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France : Société

Pillages, blessés, interpellations, … le bilan de samedi

Pillages, blessés, interpellations, … le bilan de samedi

Lu sur Marianne :

Samedi 8 décembre, certains des blindés de la gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris étaient secrètement équipés d’un dispositif radical, qui n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours » : une réserve de liquide incapacitant. Selon nos sources, la pulvérisation de ce liquide sur une foule de gilets jaunes aurait été capable de « les arrêter net, mettant les gens à terre, même avec des masques ». Chaque engin aurait pu « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football… « Heureusement, que l’on n’en est pas arrivé là », ajoute cette source haut placée dans le dispositif policier. « L’autorité politique », comme le disent les fonctionnaires, aurait approuvé l’éventuel emploi d’un tel produit, qui n’aurait été utilisé qu’en cas de « débordement ultime ». Une sorte de « dernier rempart », utilisable sur décision politique… […]

Autre initiative policière restée cachée jusqu’à samedi matin, les fouilles préventives. Vendredi, les procureurs compétents, notamment aux péages de la région parisienne, avaient pris des réquisitions judiciaires autorisant les contrôles d’identité, invoquant les risques d’infractions liées à la manifestation sur Paris. Ces contrôles ont permis de saisir des objets potentiellement dangereux comme des boules de pétanque, des manches de pioche, ou d’autres signant la participation à un rassemblement, comme des masques de plongée. Résultat, samedi, Paris a battu son record de gardes à vue. Le dispositif initial permettant d’en absorber 800 a même été dépassé. Il y en a finalement eu 974 en région parisienne. Mais « seulement » 278 ont donné lieu à un déferrement judiciaire. […]

Le bilan de samedi est de 264 blessés dont 39 fonctionnaires. Un manifestant a eu une main arrachée à cause d’une grenade, une femme a perdu un œil sur les Champs-Elysées, vraisemblablement à cause d’un tir de flash-ball. […]

Autre constat, malgré les appels incitant à ne pas manifester à Paris, la mobilisation des gilets jaunes a grossi d’une semaine sur l’autre. […]

Autre constat, la province trinque. Saint-Etienne, Toulouse, Bordeaux notamment ont été le théâtre d’affrontements d’une rare violence. « Sur 150 unités, 50 étaient à Paris et cent en province », indique une source au ministère de l’Intérieur. Un tiers, deux tiers… Officiellement, pas question d’avouer que certaines zones avaient été dégarnies faute de troupes. […]

Le dernier constat concerne ce que certains policiers appellent la troisième mi-temps des manifestations de gilets jaunes : les pillages. Samedi soir à Paris, ils ont été « deux fois plus nombreux encore que ceux du 1er décembre », selon un policier de terrain. « Ce sont des petits groupes, pour la plupart de jeunes de banlieue, qui attendent la fin de la journée et la tombée de la nuit pour cibler des boutiques et se servir », se désole-t-il. De fait, les 90 mineurs arrêtés samedi à Paris l’ont tous été en flagrant délit de pillage, ainsi que bon nombre de « jeunes majeurs ». « Un gérant de bijouterie a tiré au flash-ball… Si ces pillages continuent, cela peut dégénérer », prévient ce policier, qui craint un « sérieux risque de bavure » de ce coté-là. « De toute façon, maintenant, on marche sur le bord d’un volcan », conclut-il. Jusqu’à quand ?

Libéré, un mineur se vante sur TF1 d’avoir participé au pillages et se dit prêt à recommencer samedi prochain :

 

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7 commentaires

  1. On commence enfin à identifier ceux qui ont profané l’Arc de Triomphe et dévasté le quartier des Champs-Elysées et de l’Etoile. Ce ne sont pas des Gilets jaunes, mais bien des racailles bénéficiant de toute la mansuétude judiciaire et policière. En contrepartie, on n’a pas hésité à faire des interpellations preventives sur des Gaulois qui avaient négligé de vider leur voiture de toute “arme par destination” (filtre de protection, caisse à outils, limes à ongles, cric, manivelle…). Un peu comme quand, tous les 6 mois, on procède à l’interpellation préventive d’une poignée de fascistes d’extrême droite préparant un attentat contre JUPITER ou l’un de ses affidés (on a déjà joué 3 fois cette scène), tout en nous expliquant qu’on ne peut faire la même chose chez les terroristes musulmans (dans ce cas, il faut attendre quelques dizaines de morts et de blessés pour lancer des enquêtes préliminaires placées sous le haut patronage de ST PADAMALGAM)…

  2. “Une réserve de liquide incapacitant …” : cette information, peu détaillée, est reprise massivement : J’aimerai qu’un lecteur un peu connaisseur nous en dise plus.

  3. On a aussi remarqué que les fameux blindés de la gendarmerie ne portent plus le drapeau français mais uniquement celui de l’UE…

  4. On a frôlé l’attaque chimique, encore un coup d’Assad ou des russes, c’est certain…

  5. Matraques, Grenades, lacrymogènes, canons à eau et blindés face à des manifestants désarmés…
    Tout cela ne fait qu’exacerber la colère de la population !
    On voit des blessés dignes de scènes de guerre c’est donc bien le gouvernement qui est d’une rare violence.

    M. Macron croit qu’il va encore nous embobiner en faisant son théâtre.
    Il ressemble de plus en plus à un acteur qui joue un rôle mais qui colle de moins en moins à son personnage.

  6. J’ai vu sur un blindé l’inscription ” european tanks” à côté de la couronne étoilée de la TS Vierge qui sert de drapeau à l’UE. Si quelqu’un peut confirmer avoir vu aussi cette inscription, nous aurions la certitude d’un comble de mépris de impôts.gouv.fr pour les Français: liquide incapacitant porté dans des blindés garnis d’inscriptions en langue étrangère! Ce gouv.fr qui de surcroît et sans “débat” signe à Marrakech un “pacte” indigne. Résistance à tout prix sinon la France va disparaître. Macron démission, dissolution etc….

  7. le ministre castaner avait pourtant proclamé que les manifestants seraient fouillés!
    on a tous vu des benallas casqués d’autres encagoulés avec des masques à gaz
    et des crs laissant faire , ne chargeant qu’après les dégradations, pillages et incendies comme cela est habituel dans les “banlieues”

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