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Culture de mort : Avortement / Pro-vie

Pilule ou avortement : la fausse dialectique

Pour l'abbé Grosjean, il y a surtout une 3e voie :

"On touche du doigt la vraie question : le défaut d’éducation. Défaut d'éducation, bien souvent aussi défaut de famille hélas. Même si on peut avoir une "très belle famille" au sein de laquelle c'est bien souvent silence radio sur ces questions. Défaut d'éducateurs, parents en premier lieu, mais aussi, quand ils ne peuvent assurer leur rôle, ou qu'ils n'y parviennent plus, …prêtres, professeurs, animateurs, assistants sociaux, médecins, etc… Attention, je ne parle pas de cette éducation sexuelle que la loi veut maintenant imposer aux gamins dès le CP, qui consisterait surtout à une explication technique de la sexualité voire des sexualités…  La vraie question, c’est l’éducation des cœurs, de la conscience, des comportements. Le vrai problème, ce sont les relations sexuelles précoces et multiples. Quand dira-t-on qu'elles ne sont ni nécessaires, ni souhaitables ? […]

Ce sont donc bien les comportements qui sont en question. La fidélité chez les couples, l’abstinence comme chemin possible chez les jeunes  sont des solutions qu’il faudra bien un jour oser proposer comme modèles, et dont il faudrait au moins parler aujourd'hui. Et ce n’est pas simplement un discours de curé. Ou plutôt cela ne doit plus l’être ! Il faut déconfessionnaliser la chasteté, et redécouvrir la sagesse, simplement et profondément humaine, qu’il y a dans le fait de se garder, d’attendre, de faire coïncider don de soi, don des corps, engagement des cœurs dans la durée. Qu’on ose un discours moral qui dépasse la question de savoir si « on se protège ». Qu’on ose proposer d’autres modèles. Qu’on ose dire qu’il n’est pas nécessaire d’avoir « des expériences » à 15 ans, 16 ans, 18 ans, surtout à cet âge où il serait héroïque d’assumer une grossesse.  Dans certains états américains, ou pays d’Afrique comme l’Ouganda, l’Etat ose ce discours là. Et il est écouté.

[…] Aujourd’hui, les jeunes que je rencontre dans les lycées ne sont pas d’abord avides de savoir comment on met une capote ou d’avoir la pilule gratos. Ils veulent apprendre à aimer. Ils ont soif de sens. Et les jeunes filles qui subissent un avortement ne sont pas victimes du prix de la pilule ou de la crainte des parents. Mais bien de cette absence de vrai, de sens donné à leur sexualité."

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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23 commentaires

  1. à lire absolument :
    “Se passer de la pilule, c’est possible ! Les secrets d’une sexualité épanouie” (15€) de Benedicte LUCEREAU aux éditions de l’Emmanuel.
    Un livre grand public. Un livre sans tabou qui répond aux questions que tout le monde se pose sur la sexualité (désir, plaisir, continence, harmonie sexuelle), mais également sur l’efficacité d’une Planification naturelle familiale (place de la spontanéité, absence répétée d’un conjoint, etc.)
    L’appui de dizaines de témoignages.
    La voix de professionnels : conseillère conjugale et gynécologue.
    http://www.editions-emmanuel.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=244

  2. “Et ce n’est pas simplement un discours de curé. Ou plutôt cela ne doit plus l’être !”
    Néanmoins c’est bien le christianisme et le discours du curé qui a donné un sens à la chasteté, l’amour, le respect mutuel,la fidélité. Il ne faut pas avoir peur de le proclamer. Ne pas le dire me paraît tacticien et conjoncturel même si je comprends la bonne intention et je peux admettre qu’on y est recours pour ne pas “brusquer” les gens.
    En effet il me semble que dans la Rome antique et même actuellement dans certain(s) religion(s) religion(s).
    Néanmoins très beau texte de l’abbé Grosjean.

