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Médias : Désinformation

Petit dictionnaire médiatique

proposé par Robert Ménard, lors de son intervention à Polémia. Extraits :

R« Sulfureux »
C’est l’adjectif qui tue. Ça calomnie sans avoir besoin de justifier la calomnie.

« Autocensure »
Elle est liée à un état d’esprit généralisé. Les journalistes sont les premiers censeurs.

« Liberté d’expression »
Tous les jours je mesure les limites de la liberté d’expression. En France on a une vraie liberté d’expression… à condition de se battre pour ça. Le premier ennemi de la liberté de la presse, ce sont les journalistes, ce qu’il y a dans leur tête. La grande presse parisienne est toute d’arrogance et de suffisance pour tous ceux qui ne pensent pas comme elle.

« Débat »
Un certain nombre de gens ne veulent débattre qu’entre eux.

« Internet »
Internet est un instrument fabuleux de liberté : de voir, d’entendre, de lire des points de vue qu’on n’a pas les moyens d’avoir dans les grands médias. Donne plus facilement accès à des points de vue qui ne sont pas majoritaires. Oblige les journalistes à entendre des points de vue qu’ils n’entendraient pas autrement.

« Blogs »
Apportent plus sur les opinions que sur les faits. Plus utiles sur l’éclairage et le commentaire que sur l’information brute. J’y trouve d’autres points de vue, un son de cloche différent. Cela permet de penser à côté de l’endroit où tout le monde pense.

« Uniformes »
Que les médias soient à ce point uniformes cela ne vient ni des puissances d’argent, ni du caractère privé ou public de leur propriété, cela vient des médias eux-mêmes. Les journalistes pensent tous la même chose. Ils le font au nom des bons sentiments. La majorité des journalistes pensent qu’ils incarnent le bien, la justice, la justesse. Quand vous questionnez ce point de vue, vous êtes dans le camp des barbares, des salauds. Dès que vous mettez en question ce qui va de soi pour l’immense majorité, vous vous placez en dissidence. Le problème c’est l’homogénéité du milieu journalistique et la connivence. On ne pose pas de questions, ce qui exclut tout débat. […]

« Morale »
Dans leur majorité les journalistes ne diront pas d’un propos qui leur déplaît « ce n’est pas vrai ». Ils vont dire « c’est choquant ». Ils ne vont pas dire « tu as tort », ils vont dire « comment oses-tu dire cela ? ».

« Courage »
Comment sortir du conformisme des médias ? Il y a un mot, cela s’appelle le courage. La vertu qui nous manque, c’est le courage. Des journalistes intelligents, j’en connais plein. Mais les gens intelligents et courageux, c’est rare."

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5 commentaires

  1. Sur l’échelle du courage, où mettrons-nous respectivement Reynouard, Faurisson et …Ménard ?

  2. Tout le monde n’est pas obligé d’être un dissident comme M. Faurisson… pour la bonne raison que tout le monde ne partage pas son point de vue.
    M. Ménard a tout de même le courage d’avoir quasiment tout abandonné pour se consacrer à l’expression de son point de vue politiquement incorrect sur de nombreux sujets. Ce n’est pas facile, quand on est un journaliste reconnu, célèbre, de quitter ainsi le milieu pour en recevoir des insultes…

  3. M. Ménard a eu du courage et de la logique, ce qu’il demandait autrefois et à l’étranger, alors qu’il était plutôt gauchisant, il le demande aussi maintenant pour ceux qui ne sont pas de son bord politique. C’est bien même si l’on peut ne pas être tout à fait d’accord avec son analyse et que le nerf de la guerre de beaucoup de conformistes journalistes c’est malgré tout l’argent et leur gagne pain. Même si bien sûr ils sont tellement formatés et pour ne pas avoir trop honte d’eux (que ferions nous à leur place surtout si l’on est chargé de famille) quand ils se regardent devant la glace, ils préfèrent ne pas voir les choses ainsi. Les héros en tous temps sont très très peu nombreux, mais il n’en faut que quelques uns pour donner du courage aux autres.
    Bravo donc à M. Ménard mais aussi à des journalistes, eux de droite depuis toujours, qui depuis des décennies mènent un combat disproportionné sans faiblir et qui sont moins connus.

  4. Bien remarquer que si Ménard apprécie modérément que certains de ses confrères le qualifient de “sulfureux”, lui se gargarise des mots “extrême-droite”, ceci valant bien sûr d’abord pour celui qui l’a invité et est à côté de lui. Dans son esprit, ses confrères doivent comprendre qu’il n’est pas entièrement mauvais, puisqu’il ne cesse de dénoncer “l’extrême droite”. Cela rappelle Ivan Rioufol, qui a toujours soin d’employer le mot “élite” pour désigner l’oligarchie, apparemment pour pouvoir garder sa place. L’élite bien payée travaillant pour le pouvoir n’est pas le pouvoir, et le pouvoir n’a pas besoin d’être de l’élite, il lui suffit de pouvoir se la payer.
    Monsieur Ménard, si un jour vous êtes gravement agressé physiquement, ou si vous faites quelques mois de prison, nous verrons bien si, à la suite, vous faites partie de l”extrême courage”. Maintenant, c’est encore un peu tôt pour juger. Mais soyez rassuré, nous ne vous souhaitons que du bien.

  5. Un peu de courage, pour casser la sphère endogamique et repliée sur elle-même qu’est le monde journalistique.

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