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Pays : Pologne

Pologne : le cap de la politique étrangère

A la suite d’une rencontre avec le Corps diplomatique, le premier ministre polonais, Kazimierz Marcinkiewicz, a explicité sa politique étrangère ( Source ). Il considère l’UE comme une garantie de développement économique et l’OTAN comme un gage de sécurité. "Ces deux options ne devraient pas se concurrencer mais plutôt être complémentaires et s’harmoniser" déclara K.Marcinkiewicz. Concernant l’adoption de la monnaie unique européenne, le nouveau président polonais Lech Kaczynski a d’ores et déjà annoncé un référendum sur la question en 2010.

Mais il juge que l’Euro est trop libéral pour la politique sociale qu’il souhaite mettre en place. Quant à la Consitution européenne, Kaczynski y est hostile, en particulier car elle refuse de reconnaître l’héritage chrétien de l’Europe.

Connaissant les rapports tendus existant entre la Pologne et la Russie, il s’agira parallélement d’améliorer les relations bilatérales entre les deux pays tout en encourageant les changements démocratiques qui ont eu lieu en Ukraine après la "révolution orange" et qui pourraient avoir lieu très prochainement en Biélorussie. Le nouveau ministre des affaires étrangères polonais Stefan Meller s’est rendu dimanche à Moscou pour une visite de travail de plusieurs jours. Il s’agira également de dire adieu à son poste d’ambassadeur en Russie qu’il occupait depuis 2002.

La Pologne entend rester fidéle à son alliance avec les Etats-Unis, par exemple en Irak. Mais des frictions demeurent : les Polonais ont ainsi l’obligation d’avoir un visa pour entrer aux Etats-Unis, et ont l’impression d’être traités comme des vassaux. La Pologne pourrait demander plus de respect réciproque de la part des Etats-Unis. L’attitude américaine paraît d’ailleurs étonante car le nombre de Polonais ou de citoyens américains d’origine polonaise vivant aux Etats-Unis s’élève à plus de 10 millions soit environ 4 % de la population américaine.

Marek

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1 commentaire

  1. Vous parlez de la “révolution orange” en Ukraine comme d’un fait toujours actuel. Le Président “orange” (son nom m’échappe, mais c’est celui que l’on avait vu abondamment avec son visage tavelé) est allé faire sa “soumission” à Poutine, reconnaissant ainsi son erreur et surtout, son appartenance avec son peuple à la grande communauté slave (et se démarquant ainsi de l’emprise des Etats-Unis). Juste une remarque pour les lecteurs. Sinon, BRAVO pour votre revue sur laquelle je me jette littéralement.

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