  3. Expériences vécues:
    jeunes femmes (au pluriel) 25 à 35 ans, célibataires, éduquées,socialement intégrées à des postes décisionnels rémunérateurs, ayant décidé (bien que “l’horloge biologique” tourne..) de mener une vie en apparence
    “libertine” ( en réalité, pas vraiment libertine, mais plutôt à la recherche d’un amour stable qu’elles ne parviennent pas à trouver, victimes des critères narcissiques qu’elles se fixent pour elles mêmes…).
    On pourrait croire, pour le moins, à l’utilisation d’une contraception efficace.
    Même pas!
    Pour quelle “raison”?
    Au prétexte que l’utilisation de préservatifs et pire encore de pilules contraceptives ou abortives “introduit des substances “non naturelles”, “non écologiques”, dans leur corps.
    Conséquence évidente: avortements à répétition, plus “naturels” sans doute(?) en tant que moyen de contraception….
    Je m’estime autorisé à penser que le problème est encore plus grave que grave:le culte de “l’estime narcissique de soi” et les foucades “naturalisto écologiques” qui tiennent lieu de “nouvelle religion” servent de raisons(!) à des pauvres petites filles “libérées”(!) mais tellement mal structurées.
    Il ne s’agit même pas de dogmes moraux, à ce stade d’inconscience, mais tout simplement d’une “armature” personnelle qui n’a pas été donnée….

  4. et contrairement à ce que pensent certains, ce n’est pas d’avoir ce discours exigeant qui videra les églises ; au contraire, quand je vais à l’église, j’attends que l’on me délivre un message exigeant et vrai ; et non un mielleux discours inconsistant du genre “tout le monde il est gentil”..

  5. Pratiquement toutes les pilules sont abortives, c’est à dire qu’elle n’empèchent pas l’ovulation ou la fécondation mais le nidification. Elles agissent comme les sterilets mais de façon chimique et non pas mécanique.

  6. Oui, d’accord sur le fond avec l’abbé Grosjean mais cela fait bien longtemps que la boîte à lettre de Monsieur Toutlemonde ou celle de Mademoiselle Touteseule ne reçoit rien de la part de sa paroisse!
    Il y a bien ces distributeurs de magazines à la sortie des transports en commun mais je ne crois pas qu’ils soient catholiques.
    Alors, ne soyons pas naïfs de vouloir appliquer à toute une population si diversifiée des préceptes qui fleurent le bon vieux temps durant lequel l’organisation de la société était totalement différente.
    [Nota : En 1940 la population française était à parité urbaine, déjà, et agricole; elle est de nos jours urbaine à 77 %.
    A cette même date nous comptions 4 millions d’exploitations agricoles contre 240 000 aujourd’hui pour environ 650 000 paysans.
    Des pays comme USA et Royaume-Uni par exemple sont à plus de 90 % d’urbanisation]

  7. Certes , mais tout cela été dit bien avant l’Abbé Grosjean notamment par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II et tout ceux qui le suivaient,de même par ceux même qui ne comprenaient pas ses visions prophétiques et qui n’avaient pas compris qu’il s’incrivait, certes avec une abnégation de circonstance, mais non moins avec Espérance, dans la tradition intangible de l’Eglise.
    Peut-être l’Abbé Grosjean veut-il nous signaler avec modestie que cela est davantage nouveau pour des “prêtres diocésains” , mais là aussi il y en a eu un nombre certain, bien que parfois si peu encouragés par nombres d’évêques, qui l’ont fait.
    Et c’est grâce à tous ces résistants de la première heure parmi lesquels il ne faut pas oublier les élus catholiques d’où qu’ils furent , certes rares et d’autant plus méritants, dans les partis autorisés à penser pour les autres, que nous avons aujourd’hui un solide socle constitué de défense.
    Et c’est bien pour cela que les résistants de la 25 ème heure ,qui sont les bienvenus, ne doivent pas chercher à écarter sous des prétextes mondains les premiers, comme le recommandait il y peu ici avec justesse Dominique Morin.
    Question subsidiaire: pourquoi le terme “prêtre diocésain”, un prêtre c’est un prêtre non ? cette formulation fait un peu marketing , non ?

  8. Il faut DECONFESSIONALISER la chasteté ??? !!!
    C’est incroyable d’entendre cela de la part d’un prêtre.
    Bien sûr, comme la justice, la tempérance etc., il existe une vertu humaine, naturelle. Et la chasteté est une vertu naturelle. Mais la grâce, précisément, vient augmenter la vertu naturelle : il y a une tempérance chrétienne, il y a une justice chrétienne, il y a une chasteté chrétienne ! Les dons du Saint-Esprit se greffent sur ces vertus.
    Dire qu’il faut déconfessionaliser la chasteté, c’est s’opposer frontalement à la grâce, au titre de la nature. Or, la nature seule ne tient pas, elle est blessée, elle a besoin de la grâce.
    Il faut donc prêcher non seulement les vertus humaines, mais d’abord et surtout les vertus chrétiennes. Il faut donc prêcher la chasteté chrétienne ! Il n’y a pas de chasteté naturelle qui tienne sans la grâce, sans la chasteté chrétienne.
    Sans s’en rendre compte, l’abbé Grosjean soutient une des pires hérésies qui soient : le naturalisme.
    Merci à Michel Janva de publier ce commentaire, même s’il va à l’encontre d’idées personnelles. Je ne fais que rappeler une vérité de foi.

