à donnée à l’homme et qui contribue à la dignité de la personne humaine.
    Quel grand malheur pour l’Eglise, et quel aveuglement (peut-être pour certains par lâcheté) de la part de beaucoup, car on ne voit pas tout le monde ou se lever comme cela devrait être!
    Cette stratégie du pape s’est manifestée dans le texte de l’exhortation sous la forme d’y reléguer dans une petite note de bas de page l’évocation au demeurant encore un tout petit peu voilée même si cela ne pouvait laisser de doute, de la question évidemment majeure de la délivrance des sacrements de pénitence et de réconciliation aux divorcés remariés. Avec la complicité de beaucoup de cardinaux et de beaucoup d’évêques, la stratégie de dissimulation a magnifiquement fonctionné, puisque beaucoup ont même été jusqu’à dire que non, l’exhortation apostolique n’ouvrait pas du tout cette possibilité nouvelle!
    le pape poursuit maintenant dans la même stratégie. Interrogé par les journalistes, il répond qu’il y a un changement de discipline, point barre, tout le monde comprend parfaitement ce que cela veut dire et quel est ce changement, mais le pape se garde bien de dire lui-même clairement, il renvoie à un autre de le faire!!!! Et un autre au demeurant qui pratique largement aussi le langage ambigu!!!!!
    Tout cela est odieux. C’est un supplice d’assister à un tel spectacle. On n’a qu’une tentation, c’est de détourner complètement le regard. Mais on n’ a pas le droit car il faut tout faire pour contribuer à la résistance.

  17. Jeanne Smits a publié la traduction d’un très intéressante interview du philosophe allemand Robert Spaemann, ancien conseiller de JPII et ami de BXVI:
    http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2016/04/le-philosophe-robert-spaemann-voit-dans.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+blogspot/jeannesmits+%28Le+blog+de+Jeanne+Smits%29

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