  9. @ Bergstein :
    Le contexte de l’article aurait dû vous permettre de comprendre le sens de ma phrase, ou en tout cas de l’entendre dans un sens catholique.
    Si l’abstinence avant le mariage, la maîtrise de soi, etc… sont réservées aux catholiques, alors effectivement, jamais l’Ecole publique ou l’Etat dans ses campagnes de com’ n’accepteront d’en parler.
    Le respect de la vie, même dans le discours du pape, s’appuie avant tout sur la morale naturelle, et non sur des arguments confessionnels, permettant à tout homme de bonne volonté d’adhérer à ce discours. De même, les débats au parlement sur les questions de bioéthique ont montré l’importance de “déconfessionnaliser” l’argumentation, afin de montrer que celle ci peut être reçue par tous, et que nos députés n’étaient pas là pour défendre une loi religieuse, mais bien une éthique naturelle, et donc universelle.
    De même, il me semble aujourd’hui nécessaire de réapprendre le respect de l’amour, du couple, et de la sexualité. Quand je prêche dans mon église, je parle de la grâce et je la donne à travers les sacrements. Les chrétiens sont en ce sens encore plus formés, et privilégiés. Mais s’il s’agissait de proposer un nouveau style de campagne de communication de la part du ministère de la santé, les arguments religieux ne pourraient pas être exposés. Cela ne veut pas dire qu’on ne pourrait pas, pour autant, parler aux jeunes de “chasteté”, d’attente, d’engagement, d’une sexualité humanisée. En attendant qu’un jour, ils puissent croiser la route de l’Eglise qui leur donnera en plus la grâce ! …
    Bref, vous n’avez pas su voir la distinction entre une prédication ( des cathos, des prêtres parlent au monde ) et une campagne d’information gérée par l’Etat ou l’Ecole publique…
    Merci cependant de m’avoir donné l’occasion de préciser ma pensée, et de veiller ainsi à ma rectitude doctrinale ! 😉
    Abbé GROSJEAN

  10. à Monsieur l’Abbé Grosjean,
    Comment pouvez-vous dire que le Saint-Père “s’appuie sur la morale naturelle et non sur les arguments confessionnels” alors que lui-même s’est attaché à montrer l’indissociabilité des deux, voulue, a-t-il précisé par le Créateur ?”
    Cela a d’ailleurs été rapporté ici même sur le Salon Beige cette année.
    Du naturalisme décelé par Bergstein , vous me paraissez ainsi aboutir, naturellement, si j’ose dire à une sorte de relativisme,celui qui inspire, si l’on peut dire , en effet, “la com” dont le monde est saturé ,et dont la vanité parfaitement “déconfessionnalisée” pour le coup, n’est plus à démontrer.
    De grâce,rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, et en particulier tout ce qui touche d’aussi près à l’humanité.

  11. @ Sancenay :
    Vous vivez où ?
    Le ministre de la santé pourrait il s’opposer aux relations sexuelles précoces et multiples parce qu’elles sont des péchés mortels ? ou parce que la raison de tous peut comprendre qu’elle ne vont pas dans le sens d’un respect authentique de la dignité des personnes ?
    Voici ce que disait le Pape Benoît XVI, lors d’une allocution en décembre 2008 à la Commission Théologique Internationale (d’après la dépêche de zenit, du 5/12/08) :
    ” le pape Benoît XVI a insisté sur « la nécessité et l’urgence, dans le contexte actuel, de créer dans la culture et dans la société civile et politique, les conditions indispensables pour une pleine conscience de la valeur inaliénable de la loi morale naturelle ».
    « Grâce également à l’étude que vous avez entreprise sur ce sujet fondamental, on comprendra clairement que la loi naturelle constitue la véritable garantie offerte à chacun pour vivre libre et respecté dans sa dignité de personne, et pour vivre à l’abri de toute manipulation idéologique et de tous les abus perpétrés sur la base de la loi du plus fort », a déclaré le pape.
    « Etant donné son importance fondamentale pour nos sociétés, pour la vie humaine, il est d’autant plus nécessaire que ce concept soit de nouveau proposé et rendu compréhensible dans le contexte de notre pensée : c’est-à-dire le fait que l’être lui-même porte en soi un message moral et une indication pour les chemins du droits ».
    Le Catéchisme de l’Eglise catholique explique au n. 1954 que « la loi naturelle exprime le sens moral originel qui permet à l’homme de discerner par la raison ce que sont le bien et le mal, la vérité et le mensonge ».
    Le n. 1957 ajoute : « Présente dans le cœur de chaque homme et établie par la raison, la loi naturelle est universelle en ses préceptes et son autorité s’étend à tous les hommes. Elle exprime la dignité de la personne et détermine la base de ses droits et de ses devoirs fondamentaux ».
    Je cite donc le pape : “l’être lui-même porte en soi un message moral et une indication pour les chemins du droits”
    Je persiste à dire qu’une institution laïque comme un Ecole publique, un ministère, une administration, un parlement, pourrait s’appuyer là dessus pour oser proposer un progrès moral aux jeunes concernés.
    Moi, prêtre, je peux parler de péché mortel si vous voulez. Ceux qui me connaissent savent que je sais le faire quand il le faut. Mais ce n’est pas là dessus que pourront s’appuyer par exemple nos députés pour réclamer que l’éducation sexuelle dans les écoles ne favorise plus le vagabondage sexuel qui plus est précoce.
    Cordialement,
    abbé GROSJEAN

  12. A trolltetram
    Merci pour les jeunes femmes de 25 à 35 ans (dont je fais partie) qui n’ont pas encore réussi à “se caser” !
    On a pas forcément une vie libertine pour autant. Et on est assez nombreuses dans le milieu catholique aussi, vu qu’il y a beaucoup plus de femmes pratiquantes que d’hommes (eh oui le choix est limité passé un certain âge)
    Vous proposez quoi d’autre que de s’investir dans son boulot en attendant ? (ce qui n ’empêche pas de s’investir aussi dans la vie associative, paroissiale et d’avoir une vie spirituelle)
    Et puis franchement nous accuser de narcissisme c’est un peu chercher la paille dans l’oeil des ses voisines. Je peux vous dire que je ne compte plus les hommes célibataires catholiques qui recherchent une jeunette de 15 voir 20 ans de moins qu’eux. Et je passe sur l’immaturité de beaucoup d’hommes de mon âge, y compris chez les catholiques, rivés à leur playstation.
    Donc ce genre de jugement à l’emporte pièce vous pourriez éviter.

  13. @ Bergstein et Sancenay
    Je crois que vous faites un faux procès à l’Abbé Grosjean. Vous devriez lire “Amour et responsabilité” de Karol Wojtyla. L’ayant lu lorsque j’étais étudiant, j’ai été impressionné par l’étendue de ses connaissances de la physiologie humaine, de la médecine et de la philosophie qu’il met au service de la morale et de la théologie.
    Aucun sexologue n’a fait une analyse aussi pertinente et profonde de la signification même anthropologique de l’amour physique humain. Le problème est qu’ils ne le lisent pas parce que quand le livre a été publié l’auteur était déjà Pape et donc disqualifié d’office. Il y a pourtant un dernier chapitre intitulé “la sexologie et la morale”, et tout le livre est parfaitement lisible et acceptable par un non croyant. Il ne comporte d’ailleurs aucune référence biblique ou théologique. Ce n’est qu’une fois Pape qu’il a developper sa Théologie du Corps lors des audiances du mercredi, réunies sous le titre “Homme et femme il les créa”.
    Il n’y a aucun “naturalisme” ni “relativisme” chez JP II comme chez l’Abbé Grosjean, il y a juste des arguments qui sont à leur place et se complètent.

  14. @unecélibatairecatholique
    Sincèrement désolé de vous avoir vexé; je ne parlais que de faits réels, particularisés, et ne jetais aucune opprobre sur une “catégorie” générale qui serait celle des ” jeunes femmes éduquées etc…”.
    Je vous fais remarquer que je n’ai nullement évoqué des jeunes femmes “ne parvenant pas à se caser”: ce que j’ai observé, ce sont des jeunes femmes empêchées par elles mêmes( ainsi que par des modèles stéréotypés intériorisés qui les bloquent) de trouver une relation amoureuse qui les satisfassent….quitte à “traquer” d’urgence n’importe quel géniteur ” à peu près passable” lorsque l’âge avance.
    Deuxième point: j’estime- et même des non catholiques peuvent partager cet avis- que les IVG répétées, qui aboutissent finalement à tuer le fruit d’un désir (allez, à l’extrème, mettons même de côté l’aspect “vie humaine”)ne les laissent pas intactes; même les meilleurs “psys” s’y cassent souvent les dents : on ne joue pas impunément avec des forces de l’âme aussi profondes et constitutive de soi.

  15. Cher Monsieur L’Abbé Grosjean,
    Pour répondre à votre aimable question:
    “vous vivez où ?” ( hein Sancenay?)
    Comme un certain nombre de lecteurs du Salon Beige le savent, j’habite tout près d’une ville emblématique d’un symbole hautement “confessionnel” : le Sacré-Coeur, dont j’ai su appris récemment que vous n’aimiez pas, fait étrange, le voir figurer lors de la marche pour la vie.
    Cela qui m’a nécessairement navré pour nos jeunes assez nombreux qui l’arborent aussi légitimment que fièrement.
    Comme je l’ai clairement exposé sur notre site ami de Choisir la Vie.
    Et c’est cela, voyez-vous qui m’a invité à m’intéresser à votre conception de la “com”.
    Sur notre discussion :
    j’ai lu comme Bernstein, que vous parliez de l’éducation faite par tous “les éducateurs… parents en premier lieu , et l’Etat”, je vous cite.
    S’il ne s’était agit que de l’Etat laïc que nous connaissons, je ne vous aurais évidemment pas contesté.
    Je crois connaître et partager assez bien, pour la défendre inlassablement ici, la position constante de l’Eglise tout court et pas seulement “l’église dicoésaine” .
    A ce titre j’appréhende que si nos Papes successifs parlent volontiers de la morale naturelle, comme je le rappelle régulièrement ici à mon modeste niveau, , il n’excluent pas pour autant -comment pourraient-ils le faire en leur position de Chef de l’Eglise- “l’argument confessionnel, qu’ils incarnent de toute manière in personna Christi.
    Pour ce qui relève du domaine exclusif du prêtre que vous êtes et que, pour ma part, je respecte en tant que tel : ” parler -ou non – du péché mortel ” que vous évoquez, je me garderai bien d’avoir la moindre prétention à vous donner quelque conseil que ce soit.
    Il me semble que le Magistère est prévu pour cela, pour tous les prêtres, d’où qu’ils viennent.
    Que Dieu vous garde , “Padre” !

  16. à JCM,
    Soyons sérieux, l’ami où voyez-vous dans mon premier comme dans mon second post que je puisse imaginer un instant que Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II était “naturaliste” et relativiste”, j’ai bien trop d’estime et d’affection pour lui.
    Par ailleurs, ce n’est pas parce que je débats sans détours avec Monsieur l’Abbé Grosjean que je “lui fais un faux procès” quand bien même lui serait tenté d’en faire, au nom d’un synchrétisme un peu démodé, aux malheureux jeunes fiers de leur dévotion au Sacré-Coeur.
    bien à vous,

  17. @ Sancenay
    Vous imaginez bien , je l’espère, que je ne demande pas à des parents catholiques ou à des éducateurs catholiques de ne pas mentionner la grâce, le Christ, les vertus chrétiennes, les sacrements, dans l’éducation affective qu’ils peuvent donner. Je défendais le fait que des parents non catholiques ( ça existe… ), des éducateurs non catholiques ( ça existe aussi … ) et un état laïc pouvaient eux aussi parler de chasteté, d’attente, de maîtrise de soi, en s’appuyant sur la morale naturelle, qu’ils sont capables de discerner avec la raison… Comme le dit l’un des liseurs, j’ai eu l’impression d’un mauvais procès sur ce coup là. Mais je vous remercie, après tout, de m’avoir donner l’occasion de préciser ma pensée.
    Sur le 2è faux procès que vous entamez sur la question des Sacrés Coeurs affichés lors des marches pour la vie, on pourrait en discuter plus longuement un jour. Là encore, il faudrait définir le but, les finalités d’une telle manifestation publique, pour laquelle il y aura une répercussion médiatique. Il me semble opportun de réfléchir à ce qu’on montre, à ce qu’on dit, au coeur du message… à la façon dont il peut passer au 20h de TF1, car on ne descend pas dans la rue pour se faire plaisir : c’est bien une opération de communication, au sens noble du terme. Une manifestation n’est pas exactement un pèlerinage.
    Je pense d’ailleurs que c’est exactement la réflexion qu’a entamé et que poursuit le comité d’organisation. Ensuite, chacun peut avoir son approche de la question. Il me semble que cela reste du domaine de l’opinion libre…
    Cordialement,
    Abbé GROSJEAN

  18. A monsieur l’Abbé Grosjean,
    Eh bien , voyez-vous “Padre” je crains sincèrement que de “réflexion de stratégie” , en “stratégie de com” il risque de rester assez peu de place pour une authentique charité, cet élan du coeur, inspiré par le Coeur que l’on sait ( on ne le dira pas lequel , nous sommes lus par beaucoup de monde !) seul capable de renverser les sommets,atteints à présent, de la barbarie.
    Pourrait en témoigner l’accusation spécieuse de “faux-procès que vous vous appliquez à maintenir : de mon point de vue nous débattons , avec franchise et, je j’ose l’espèrer loyauté, comme je le fais toujours ici même.
    Pour autant je crois que la libre conviction de nos jeunes , placés hélas dos au mur , par des générations trop souvent irresponsables, si ce n’est coupables, face à la barbarie déferlante,et en dépit des agitations et autres précautions de langage mondain, est davantage estimable et respectable encore que “la libre opinion”, d’autant que ces jeunes sont parfaitement organisés pour éviter les “excès”, et notamment pour exfiltrer les provocateurs extérieurs.
    De plus, j’ai vu trop de chefs scouts et aussi, hélas , de chefs de chapitre , persécutés, je pèse mes mots, par autant de pharisiens “bien penchants”
    comme dirait un certain Giscard-très “accadémique”, très “JT de 20h”, pour le coup- qui leurs reprochaient coups de cheveux et rangeos( pourtant dans les deux cas d’un rapport qualité/prix judicieux pour les parents)pour apprécier ces approches présentées comme faussement consensuelles.
    On peut faire l’unité sur le principal, c’est à dire sur l’objectif choisi et assumé solidairement en toute intelligence, soit en toute raison et fidélité.
    Mais cela me paraît aussi étranger que vain que de vouloir l’imposer sur ou par l’accessoire.
    A mon modeste sens ,tout comme pour “l’habit” , qu’il soit “diocésain” , de style loubard, ou classique, “l’accessoire”, même fondé, ne fera pas nécessairement “le moine” pêcheur d’âme.
    Vous conviendrez que c’est l’adhésion parfaite au sacrifice du Christ et de nos martyrs qui seule peut le faire sans contestation possible.
    Car , sauf erreur de ma part, c’est bien de cela qu’il s’agit principalement , non ?
    Il ne s’agit tout de même pas de croire qu’en changeant de look, nous allons changer “la déontologie journalistique du monde “, non ?
    J’ai pour ma part croisé un sympathique hébreux coiffé d’une kippa: il ne me serait pas venu à l’idée que celle-ci déparait le défilé.
    Lui n’avait pas l’air gêné de cotoyer des drapeaux au Sacré-Coeur, des prêtres en clergyman ou en soutane.
    Témoigner , fût-ce au prix du sacrifice,
    c’est bien, face au tragique déferlement de la culture de mort, ce que nous invitent à faire Monseigneur Chaput et son Excellence Le Cardinal Georges, tous deux engagés de longue date ,et avec efficacité, dans le combat pour la Vie.
    En revanche, me ferez-vous la grâce de m’accorder que tel ne se comportent pas , objectivement ces exemplaires et propres sur eux élus , se présentant comme “catholiques” qui ont commis “l’exploit” de se faire porter pâle , lors du vote sur la bioéthique du 15 février dernier.
    Eux en effet,tous sexes confondus, si j’ose dire, se relookent assurément et refont leurs bruschings “tendance” afin , aussweiss de la trahison en main , passer effectivement au journal télévisé de 20 H heures pour y parler , à tort et à travers “en notre nom “avec le résultat que l’on ne sait que trop.
    Puis-je me permettre d’indiquer, à mon tour, à votre réflexion, Padre, que notre excellent ami, l’éminent Professeur Martin est lui passé sur Direct huit, sans chercher à adapter sa “com” ni refaire son brusching !Et pour autant je puis vous dire que cela a… décoiffé en terme de “com”!
    Telles sont les raisons de ma modeste , mais toutfois assez éprouvée, “libre opinion”, pour lesquelles je préfère nos jeunes à l’idéal pure aux “gargouiles” précitées, et autres faux prophètes.
    Il y a cependant bien des sujets actuels pour tester la pertience de votre “com”: le très violemment anti-chrétien “Hellfest”, subventionné précisémment au nom de la “libre opinion”.
    Le retour prochain devant le sénat des lois sur la “bioéthique”, et enfin la défense du Philippe Isnard,”vu à la télé” également sans pour autant avoir mis son drapeau dans sa poche.
    Toutefois, j’ai tendance à croire que ce ne sont pas des “com” de salon qui viendront à bout de ces sujets-là.
    Dès lors je vous souhaite bon courage si telle devait être réellement votre authentique vocation, ce que ,là encore je vous avoue avec franchise, je ne souhaite, ni pour vous-même, ni pour l’Eglise.
    Pax tecum ,Padre

  19. @ Sancenay
    C’est marrant votre incapacité à ne pas tout transformer en opposition frontale. Peut on sortir du binaire ?
    On peut parler morale naturelle, sans pour autant nier la grâce.
    On peut parler “communication” sans pour autant trahir le message, mais en le servant.
    On peut parler “habilité” ou “vertu de prudence”( comme l’évangile )sans pour autant renier ce qu’on est, ni la flamme de la jeunesse.
    Vos histoires de brusching sont idiotes. Caricaturer éviter de réfléchir ou de se remettre en cause.
    Je prends l’exemple du projet de loi sur l’euthanasie , qui a été repoussé au Sénat. Ce fut possible grâce à plusieurs démarches complémentaires. L’ADV a organisé des “coups” médiatiques, intelligents et bien faits, pro, faciles à reprendre par les médias, avec un message simple et efficace. Pendant ce temps là, l’aumônier des parlementaires s’activait en coulisse, rencontrant les uns, discutant avec les autres, faisant passer les messages. Trouvant les bons arguments pour convaincre chacun. En même temps, Mgr Vingt Trois, puis Mgr Barbarin, prenait position officiellement dans les grands journaux. Là encore, en mettant en avant non pas des arguments religieux, que seuls les catholiques auraient pu partager, mais la notion de dignité de la personne humaine, que tous doivent et peuvent recevoir. Tout cela était coordonné, réfléchi, habile, au service de la Vérité et du Bien commun. Communication, travail de fond, rencontres, visibilité… tout se complétait.
    Sans oublier la prière, des chrétiens, et de tant de communautés, pour assurer la fécondité de ces efforts.
    Je pense pour ma part qu’on a encore pas mal de boulot, nous cathos, pour apprendre à bosser ensemble, sans se laisser enfermer dans des querelles de chapelle. Sur ces questions d’éthique de la vie, justement, notre unité devrait être plus facile. Elle est nécessaire pour notre efficacité. Et cette unité permet que ce combat puisse prendre plusieurs formes possibles.
    Maintenant, si tout cela n’est que de la com’ de salon, eh bien… tant pis si vous le croyez vraiment , c’est dommage.
    Et écrire tout cela ne m’empêche en rien de m’occuper, d’encourager ces “jeunes à l’idéal pur”. Tout le travail d’un véritable éducateur est de les aider à “incarner” cet idéal peu à peu, dans un engagement réel et concret au service de la cité et de l’Eglise. Le risque étant d’en rester au rêve ou à l’idéalisme tendance “Signe de Piste”. C’est génial à 15 ans, c’est un peu moins génial à 20 ans, ça devient inquiétant à 30 ans. Ne pas perdre l’idéal qui nous fait vivre, tout en l’incarnant dans une fidélité quotidienne à un engagement, à des études, à un travail, à une vie de prière…c’est tout l’enjeu.
    Abbé GROSJEAN

  20. A Monsieur l’Abbé Grosjean,
    je crois que nous avons fait le tour de la question:
    lorsque l’on n’est pas d’accord avec vous on est “incapable” de dialoguer , les relations que l’on fait de vains comportements médiatisés constatés sont “idiotes” : voilà sans doute la forme “évoluée” comme on dit dans la langue de bois , n’est-ce pas, de la charité ? la courtoisie , vous ne connaissez pas davantage : “vous êtes où Sancenay?”
    Sachez enfin que pour ma part je ne suis pas un théoricien de la “com”, j’en ai fait dans divers domaine, et en particulier , avec queques succès enviés , pendant plus de vingt-cinq ans .
    Qaunt à la loi sur l’euthanasie : ce “succès” relève du domaine du rêve puisque vous devriez savoir si vous étiez un authentique défenseur de la Vie,davantage qu’un théoricien de la com,vous sauriez que l’euthanasie a été habilement légalisée par la Loi Léonetti de 2005 qui assimile par un tour de passe passe sémantique l’alimentation, l’hydration à des traitements.
    Alors continuez de rêver Padre,
    j’ai pour ma part fini de vous tendre la joue car si vous pensez que les arguments religieux ne peuvent toucher des non croyants (demandez ce qu’il en pense à Michel Onfray ou à votre excellent confrère Guy Gilbert) , c’est sûr que le “dialogue et l’écoute” ne suffiront pas.
    A Dieu Padre , sans rancune et que Dieu vous garde.

  21. @ Sancenay :
    je vous remets simplement ce que j’écrivais, en voulant être positif :
    “Je pense pour ma part qu’on a encore pas mal de boulot, nous cathos, pour apprendre à bosser ensemble, sans se laisser enfermer dans des querelles de chapelle. Sur ces questions d’éthique de la vie, justement, notre unité devrait être plus facile. Elle est nécessaire pour notre efficacité. Et cette unité permet que ce combat puisse prendre plusieurs formes possibles.”
    Sans doute ce sera un des défis que ma génération aura à relever, en essayant de garder ce que la vôtre lui aura transmis de meilleur…
    Pour le reste, les lecteurs du Salon Beige se feront leur avis, et tant mieux si nos échanges les auront fait réfléchir.
    Que Dieu nous garde, effectivement…
    Abbé GROSJEAN

  22. @ père grosjean
    Croyez-vous que nos frères, les chrétiens d’Orient, se préoccupent de leur “com” ?
    Nous devons évangéliser par l’exemple (par la charité dans nos actes), pas par la com du monde, cela est très différent, je regrette qu’un prêtre ne comprenne pas cette différence.
    Lorsque l’on voit la multitude des saints, on se rend bien compte qu’ils ne sont pas tous faits dans le même moule.
    C’est avec votre type d’idée, père Grosjean, qu’on arrive à des campagnes publicitaires du denier du culte, du genre de “donnez que diable!”……ben non merci, “pas envie” comme dirait OSS117, pas envie de donner, ni envie de me convertir (se disent les spectateurs d’une telle “com”)
    J’ai vu l’autre jour une jeune femme catholique qui portait le ruban rouge du Sidaction sur son col de chemise, sous prétexte sans doute de passer pour une catho pas coincée. En faites-vous autant sous prétexte qu’il faut faire une communication “positive” et “tendance”, qui “parle” au monde ?
    Il n’y a pas de place pour la com telle que vous l’entendez, dans la religion que je pratique, il n’y a de place que pour la charité, celle des catholiques, d’où qu’ils soient, et celle des hommes de bonne volonté, comme l’honorable Rabbin de la marche pour la Vie cité précédemment.
    Il y aura toujours parmi les catholiques quelques bcbg ou tondus ou jeunes « mythos », comme il ya aura autant d’autres catégories fashion à l’église. Et alors, cela fait partie du folklore français. Vous êtes vous-même trop français à vous faire une formalité de cela. Personnellement leur présence ne me préoccupe pas plus que cela,et je n’ai pas appris au catéchisme, qu’au moment d’entrer au Paradis, saint Pierre demandera aux jeunes mythos de retirer leur accessoires kakis ou encore aux jeunes skater de retirer leur addidas, “pour faire clean”.
    […]
    [L’abbé Grosjean écrit sous son vrai nom. Merci d’en tenir compte.
    MJ]

  23. à Monsieur L’Abbé Grosjean,
    L’intention nouvellement exprimée est louable , mais pour qu’il n’y ait pas de “querelles de chappelles”, il me paraîtrait avisé de ne pas stigmatiser ceux qui appréhendent leur foi, et pourquoi pas la liturgie, différement de vous, ce serait un premier bon exemple, secondairement on peut aussi tenir compte de l’expérience éprouvée des anciens , cela ne mange pas de pain.
    Pour ma part je n’ai jamais refusé, c’est une litote, de la partager mes convictions avec des croyants ou non de toutes sensibilités.
    Mais pendant ce temps là nos frères coptes et pakistanais meurent en martyrs , quel luxe que cette discussion, j’ai l’impression de m’épuiser en vain, ouvrez donc les yeux !

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